♬ Chant d'un cygne à une étoile ♬ - Baradon

Ode de Sire Baradon dédiée à son épouse Wilwarin

Refrain:
Dans la cité pleine de mille et une voiles
Est un cygne amoureux de femme des étoiles.
Elle a ravi son cœur et veille sur sa nuit,
Pour son plus grand bonheur, son éclat l’éblouit.

Aux sons doux et salés, les embruns caressaient
Le plumage embruni de cet oiseau maudit.
L’amour l’avait quitté et de sombres pensées
Envahirent son cœur, le laissant dépéri.

Les étoiles dit-on sont des êtres mouvants,
Qui éclairent la nuit de leurs cœurs scintillants.
Ce bel astre veillait le royaume d’Ulmo,
Et guidait tout navire en arpentant les flots.

Désireux de voguer vers l’Horizon clément,
Le cygne de chagrin poussa un dernier chant.
L’étoile l’entendit là-haut au firmament
Et déchira le ciel d’un accord larmoyant.

Par cet appel émue elle approcha un peu,
Et versa dans la mer plusieurs larmes de feu,
Qui tombèrent bientôt près du cygne mourant,
Flots de l’âme d’un astre au cœur compatissant.

Refrain

La belle apparut donc à l’oiseau ébahi.
Le jeune jouvenceau mire l’étoile chue.
Leurs regards se croisant, il demeure interdit,
Leurs destins se mêlant à cette simple vue.

La mer est en émoi, le ciel est agité :
Un cygne n’est pas mort, un astre est retombé.
Les deux cœurs esseulés qui se sont rapprochés
Provoquent le courroux des Stellaires bien nés.

Il n’est pire blasphème ! Un astre qui déchoit !
Un cygne malheureux moitié d’un chevalier,
Une étoile ne peut faire en amour ce choix.
Les Cieux en leur courroux vont les amants châtier.

L’amour donne du cœur au jeune damoiseau.
Il se veut le rempart contre tous les dragons,
Les Hydres, Léviathans envoyés en légions,
Que le ciel outragé a fait sortir des eaux.

Refrain

Pour elle, il eut occis tous les monstres des mers,
Oisillon devenu chevalier et héros ;
Si elle ne les charmait de ses yeux, de ses airs,
Cerbères devenus chiens faisant les beaux.

Pantelants et surpris ces tueurs délétères,
Devant tant de tendresse et courage mêlés
S’agenouillent soumis, à leur tour la vénèrent,
Les éléments conquis s’en trouvant apaisés.

Ils bénirent bientôt l’homme et son voilier:
Sans perdre leur étoile, ils ont un chevalier !
En dévoué sigisbée, il n’a qu’un seul défaut :
Devant sa tendre aimée, il ne souffle plus mot !

Refrain final: Dans la cité pleine de mille et une voiles
Est un cygne amoureux de femme des étoiles.
De leurs tendres amours, Dol Amroth très bientôt
Pourra s’enorgueillir de jeunes jouvenceaux.

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arts/chansons/baradon/chant_d_un_cygne_a_une_etoile.txt · Dernière modification: 15/12/2016 11:39 par Baradon
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