Cavale au Palais – Chiara Cadrich

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Une lune pâle traversait les nuages,
Haute Meduseld illuminait les abords
Du bourg blotti dans le giron du Château d'Or.
La marée de brumes baignait ses pâturages.
.o.
Rebelle reposait, son âme noble et sage,
Sur le drap coulaient ses souples boucles d’ivoire.
La Belle rejetait son destin, fors la gloire,
Chevauchant le rêve d’un honneur sans féage.
.o.
Mais quelque silhouette avançait claire-obscure,
Sombre robe luisant d'une force cachée,
Bafouait la gloire des imposants piliers.
.o.
Alertée en songe, cinglait la vierge dure,
Glaive au clair en défi sous une froide lune,
Rappelant son Roi, de l'ombre des symbelmynes.
.o.
Un pas obsédant insinuait sa menace.
Le spectre gris exhalait de lugubres pleurs.
Les rais d’or du faîte perdaient toute lueur,
Dans les couloirs glacés de la royale place.
.o.
Haletant au seuil de l’adorable endormie,
Grimaçait un masque blême de convoitise.
Violant la tiédeur de la chambre soumise,
Sa serre suintante répandait l’infamie.
.o.
Quand hennit soudain le fidèle Meara !
Sa robe d’acier impétueux égara
L'horreur impie, tapie au chevet de la Belle.
.o.
A peine la garde alertée aperçut-elle
Un lambeau de blême pénombre poursuivi
Par le spectre d'un gris destrier en furie.
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arts/poemes/cadrich_chiara/cavale_au_palais.txt · Dernière modification: 17/01/2017 22:46 par Dαεrοη
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