La valse de Yávië et Quellë – Daeron

Yávië débutant, qu'il est doux de goûter
Aux charmes luxuriant de nos belles forêts.
S'éloignant prudemment par un étroit chemin,
Nous pénétrons sous cette canopée jaunie,
Formant un doux halo de lumière d'airain.
Quelques feuilles brunies se déposent sans bruit,
Au milieu des taillis tout de vert habillés.
D'autres hésitent un instant, mais le vent lentement
Les fait virevolter avant de se poser,
Dans l'allée contournant les hêtres endormis.
Auprès d'eux, à l'abri sous un touffu tapis,
Les bolets savoureux attendent patiemment,
Qu'une main très agile, contemplant leur beauté,
Ne les cueille en passant. À midi le soleil
Transperce la futaie de ses rayons dorés.
Il est temps de rentrer, avec en sa corbeille,
Ces trésors sylvestres, par Quellë apportés.de tout mon long, les yeux dans les étoiles,
Je te cherche chaque soir ma belle Wilwarin.
Mais voilà bien longtemps que tu as mis les voiles
Tout comme cette femme à la voix cristalline.

Ma Wilwarin tu étais mon univers ;
Celui que je mirais esseulé chaque été.
Aujourd'hui cette belle histoire reste derrière
Comme toi, c'est ma passion qu'elle a déserté.

Je l'aimais cette femme comme je t'aime ma Wilwarin ;
Je dois tourner la page et reprendre ma route.
J'aurais voulu, encore, dans ta sombre vitrine,
T'admirer, ressassant ma tristesse et mes doutes.

Voir aussi sur Tolkiendil

 
arts/poemes/daeron/la_valse_de_yavie_et_quelle.txt · Dernière modification: 23/09/2017 13:58 par Maglor
Partager sur
Nous suivre sur
https://www.facebook.com/Tolkiendil https://www.twitter.com/TolkiendilFR https://plus.google.com/+Tolkiendil http://www.youtube.com/user/AssoTolkiendil
Tolkiendil - http://www.tolkiendil.com - Tous droits réservés © 1996-2017