Fingolfin et Morgoth – Divitiac

Cet élément a été publié dans le Calendrier Tolkiendil 2011.

 Calendrier Tolkiendil 2011

Citadelle encre nuit et que l'acier couronne,
Morgoth, qu'ensevelit le sable de ses armes ;
Fingolfin que blanchit la fureur de ses larmes,
Spectre d'argent farouche et que l'azur blasonne.

Dans de noirs corridors monte un aigre vacarme,
Cri affreux d'une trompète amère : quand résonne
Le silence en écho, lourd d'attente et d'alarmes,
Et que son souffle ancien se fatigue :
Il s'étonne

De craindre et de trembler, ce guerrier formidable
Chez qui la déraison a grandi sans partage ;
Et sur son bouclier obscurci de nuages
Brillent les éclairs froids de Ringil.
Mais le sable

Voile bientôt l'azur, le fracas de l'orage
Gagne en exactitude : et le colosse accable
Le Grand Roi. Grond, immense et dédaigneux, ravage
Une lice empoissée d'un sang abominable.

La lumière trois fois fut mouchée, et trois fois
Rejaillit – mais plus pâle, et plus froide, engourdie :
Pauvre bougie noyée qui chancelle et gémit…
Et Morgoth foule aux pieds sa moribonde proie.

Il pleuvait sur la plaine une cendre tiédie.
Ard-Galen… Tu mourrais, toi aussi, mais narquois,
De ta mort arrogante et vain qui sourit :
Citadelle encre nuit, tu marches de guingois.

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arts/poemes/divitiac/fingolfin_et_morgoth.txt · Dernière modification: 15/07/2012 14:05 par pas31
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