Le corbeau et la rose - Julien

Je rêvais d’un pays, d’une lande déserte
Sous la pluie, sous le vent, recouvert d’herbe verte
Et je vis là gisant mille tombes de pierre
Où le chant des corbeaux fait si triste prière.
Lors passait un vieillard qui de gris habillé
Portait sur son épaule un corbeau noir de jais;
Le prenant pour la Mort je m’enfuis devant lui
Mais sa main me retint au profond de la Nuit.
Soudain jaillit sa voix me soufflant à l’oreille:
« Ami je suis Gandalf, j’ai pour toi des nouvelles
Écoute le corbeau qui sur ta main se pose ».
Il me fit don du temps, il me fit don du sang
Avant de s’évanouir dans le rêve et le vent;
Or quand j’ouvris ma main apparut une rose.

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arts/poemes/julien/le_corbeau_et_la_rose.txt · Dernière modification: 27/11/2015 13:32 par Baradon
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