Au long de l'Anduin - Nicolas Ricci

Au long de l'Anduin
Fraîches sont les berges,
Brumeuses d'une pluie fine.

L'aurore, voilée de platine,
Se lève et immerge
De sa rosée les branches églantines.

Alors que la chaleur de Laurelin
Absorbe la fraîcheur de Telperion,
La vie s'éveille, au long de l'Anduin ;

Baignée d'une fine bruine,
Qui peu à peu rayonne,
Puis s'évanouit dans la vapeur matine.

Le vent s'apaise maintenant,
Alors que Manwë nous contemple
En nous offrant cet instant.

Au fleuve devenu torrent,
À sa source les animaux s'abreuvent,
Et les oiseaux volent en chantant.

Près de la forêt s'éclaircissant,
Il coule et devient plus ample,
Au creux de la vallée il s'étend ;

Son courant emporte, puissant,
La vie ; Que nul ne s'en émeuve,
Car la mer garde ces esprits renaissants ;

D'une nouvelle flamme, liquide,
Ils poursuivent au long de l'Anduin
Une existence de douleurs et de liesses.

Alors que la journée passe,
Que Laurelin se couche,
Telperion revient et les berce

De sa lumière argentée.
La lune scintille au long de l'Anduin,
Aux berges fraîches d'une pluie fine,

Au lit brillant de la plus pure clarté.

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arts/poemes/ricci_nicolas/au_long_de_l_anduin.txt · Dernière modification: 26/04/2009 04:06 par amra
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