Chant bruissant pour les ents - Émilie Vanderhulst

Un Ent (© John Howe)

Car à grands pas, une nuit ils ont fait ce chemin
De leurs racines craquelées faisant rouler les pierres
De la fontaine basse à l’étang bleu lointain
Dans les ronces des sentiers et la brise légère.

S’avançant, s’avançant, grande forêt bruissante
Presque touchant alors les hauts cieux impalpables
Des branches qui sont leur bras, de leurs têtes pensantes
Rendues grises de lichen par leur âge vénérable.

Que le murmure est sourd et que leur verbe est lent.
Ces gardiens mis en rage par le bris de leurs arbres.
Car l’Ent si il bouge il le fait rarement
Saroumane regrettera de n’y avoir pris garde.

Par des contrées sèches et des terres argileuses
Ils ont cheminé à la lenteur des siècles.
Mais leur race a tari après ces aventures
Pour finir à jamais sans épouses ni Entures.

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arts/poemes/vanderhulst_emilie/chant_bruissant_pour_les_ents.txt · Dernière modification: 11/08/2017 13:35 par Zelphalya
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