Lúthien Tinúviel - S. Veyrié

Lúthien (© Anke Eissmann)

Dans le feuillage de son arbre,
Elle veille,
Lúthien Tinúviel.
Tous les rossignols
S'émerveillent
Sifflant dans la nuit, dans les ombres.

Ils crient « Tinúviel, Tinúviel !
Tu es triste,
Terriblement triste.
Ton sanglot est vaste
Et altruiste.
Pour toi nous chantons face au ciel ! »

Elle les entend, elle pleure.
« Oh, merci ! » Dit-elle en son cœur.
« D'eux je suis la sœur.
Ô mère, si
J'étais oiseau, une des leurs ? »

La Divine, reine de Doriath,
Répondit.
« Ô chair de ma chair
Ne sois pas amère.
Maladie
D'amour demande trop de hâte.

Patiente. Ton destin m'est obscur.
N'oublie pas :
J'ai su m'abaisser,
Mais sans y laisser
Mes appâts. »
Vint le silence, sous les ramures.

Car les rossignols s'étaient tus
Dans le bois
Et la voix s'y était éteinte.
Elle sentit l'étreinte
De son choix.
Elle rit. « Lúthien est têtue,

Tout comme le roi et la reine. » À ce rire,
Les oiseau reprirent,
Sentant son plaisir.
Et de dire :
« Je m'en vais retrouver Beren ! »

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arts/poemes/veyrie_s/luthien_tinuviel.txt · Dernière modification: 01/11/2012 17:21 par Zelphalya
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