Mounds of Mundburg

Original par J.R.R. Tolkien

We heard of the horns in the hills ringing,
the swords shining in the South-kingdom.
Steeds went striding to the Stoningland
as wind in the morning. War was kindled.
There Théoden fell, Thengling mighty,
to his golden halls and green pastures
in the Northern fields never returning,
high lord of the host. Harding and Guthláf
Dúnhere and Déorwine, doughty Grimbold,
Herefara and Herubrand, Horn and Fastred,
fought and fell there in a far country:
in the Mounds of Mundburg under mould they lie
with their league-fellows, lords of Gondor.
Neither Hirluin the Fair to the hills by the sea,
nor Forlong the old to the flowering vales
ever, to Arnach, to his own country
returned in triumph; nor the tall bowmen,
Derufin and Duilin, to their dark waters,
meres of Morthond under mountain-shadows.
Death in the morning and at day's ending
lords took and lowly. Long now they sleep
under grass in Gondor by the Great River.
Grey now as tears, gleaming silver,
red then it rolled, roaring water:
foam dyed with blood flamed at sunset;
as beacons mountains burned at evening;
red fell the dew in Rammas Echor.

Théoden (© John Howe)

Par Thibaud Mercier

Nous avons entendu la tempête des cors
Sonnant furieusement des frontières du Nord,
Et l'écho des épées de la bataille rude
Brillant dans les montagnes des royaumes du Sud.
Les destriers partirent d'une belle foulée
Vers la Pierrelande, et cette chevauchée
Fut comme le grand vent dans le sombre matin.
La guerre était alors, telle un chaos d'airain,
Allumée et grondante au siège de la Tour.
Là, tomba Théoden à la levée du jour,
Théoden le Thengling valeureux et puissant,
Se dressant contre l'Ombre ; le vaillant combattant,
Qui à ses terres fraîches et ses verts pâturages
Et ses salles dorées brillant sous les nuages,
Dans les contrées du Nord, las ! Jamais ne revint ;
Haut seigneur de l'armée, debout jusqu'à la fin.
Harding comme Guthlaf, Dunhere et Deorwine,
Herefara et Herubrand, dans les collines
Combattirent longtemps ; ils tombèrent là-bas
En ce pays lointain dans de rudes combats.
Aux Tertres de Mundburg en grand honneur ils gisent,
Avec leurs compagnons reposant dans la brise,
Avec les grands seigneurs du valeureux Gondor.
Ni Hirluin le Beau, homme puissant et fort,
À ses belles collines près de la vaste Mer,
Ni Forlong le Vieux à ses vallées si chères,
Jamais en leur pays ne purent revenir ;
Ni Derufin et Duilin que les ombres prirent,
Des lacs de Morthond les majestueux archers,
Aux si obscures eaux de leurs lacs ombragés.
La mort au gris matin et au roux crépuscule,
A l'heure où le destin, semblable à la bascule,
Chancelait, prit les grands ainsi que les petits ;
Depuis bien des années et encore aujourd’hui,
Sous l'herbe des collines de Gondor ils sommeillent,
Près du triste Grand Fleuve scintillant au Soleil ;
Aujourd'hui aussi gris que les larmes d'antan,
Rouge coulait alors son flot si rugissant,
L'écume se teintait de sang, et flamboyait
Dans le soir et le feu où tous ils combattaient,
Dans le gris Pelennor et le vaillant Gondor ;
Rouge tomba la rosée dans Rammas Echor.

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arts/traductions/sda/livre5/the_mounds_of_mundburg.txt · Dernière modification: 31/03/2009 09:27 par manthanomenos
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