Brandir

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Dates465 – 499 1A1)
495 - 499 1A2) : Sixième Seigneur des Haladin
RaceHommes
GroupePeuple de Haleth
Surnomsl'Infirme
PèreHandir
MèreBeldis
SourcesCLI 1 - Narn i Hîn Húrin
HomonymesBrandir, petit-fils de Bregor
« Et ils le soulevèrent avec révérence et l'amenèrent jusqu'à Ephel Brandir : et Brandir, venant à leur rencontre, s'étonna fort de cette civière qu'ils portaient ; et retirant la couverture, ses yeux rencontrèrent le visage de Túrin fils de Húrin, et une ombre envahit son cœur. » Contes et légendes inachevés : le Premier Âge - Narn i Hîn Húrin

Brandir était le seul fils de Handir, et il lui succéda à la tête des Haladin à sa mort, en l'an 495 du Premier Âge, bien qu'il ne fût guère fait pour cette tâche à cause de son tempérament plutôt pacifique et de sa jambe cassée étant enfant qui le faisait encore boiter. En 496, il recueillit à contre-cœur Túrin, revenu de Dor-lómin à la recherche de Finduilas, bien qu'il pressentait que ce dernier amènerait la ruine sur le Peuple de Haleth. Dans la même année, Nienor Níniel, ensorcelée par Glaurung arriva en Brethil, où personne ne la reconnut. Elle fut accueillie par Brandir, qui la soigna et commença à l'aimer. Mais son cœur à elle était tourné vers Turambar. Brandir lui apprit qu'il s'agissait en réalité de Túrin, fils de Húrin, ce qui ne changea rien à ses sentiments, du fait du maléfice de Glaurung qui l'avait rendue amnésique. Finalement, Turambar épousa Níniel au printemps 498, et si tout Ephel Brandir se réjouissait de ce mariage, Brandir seul s'inquiétait.

«  Et la joie de Níniel fut grande en vérité, et elle lui engagea sa foi, et au solstice d'été, ils se marièrent ; et les forestiers firent un festin magnifique, et ils leur donnèrent une belle maison qu'ils avaient construite pour eux sur les pentes d'Amon Obel. Et là il vécurent heureux ; mais Brandir était inquiet et l'ombre s'épaississait, qui lui grevait le cœur. » Contes et légendes inachevés : le Premier Âge - Narn i Hîn Húrin

Peu à peu, Turambar prit l'ascendant sur Brandir : plus charismatique et meilleur combattant, il gagna l'affection des Haladin, et lorsqu'il apprit que Glaurung s'approchait de Brethil, il se proposa d'aller le tuer. Mais Níniel ne pu se résoudre au départ de son époux pour une mort quasi certaine et décida de le suivre. Brandir, désespérément amoureux, l'invita à fuir avec lui, mais Níniel le repoussa et appela le Peuple de Haleth à la suivre vers Cabed-en-Aras, ce que de nombreuses gens firent mais à distance, face aux prédictions de désolation en cas d'échec de l'entreprise de Turambar. Brandir, voyant que ses propres conseils, qui invitaient à la discrétion, étaient ignorés, sinon méprisés, brisa son sceptre, symbole de son pouvoir, et se résolut à suivre son amour à Cabed-en-Aras.

« Lorsque Níniel et tous les autres furent partis, Brandir dit à ceux qui restaient : « Voyez donc comme je suis bafoué ; et de mes avis il n'est tenu aucun compte ! Que Turambar devienne votre seigneur en titre puisqu'il s'est déjà approprié tous mes pouvoirs. Car ici même je renonce à ma seigneurie et à mon peuple. Que personne, jamais plus, me vienne solliciter de lui prodiguer mes conseils ou mes soins ! » Et il brisa son sceptre. » Contes et légendes inachevés : le Premier Âge - Narn i Hîn Húrin

Là, elle, et Brandir, qui la suivait, apprirent de la bouche du Glaurung agonisant, qu'elle était la sœur de Turambar. À cette nouvelle, elle se jeta dans les eaux du Teiglin, malgré les suppliques de Brandir. Celui-ci, fortement ébranlé par la mort de Níniel, fit demi-tour vers Ephel Brandir. En chemin, il rencontra Dorlas, qui avait accompagné Turambar mais avait fui, et encore ivre de rage et de peine, Brandir le tua, le considérant comme responsable de la mort de Níniel. À Ephel Brandir, il conta le décès du Dragon, et ceux de Níniel et de Turambar, qu'il croyait aussi mort.

« Ils vinrent en Brethil, apportant l'ombre de leur noir destin. Et leur destin ici même s'est accompli, et cette terre sera à jamais prisonnière du chagrin. Ne l'appelez plus Brethil, ni la terre des Halethrim, mais Sarch nia Chîn Húrin, la Tombe des Enfants de Húrin ! » Contes et légendes inachevés : le Premier Âge - Narn i Hîn Húrin

Aussi, lorsque Turambar retrouva finalement ses esprits et rentra à Ephel Brandir, le peuple se tourna contre Brandir, et tous l'accusèrent d'avoir menti. Et lorsque Brandir déclara à Turambar que Níniel était en fait sa sœur, celui-ci, plein de colère contre son destin qui le rattrapait finalement, le tua.


 
encyclo/personnages/hommes/1a/peuple_de_haleth/brandir.txt · Dernière modification: 06/11/2010 20:13 par beren
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