Introduction aux Cirth

 Trois Anneaux
Daniel Smith
traduit de l’anglais par Damien Bador
Notes de lecture : En tant que présentations ou compilations, ces articles sont les plus accessibles à tous les lecteurs. Aucune connaissance sur J.R.R. Tolkien n’est requise.

L’Histoire et le développement des cirth

Voilà plusieurs décennies, lorsque J.R.R. Tolkien écrivit sa série de fantasy Bilbo le Hobbit et le Seigneur des Anneaux, il décrivit des races d’Elfes, de Nains et d’Hommes possédant une riche histoire, chacune avec leurs langues et leurs cultures. Très tôt dans leur histoire, elles inventèrent des alphabets pour mettre leur langue par écrit. L’un des plus anciens était écrit avec des plumes ou des pinceaux. Il s’appelait les tengwar. Les tengwar étaient un système d’écriture très flexible, qui fut aisément adapté par de nombreuses races de Terre du Milieu pour leurs propres langues. Le seul défaut des tengwar était la difficulté qu’il y avait à les utiliser pour des inscriptions sur le métal, la pierre ou le bois.

Au cours du Premier Âge, les artisans elfiques de Beleriand développèrent un alphabet informel qu’ils utilisaient pour représenter la langue sindarine. Cet alphabet devint connu sous le nom de cirth (signifiant : « runes »). Les lettres des cirth étaient presque exclusivement faites de lignes droites qui pouvaient aisément être incisées dans des surfaces dures. Les Elfes utilisaient les cirth uniquement pour des inscriptions gravées. En Terre du Milieu, l’alphabet des cirth remplit le même rôle que les runes germaniques, nordiques et anglo-saxonnes de notre histoire.

Angerthas Daeron

A la fin du Premier Âge en Beleriand, Daeron, Ménestrel et Maître du Savoir du Roi Thingol de Doriath, organisa les cirth en ce qui fut connu sous le nom d’Angerthas Daeron. L’alphabet de Daeron était originellement utilisé par les Elfes Gris, les Sindar de Beleriand. Plus tard, les Elfes Profonds (Ñoldor) d’Eregion adoptèrent les cirth et rajoutèrent plusieurs runes supplémentaires au système. Ces lettres additionnelles étaient utilisées pour représenter des sons qui n’existaient pas en elfique sindarin, mais se trouvaient dans les langues d’autres peuples vivant dans ces régions. L’Angerthas Daeron était principalement utilisé pour les inscriptions gravées. Pour la plupart des autres formes de communication écrite, les tengwar étaient utilisées.

Angerthas Moria

Au début du Deuxième Âge en Eregion, les Nains découvrirent les runes elfiques des Ñoldor. Ils modifièrent celles-ci pour les adapter aux besoins spécifiques de leur langue, le khuzdul. Les Nains diffusèrent cet alphabet révisé en Moria, où il fut connu sous le nom d’Angerthas Moria (signifiant : « Les longues lignes de runes de Moria »). Les Nains utilisaient les runes de façon intensive, et développèrent des formes gravées et écrites à la plume. Ils répandirent leur alphabet partout où ils allaient en Terre du Milieu. Des variation de l’Angerthas Moria étaient aussi utilisées par d’autres races pour leurs langues, comme par exemple pour le westron, une langue humaine.

Angerthas Erebor

Au début du Troisième Âge, les Nains furent chassés de la Moria. Certains émigrèrent aux Montagnes Grises, certains aux Collines du Fer et d’autres vinrent à la Montagne Solitaire, Erebor. Les Nains d’Erebor modifièrent les cirth une fois de plus. Plusieurs lettres revinrent à leurs valeurs phonétiques originelles de l’Angerthas Daeron. Ils ajoutèrent aussi un certain nombre de caractères supplémentaires

Sources

Voir aussi

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langues/ecritures/cirth/introduction_cirth.txt · Dernière modification: 13/09/2014 09:23 par Druss
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