Les Sarati - Utilisation en quenya

 Trois Anneaux
Måns Björkman
traduit de l’anglais par Pascal Burkhard
Articles de synthèse : Ces articles permettent d’avoir une vue d’ensemble du thème traité mais ils nécessitent une bonne connaissance des principales œuvres de J.R.R. Tolkien.
  • Langue des exemples : anglais
  • Exemples : R17, R17a, R17c

Introduction

La source principale de cette valorisation est R17, elle y est appelée « utilisation en qenya des caractères et de l’alphabet de Rúmil »1). Elle y est décrite comme étant « l’application spéciale au qenya » par opposition à la « Forme phonétique » décrite dans le même document (voir la Forme phonétique).

On trouve dans R15 un système similaire. Par comparaison avec R17, cette source donne des valeures phonétiques différentes pour quelques lettres, alors que d’autres lettres sont complètement absentes. Ici la valorisation se trouve présentée comme étant « une sélection du système d’alphabet eldarin universel – l’Alphabet de Rúmil. »2) Des indications externes et internes semblent indiquer que R15 a été composé quelques temps avant R17. Dans le cadre de cette description, R17 est considéré comme la version la plus pure de l’Utilisation en quenya et les pratiques que l’ont trouve uniquement dans R15 sont présentée sur fond gris.

Lorsque ces documents ont été rédigés (dans les années 1920), Tolkien utilisa une orthographe sensiblement différente pour la langue des Haut-Elfes que ce qu’elle sera plus tard. Le son [kw] était par exemple écrit q, plutôt que qu comme dans le Seigneur des Anneaux et les écrits postérieurs. Dans ce document j’ai décidé d’utiliser l’orthographe du Seigneur des Anneaux, même si l’« Utilisation en qenya » appartient à une phase plus précoce dans le développement de la mythologie de Tolkien.

Les consonnes

L’Utilisation en quenya emploie les signes consonantiques que l’on voit dans la Figure 1. Une flèche pointant sur une lettre indique que le sarat est également attesté pour ce son-là.

Signes consonantiques dans l’Utilisation en quenya

Figure 1 : Signes consonantiques dans l’Utilisation en quenya.

Noter que le charactère transcris ici par h est dit être hw dans R17. Il y a une erreur éditoriale, comme indiqué dans l’Errata de Parma Eldalamberon.

D’après R15, les lettres pour mb, nd, ndy, ng, ngw représentent uniquement ces valeurs phonétiques lorsquelles sont écrites seules, c’est-à-dire quand elles ne sont pas précédé par une autre consonne. Lorsque ces lettres sont écrites dans un groupe de consonnes, elle prennent les valeurs raccourcies b, d, dy, g, gw. Puisque dans R17 il n’y a pas de lettres pour les groupes quenyarins comme ld et rd, la convention décrite ici reste probablement vraie dans ce système aussi.

Modifications des consonnes

Dans l’Utilisation en quenya, les consonnes longues et le s adjacent peuvent être indiqué avec des diacritiques.

Consonne double ou longueUne consonne double ou longue est indiquée par un trait en-dessous du sarat. Il est possible que le double point vu dans la Forme phonétique soit également utilisé ; à une occasion dans R17, un diacritique est utilisé qui pourrait être interprété comme un trait indistinct ou comme deux points qui se rejoignent.
S adjacentD’après R15 et R17, un s adjacent peut être indiqué par un double trait s’étendant à partir des sarati. Dans R15, qui omet les sarati combinatoires spéciaux représentant ts, x, st, etc. Les traits se trouvent à l’arrière comme à l’avant des sarati, représentant respectivement un s qui précède et un s qui suit. Dans ce document, une vague peut aussi servir de diacritique alternatif.

Dans R17, les traits sont uniquement attachés à l’arrière des sarati et sont utilisés pour un s précédent le sarat. Cela est conforme avec la troisième variante de la Forme phonétique décrite dans le même document.

Les voyelles

Porteur court Porteur court

Les voyelles diacritiques employées dans l’Utilisation en quenya sont présentées dans la Figure 2. D’après R17, les diacritiques sont toujours placés au-dessus des consonnes qui suivent. Les voyelles initiales sont placées sur un porteur court, qui est une ligne soit parallèle, soit perpendiculaire au sens de l’écriture. Dans R15, les voyelles sont placées soit au-dessus ou en-dessous des sarati. Les voyelles placées au-dessus sont prononcées avant le sarat, les voyelles placées en-dessous sont prononcées après.

Les voyelles diacritiques dans l’Utilisation en quenya

Figure 2 : Les voyelles diacritiques dans l’Utilisation en quenya.

D’après R17, on suppose que chaque sarat est suivi par la voyelle a, à moins que la voyelle ne soit indiquée par un signe vocalique. La voyelle a n’est écrite explicitement que lorsqu’elle n’est pas précédée par une consonne, en général au début des mots ; elle est alors placée sur un porteur court. Pour indiquer qu’une consonne n’est suivie d’aucune voyelle, un simple point est placé en-dessous du sarat. (Cf. le traitement de la voyelle /a/ dans les tengwar).

Les voyelles longues

Les voyelles longues sont présentées dans la Figure 3. Comme décrit dans R17, les voyelles longues sont indiquées par un trait entre le sarat et la voyelle diacritique correspondant au trait utilisé pour indiquer une consonne longue. Puisque la voyelle a est normalement omise à l’écrit, un á long est simplement indiqué par le diacritique a, sauf au-dessus des porteurs, où le diacritique représente une voyelle brève (dans ce cas un trait est ajouté).

D’après R15, les voyelles longues peuvent être indiquées de nombreuses façons différentes. La méthode standard étant de répéter le diacritique en plaçant le premier en-dessous de la consonne précédante et le second au-dessus de la consonne suivante. Cependant les ú et ó longs sont « normalement » indiqués par un double diacritique au-dessus de la consonne suivante. De plus, un í long peut être écrit comme iy, un ú long comme uw, et é, á, ó peuvent être écrits comme eh, ah, oh. Ce dernier système est normal pour les monosyllables et « obligatoire » pour í, é, á ; dans les mots les plus longs, cela est considéré « archaïque ».

Longues voyelles dans l’Utilisation en quenya

Figure 3 : Longues voyelles dans l’Utilisation en quenya.

Les diphtongues

Les diphtongues en quenya sont iu, eu, au, ai, oi, ui. Dans l’Utilisation en quenya, u est traité comme w, et i est traité comme y lorsqu’ils constituent le second élément d’une diphtongue. En-dehors de ça, les conventions standards de chaque document s’appliquent.

Exemple de texte

Le texte suivant est un vieux texte en qenya transcrit en utilisant l’Utilisation en quenya :

Texte d’exemple dans l’utilisation en quenya

« Valar empannen Aldaru mi con-alkorin ar sealálan taro ar sílankálan ve laure ve misil …
Eldar ando cacainen loralyar Coivienenissen mennai Orome tanna lende i erenekkoitanie. »
— Fragments d’un manuscrit sur les Deux Arbres et l’Éveil des Quendi

Voir aussi

Sur Tolkiendil

Sur le net

1) Version originale : « Qenya usage of the Rúmilian symbols and alphabet »
2) Version originale : « a selection from the universal Eldarin alphabet system — “Rúmil’s Alphabet”. »
 
langues/ecritures/sarati/utilisation_quenya.txt · Dernière modification: 14/06/2011 05:46 par Elendil
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