Addenda et Corrigenda aux « Étymologies » - Appendice III : Les Tengwar dans « Les Étymologies »

Quatre Anneaux
Arden R. Smith — Juillet 2004
traduit de l’anglais par Vivien Stocker
Articles de synthèse : Ces articles permettent d’avoir une vue d’ensemble du thème traité mais ils nécessitent une bonne connaissance des principales œuvres de J.R.R Tolkien.
Cet article est issu du journal linguistique Vinyar Tengwar nº 46, daté de juillet 2004 et édité par Carl F. Hostetter. Les numéros 45 et 46 de ce magazine sont dédiés à la correction de l’ensemble des entrées du chapitre sur « Les Étymologies » issu du volume 5 de la collection Histoire de la Terre du Milieu. Les correcteurs (Carl F. Hostetter et Patrick H. Wynne) ont ainsi relevé un nombre assez conséquent de différences entre le manuscrit écrit par J.R.R. Tolkien et la version publiée de ce chapitre compilé par son fils (Christopher J.R. Tolkien). L’Appendice III rédigé par Arden R. Smith présente les différences constatées entre les tengwar présentés dans l’Appendice E du Seigneur des Anneaux et ceux découverts dans « Les Étymologies ».

Le traducteur remercie chaleureusement Arden R. Smith et Carl F. Hostetter pour avoir autorisé la parution de cette traduction. Tous les caractères des écritures inventées par Tolkien cités dans cet article sont © The Tolkien Trust 2004, 2011.

Pour plus d’informations sur les abréviations, consulter la liste des abréviations les plus couramment employées, ainsi que la liste des références de Tolkiendil.

Depuis leur publication en 1987, « Les Étymologies » de Tolkien sont devenues une source indispensable de vocabulaire se rapportant aux lettres fëanoriennes ou tengwar. En plus des informations étymologiques concernant plusieurs mots familiers comme tengwa, tehta, et téma, elles présentent également un certain nombre de mots non publiés jusqu’à présent, comme tengwanda, andatehta, thinnas et gasdil1). Cet « Addenda et Corrigenda », révèle en outre que le manuscrit des « Étymologies » contient encore plus d’informations pour les étudiants de l’écriture fëanorienne qu’initialement révélé.

Certains passages des « Étymologies » sont désormais corrigés ou clarifiés. Dans l’entrée TEK-, par exemple, nous découvrons que Tolkien avait ajouté les formes *tekma comme antécédent de tengwa « lettre » et *tekme comme antécédent de tengwe « écriture » , alors que la version publiée donnait seulement *tekmē « lettre, symbole » comme source des deux. De plus amples clarifications apparaissent dans le manuscrit, aux entrées PUS- et PUT-. On y apprend que pusta, défini comme un « arrêt, marque d’arrêt » dans la version publiée et putta, défini comme un « point souscrit », sont en fait des noms pour un tehta qui indique qu’aucune voyelle ne le suit2). Le point souscrit est aussi appelé unutikse dans le manuscrit, ce qui permet de corriger la forme nuntikse de la version publiée (s.v. TIK-)3).

La nouveauté la plus excitante pour les étudiants des alphabets elfiques est la richesse inattendue en tengwar et en noms de tengwar du manuscrit des « Étymologies ». La plupart de ces noms diffèrent de ceux donnés dans l’Appendice E du Seigneur des Anneaux4), et plusieurs noms connus par l’Appendice E sont ici appliqués à des lettres différentes.

Sur les trente-six tengwar présentés dans la table de l’Appendice E5), vingt-huit apparaissent dans « Les Étymologies »6). Ils sont présentés ici suivant l’arrangement de l’Appendice E, dans la « Table des Tengwar des “Étymologies” » ci-jointe. Les tengwar 1, 5, 14, 17, 28, 31, 32, et 36 (, , , , , , , ) n’apparaissent pas dans « Les Étymologies ». Seuls cinq tengwar apparaissent dans l’Appendice E et dans « Les Étymologies » avec des noms identiques : (parma), (calma / kalma), (quesse / qesse), (hwesta) et (arda)7). Nous devrions également mentionner ici tyelpe, puisque ce nom peut être déduit du mot composé tyelpetéma dans l’Appendice E, même si les palatales sont décrites ici comme étant « représentées par un signe diacritique fëanorien indiquant “y suit” (d’ordinaire un double point sous-jacent) »8)), tandis que le signe diacritique du tyelpe des « Étymologies » est au-dessus de la lettre ().

Cinq autres noms apparaissant dans l’Appendice E sont attribués à des tengwar différents dans « Les Étymologies » : umbar ( dans le SdA, dans les Étym.), anga ( dans le SdA, dans les Étym.), ungwe (9) dans le SdA, dans les Étym.), númen / nū-men ( dans le SdA, dans les Étym.), et silme ( dans le SdA, dans les Étym.).

Cap Forostar (© John Howe)

Cependant, la plupart des noms de tengwar présents dans « Les Étymologies » n’apparaissent pas dans l’Appendice E. Ainsi nous avons de nouveaux noms pour vingt-quatre signes consonantiques (ampano, Ankale, asto, ehtyar, Finwe, híse, hwinde, hyalma, indyo, istyar, lamba, Manwe, nyelle, ñolwe, ohta, Rana, rōma, sa-rinke, Silpion, unqale [→ anqale], usqe, wai(y)a [ou vai(y)a], winge, yatta), six signes vocaliques (anar, ára, Elwe, Ingwe, īre, osse) et le porteur court (telko)10).

Une autre caractéristique très intéressante concernant les tengwar des « Étymologies » est l’utilisation des tyeller, qui diffère significativement de l’usage quenya connu jusqu’à présent. Le tyellë 2 s’applique aux agglomérats nasales + occlusives sourdes plutôt qu’aux nasales + occlusives voisées, le tyellë 4 aux agglomérats fricatives sourdes + occlusives sourdes plutôt qu’aux nasales + occlusives sourdes, le tyellë 5 aux agglomérats nasales + occlusives voisées plutôt qu’aux simples nasales, et le tyellë 6 aux nasales plutôt qu’à r / v / / w. Bien qu’un tel usage des tyeller n’apparaisse dans aucun des modes publiés jusqu’ici (sauf pour l’utilisation de et pour n et m dans le Mode de Beleriand), une application similaire des lettres fëanoriennes apparaît dans une série de déclinaisons non publiées du qenya, datant probablement du début des années 1930. Cette application des tyeller s’accorde aussi dans la plupart des cas avec ce qui se trouve dans l’« Usage lindarin »11) des tengwar, décrit dans « L’Alphabet feanorien »12), un manuscrit non publié datant du milieu ou de la fin des années 1930.

L’usage des témar correspond cependant à ce que l’on pouvait attendre pour le quenya : I pour les dentales, II pour les labiales, III pour les vélaires, et IV pour les labiovélaires. Les exemples des « Étymologies » comprennent aussi cinq lettres du tyelpetéma ou série des palatales, où le tehta « y suit » est placé au-dessus du tengwa. Les mots tyelpe, indyo, et nyelle avaient déjà été publiés comme noms de lettres du tyelpetéma, accompagnés de **ithtyar, qui était une correction éditoriale (erronée) d’istyar13). À l’exception de tyelpe, tous ces noms s’appliquent à des lettres différentes dans « Les Étymologies », en raison de l’emploi différent des tyeller noté ci-dessus. Le mot ehtyar n’a jamais été publié avant comme nom d’un tengwa.

Table des Tengwar des « Étymologies »

I II III IV
1
(1 - 4)
-


parma
(PAR-)



kalma
(KAL-)



qesse
(KWES-)
2
(5 - 8)
-


ampano
(PAN-)



Ankale
(KAL-)



unqaleanqale
(KWAL-)
3
(9 - 12)



silme
(SIL-)



Finwe
(PHIN-)



híse
(KHIS-)



hwesta
(SWES-)
4
(13 - 16)



asto
(ÁS-AT-)
-


ohta
(OKTĀ-)



usqe
(USUK-)
5
(17 - 20)
-


umbar
(MBARAT-)



anga
(ANGĀ-)



ungwe
(UÑG-)
6
(21 - 24)



nū-men
(NDŪ-)



Manwe
(MAN-)



ñolwe
(ÑGOL-)



winge
(WIG-)
(25 - 28)


Rana
(RAN-)



arda [→ arya]
(AR1-)



lamba
(LAB-)
-
(29 - 32)


Silpion
(SĺLIP-)



rōma
(ROM-)
- -
(33 - 36)


hyalma
(SYAL-)



hwinde
(SWIN-)



yatta
(YAK-)
-

  • Autres tengwar consonantiques : tyelpe (KYELEP-), istyar (IS-), ehtyar (EK-), indyo (ÑGYŌ-), nyelle (NYEL-), Wai(y)a wai(y)a ou vai(y)a (WAY-), sa-rinke (RIK(H)-) [ v. nold. sagampagampasse, nold. gammas (GAP-) ]
  • Tengwar vocaliques : anar (ANÁR-), ára (AR1-), Elwe (ƷEL-), Ingwe (ING-), īre (ID-), osse (GOS-)
  • Porteur : telko (TÉLEK-)


Certains autres tengwar consonantiques des « Étymologies » requièrent des commentaires :

  • s : « Les Étymologies » donnent trois symboles différents pour s : , et . Le dernier, appelé sa-rinke en qenya et gammas en noldorin (du v. nold. gampassesagampa), était probablement employé de la même manière que le crochet s précédemment publié dans certains textes en tengwar14). Dans l’Appendice E, la distinction entre et dans l’usage quenya a une raison étymologique, le premier étant utilisé pour s < *th (þ) et le second pour s < *s. C’est également le cas dans l’« Usage lindarin ». Une telle distinction pourrait s’appliquer aux tengwar du mode des « Étymologies », mais elle n’est pas explicitement indiquée. En outre, une telle distinction n’est pas en accord avec les étymologies des noms de ces lettres, puisque que toutes deux commencent par un s < *s : silme < SIL- et Silpion < SÍLIP.
  • r : Deux signes différents pour r apparaissent dans « Les Étymologies » : et . La différence d’emploi des deux n’est pas présentée. On peut supposer que cette distinction se fonde sur l’étymologie et/ou la position (cf. la distinction entre et dans les exemples publiés de l’usage quenya, particulièrement « Namárië », RGEO, p. 65), mais deux arguments importants vont à l’encontre d’une telle hypothèse : (1) les noms de ces lettres débutent par des r qui sont identiques du point de vue de l’étymologie (< *r) et de la position (initiale et antévocalique) : Rana < RAN- et rōma < ROM- ; (2) les deux signes sont traités comme des variantes de la même lettre dans plusieurs modes fëanoriens et proto-fëanoriens non publiés datant de la fin des années 1920 à la fin des années 1930.
  • w / v : « Les Étymologies » donnent winge comme un tengwa pour w, aussi bien que Wai(y)a wai(y)a, vai(y)a, doté d’une valeur variant entre w et v. Ce dernier est une modification de non publiée jusqu’à présent. Un tengwa fut supprimé dans le manuscrit à l’entrée WAY-, très probablement , lequel n’aurait pu être utilisé pour w / v dans ce mode, bien sûr, puisque la valeur m lui était déjà attribuée.
  • hw : Deux lettres pour hw apparaissent dans « Les Étymologies » : et . S’il existe bien une distinction étymologique entre hw < *khw et hw < *sw dans « Les Étymologies », il n’y a aucune indication que les deux tengwar pour hw soient distincts de façon similaire. Les deux sont traités comme deux variantes de la même lettre dans « L’Alphabet feanorien » (voir la note nº 13). De même, le hw- initial de ces deux noms ne met en évidence aucune distinction étymologique, étant dérivé de *sw dans les deux cas : hwesta < SWES- et hwinde < SWIN-.
  • hy : La lettre hyalma était clairement destinée à avoir la valeur hy, comme dans « L’Alphabet feanorien » et dans l’ancien usage quenya décrit dans l’Appendice E15). Il ne saurait être considéré comme un signe pour h, comme dans l’usage quenya moderne de l’Appendice E et dans « Namárië »16).

Navire pour Valinor (© Ted Nasmith)

Les Étymologies » donnent aussi une sélection, bien qu’incomplète, des tengwar représentant les voyelles. Les voyelles brèves sont : = a (anar), = e (Elwe), = i (Ingwe), et = o (osse) ; aucun tengwa n’est donné pour u. Pour les voyelles longues, le porteur long nu a la valeur á et le nom ára, et la seule autre voyelle longue donnée est īre pour í. Le symbole apparaît aussi avec le nom telko. Ce nom se réfère évidemment à sa forme plutôt qu’à sa valeur, et telko est ainsi le nom de ce tengwa dans sa fonction de porteur court17).

Passant des tengwar aux tehtar, l’entrée du manuscrit pour andatehta « marque longue » (v. nold. andatektha, nold. andeith) nous montre la forme du signe () qui, comme cela avait déjà été supposé, se fonde sur la marque longue utilisée dans le Mode de Beleriand ultérieur18), ainsi que la définition publiée du tekko : « coup de plume ou de pinceau () quand il n’est pas utilisé comme marque longue ». La définition du nold. thinnas « brièveté » a maintenant été corrigée et donne : « nom de la marque Thinnas indiquant une voyelle brève », montrant pour la première fois la forme de ce tehta : un signe ressemblant à une virgule placé sous le tengwa vocalique. Les tehtar nommés amatikse et unutikse Amatikse et Unutikse respectivement) furent correctement décrits dans la version publiée des « Étymologies », mais le manuscrit nous fournit l’orthographe correcte unutikse, par opposition à la forme publiée nuntikse19).

Comme noté précédemment, les noms pusta et putta font référence au tehta représenté par un point souscrit, le premier étant défini dans le manuscrit comme « point final en ponctuation, représenté par Pusta qui arrête la consonne » et le second comme « point (Putta sous une lettre) ». Il est à présent clair que punta « une consonne stoppée » ne se réfère pas à une consonne stoppée ou occlusive (comme p, t, k), mais plutôt à un tengwa avec un point souscrit, indiquant ainsi qu’il n’est pas suivi d’une voyelle. Il faut noter que les noms pusta / putta et unutikse se réfèrent à des signes identiques, mais pas nécessairement à des fonctions similaires.

Concernant les noms des signes qui apparaissent dans « Les Étymologies », aucun n’a engendré autant de débats que le gasdil20). Christopher Tolkien note, « Le mot gasdil plutôt improbable en soi, est mentionné parce qu’il s’agissait du nom d’un signe utilisé pour marquer un g disparu » (RP, p. 400, s.v. DIL-). Bien que le manuscrit des « Étymologies » ne nous fournisse ici aucune information supplémentaire, l’identité du gasdil nous est révélée par d’autres manuscrits. Pour autant que je sache, le plus ancien d’entre eux est une description du Mode de Beleriand, intitulée « L’Usage beleriandique ou exilique »21), qui paraît être approximativement contemporaine des « Étymologies ». Dans ce texte, Tolkien affirme que : « L’ancien signe du h (qui n’est plus nécessaire en tant que h depuis que cette fonction est exercée par ) fut réintroduit et appelé gas-dil « bouche-trou », et employé pour marquer un hiatus causé par la perte du g, ȝ, et (comme le hiatus médian était habituellement supprimé par contraction) est habituellement un signe de la mutation du g »22). Le gasdil du Mode de Beleriand était ainsi la lettre appelée halla dans l’Appendice E du Seigneur des Anneaux23).

Voir aussi

Sur Tolkiendil

Sur le net

1) Voir Taum Santoski, « Elvish Linguistic Terms » (VT 17, p. 3, 5) et ma propre lettre de commentaires (VT 16, p. 3).
2) Voir Arden R. Smith, « The Subscript Dot: A New Tehta Usage » (VT 25, p. 6-7). N.d.T. : Une traduction française est disponible ici.
3) N.d.T : La version française a été corrigée par rapport à la version anglaise et donne ainsi unutikse, forme correcte, au lieu de nuntikse.
4) , 5) SdA, p. 1208
6) Les tengwar 4 et 34 apparaissent sous des formes légèrement différentes.
7) Le mot arda fut remplacé par arya dans le manuscrit des « Étymologies », mais cela ne peut pas avoir été le nom de ce tengwa puisque toutes les lettres des séries palatales (tyelpetéma) qui apparaissent dans « Les Étymologies » utilisent le tehta « y suit » (¨).
8) Version originale : « represented by a Fëanorian diacritic denoting “following y” (usually two underposed dots) ». SdA p. 1210. N.d.T. : traduction personnelle.
9) N.d.T. : La version originale a pour . Cette erreur a été publiée dans le correctif des Vinyar Tengwar. Cf. http://www.elvish.org/errata/VT-Errata.pdf.
10) Quelques noms de lettres du tyelpetéma ont été publiés sur la couverture du Vinyar Tengwar nº 8 ; voir la note nº 13 ci-dessous.
11) Version originale : « Lindarin Use ».
12) Version originale : « The Feanorian Alphabet ».
13) Publié dans le « Système des Tengwar reconstruit » d’Édouard Kloczko (VT 8 : couverture, 1). Le nom erroné **ithtyar pour se fonde apparemment sur la supposition que représentait s < *th. Cependant, dans le manuscrit originel dont sont tirés les noms du tyelpetéma (« L’Alphabet feanorien », du milieu ou de la fin des années 1930), le nom de est clairement écrit comme étant istyar, et représente st ; cf. asto dans « Les Étymologies ».
14) En dépit du mauvais rendu des dessins du crochet s dans l’entrée GAP- (Gampasse gampasse, Sagampa sagampa), il est clair qu’il s’agit du même symbole que celui de l’entrée RIK(H)-. La queue sur le côté gauche du gampasse illustre la manière dont la boucle s’attache au lúva.
15) , 23) SdA, p. 1215, note de bas de page nº 11
16) RGEO, p. 65
17) Le point au-dessus du telko dans « Les Étymologies » peut être ignoré. Il ne veut probablement rien dire de plus que le fait qu’un tehta peut être placé sur le porteur, à moins qu’il ne s’agisse simplement d’une erreur. La forme de la lettre telko dans « L’Alphabet feanorien » ne présente pas de point au-dessus du porteur.
18) SdA, p. 336 ; RGEO, p. 70
19) Voir ainsi s.v. TIK-. Les formes supprimées amatekse et unutekse apparaissent s.v. UNU-. N.d.T. : Voir aussi la note nº 3.
20) Voir, par exemple, les archives du groupe de discussion en ligne elfscript (et spécialement les messages 2143, 2147, 2240, 2658, 2671, 2673, 2803, 2990, 3003, 3007, 3011, 3014, 3015, 3029, et 3031) à l’adresse http://groups.yahoo.com/group/elfscript/
21) Version originale : « The Beleriandic or Exilic Usage ».
22) Version originale : « The old h-sign (no longer required as h since this function was exercised by ) was reintroduced and called gas-dil “stop-gap”, and employed to mark hiatus caused by loss of g, ȝ and so (since the medial-hiatus was usually got rid of by contraction) usually a sign of the mutation of g. »
 
langues/ecritures/tengwar/vt46-tengwar-etymologie.txt · Dernière modification: 17/07/2015 09:08 par Druss
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