Foire aux questions sur les pluriels elfiques

Deux Anneaux
Harri Perälä — Octobre 2002
traduit de l’anglais par Stéphane Camus
Article de synthèseArticles de synthèse : Ces articles permettent d’avoir une vue d’ensemble du thème traité mais ils nécessitent une bonne connaissance des principales œuvres de J.R.R Tolkien.

Introduction

Quand on étudie en détail les travaux de Tolkien, on est inévitablement contraint d’utiliser un certain nombre de mots elfiques. Il est parfois nécessaire de connaître les formes du singulier et du pluriel de ceux-ci pour les utiliser correctement.

La section What common mistakes should I try to avoid? du Tolkien Newgroups FAQ explique pourquoi il est bon de connaître quelques petites choses à propos des pluriels elfiques et établit une liste des formes les plus souvent sujettes à erreur. Ce document est un aperçu un peu plus détaillé des formes du singulier et du pluriel des noms elfiques inventés par Tolkien. J’espère qu’il sera une référence utile pour les lecteurs de Tolkien qui ne sont pas sûrs des formes à utiliser pour certains mots. Par ailleurs, si cette petite FAQ pouvait servir d’introduction au monde de la linguistique tolkiennienne, j’en serais vraiment ravi.

Quel est le pluriel/singulier de... ?

Voici quelques noms elfiques couramment utilisés ainsi que quelques-uns plus rares. J’ai essayé de vérifier lesquelles de ces formes sont attestées dans les textes publiés de Tolkien et celles que je n’ai pas pu vérifier (ou pas encore vérifiées) sont précédées d’un croisillon (#). Quoi qu’il en soit, je crois qu’on peut raisonnablement penser que celles-ci sont elles aussi régulières. Les variations formelles et orthographiques sont indiquées entre parenthèses.

Quenya
Singulier Pluriel
ainu ainur
atan atani
avar avari
coranar coranári
elda eldar
fëa fëar
hröa hröar
istar istari
kasar (casar) kasari ou kasári
(#casari, #casári)
linda lindar
maia maiar
minya minyar
nauko (#nauco) naukor (#naucor)
#nando nandor
nelya nelyar
noldo (ñoldo) noldor (ñoldor)
palantír palantíri
quendë quendi
silmaril silmarilli
sinda sindar
tatya tatyar
tehta tehtar
teler teleri
tengwa tengwar
#tyellë tyeller (!)
#úmanya (#úamanya) úmanyar (úamanyar)
vala valar
valarauko (#valarauco) valaraukar (#valaraucar) (!)
valië valier
vanya vanyar
Sindarin
Singulier Pluriel Pluriels de classe
adan edain adanath
dúnadan dúnedain #dúnadanath
drúadan drúedain #drúadanath
ithron ithryn
mallorn mellyrn
naug noeg naugrim
norn nyrn nornwaith
nogoth noegyth (negyth) nogothrim
nogoth niben noegyth nibin
orch yrch orchoth
glam (glamog) glamhoth
perian periain periannath
talan telain

Comment ces pluriels sont-ils formés ?

En quenya, les choses sont très simples. Si un nom singulier se termine avec une consonne, ajouter -i pour former le pluriel (teler : teleri) ; s’il se termine avec une voyelle autre que e, ajouter -r (elda : eldar) ; et si le nom se termine par un e, le remplacer par un i (quendë : quendi). (Une exception à cette dernière règle : -ië devient -iër au pluriel.) La racine d’un mot est parfois légèrement différente de celle du pluriel mais c’est relativement rare. L’exemple le plus connu est silmaril qui devient silmarill- avant ses terminaisons pour donner silmarilli au pluriel (et silmarillion au génitif pluriel). L’article sur le quenya d’Ardalambion fournit bien plus d’informations sur la structure de cette langue.

Les choses sont un peu plus compliquées avec les noms pluriels en sindarin. Ils sont en général formés en changeant les voyelles du mot (orch : yrch). Les voyelles postérieures au singulier deviennent des voyelles antérieures au pluriel. Ce phénomène s’appelle l’inflexion en i, puisqu’il a été causé par l’ancienne terminaison plurielle de l’elfique, qui a elle-même disparu ultérieurement. Le sindarin possède également un pluriel de classe qui renvoie à « tous les éléments d’un groupe » (par exemple : nogothrim). Pour en apprendre plus sur la formation de ces pluriels, voir l’article sur le sindarin d’Ardalambion. Il y a également une liste des pluriels sindarin attestés sur le site Mellonath Daeron.

Comment les utiliser ?

En général, faites comme Tolkien dans ses livres. Avec la liste des noms présentée ci-dessus, les pluriels elfiques et anglais peuvent être utilisés. Tolkien écrivait « Silmarils » plutôt que « Silmarilli » et il serait tout à fait approprié de dire, par exemple, « talans » et « mallorns » bien que je n’en ai trouvé aucun exemple (dans le Seigneur des Anneaux, Tolkien écrivait « mallorn-trees » et « mellyrn »). Pour la plupart des termes en quenya, Tolkien semble n’avoir utilisé que les pluriels elfiques originaux. Cependant, à mon sens, cela ne sonnerait pas vraiment faux si l’on disait « il manque quelques tehtas dans ce texte » ou « des fëas ont refusé l’appel de Mandos », bien qu’on préfère généralement tehtar et fëar.

Notes sur l’orthographe

  • Je n’ai mis aucune capitale aux mots présentés dans les listes ci-dessus parce que je ne savais pas trop comment faire pour certains d’entre eux. Les noms des races et des peuples portent normalement une capitale mais, dans le SDA, Tolkien a écrit « perian » et « yrch » sans majuscule. Dans le doute, utilisez ce qui vous paraît le mieux.
  • Les points (trémas) dans les mots comme hröa sont utilisés pour indiquer que les voyelles adjacentes appartiennent à des syllables différentes ou pour rappeler que le -e final n’est pas muet. On peut s’en passer sans problème ; voir On Diacritic Characters sur le site de Mellonath Daeron pour les détails. Les accents aigus et circonflexes marquent les voyelles longues. Ils sont nécessaires à une prononciation correcte et doivent être conservés quand c’est possible.

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langues/langues_elfiques/faq_pluriels_elfiques.txt · Dernière modification: 28/05/2014 16:52 par Druss
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