Une deuxième opinion sur le parler noir

 Trois Anneaux
Craig Daniel — Janvier 2002
édité par Helge Kåre Fauskanger, traduit de l’anglais par Juliεη
Articles de synthèse : Ces articles permettent d’avoir une vue d’ensemble du thème traité mais ils nécessitent une bonne connaissance des principales œuvres de J.R.R. Tolkien.
À la mi-décembre 2001, Craig m’a envoyé cette analyse du parler noir. Si je ne suis pas nécessairement d’accord avec toutes les vues présentées ici, j’ai estimé que l’analyse était certainement assez bonne pour être publiée, et j’ai demandé à Craig si je pouvais la placer sur Ardalambion comme une « seconde opinion » sur le parler noir. Il m’a aimablement accordé la permission de le faire.

Voici ma propre reconstruction du parler noir, à partir du même corpus que celui de l’article d’Ardalambion (L’orquien et le parler noir) mais avec une conclusion différente. Bien que je sois conscient que Tolkien haïssait le parler noir, je sais également que c’était sa manière de représenter Sauron comme un personnage plus complexe - Tolkien lui-même était un avide concepteur de langues artificielles, et pourtant le parler noir, conçu par Sauron comme langue auxiliaire pour ses officiers, est la seule langue artificielle connue de toute la Terre du Milieu1).

Corpus

Voici le corpus de toutes les citations en parler noir :

Ash nazg durbatulûk, ash nazg gimbatul,
ash nazg thrakatulûk agh burzum-ishi krimpatul
« Un anneau pour les gouverner tous, un anneau pour les trouver,
un anneau pour les amener tous, et dans les ténèbres les lier. »
Uglúk u bagronk sha pushdug Saruman-glob búbhosh skai !

Cette citation dispose de deux traductions différentes2). Pour des raisons qui seront traitées plus loin, j’utiliserai celle-ci : « Uglúk dans le trou à purin avec la puante saleté de Saruman, entrailles de porc, gah ! »

Lexique

A partir de ce corpus, je fournis le lexique suivant des mots du parler noir, attestés ou sous-entendus dans des formes attestées. Les formes non attestées sont signalées par des croisillons. Ardalambion distingue particulièrement les mots du « parler noir abâtardi » parlé par les Orques de Lugbûrz. Je n’en fais rien, car j’estime qu’il sont plus susceptibles d’employer une grammaire appauvrie que d’être outrancièrement éloignés du standard de Sauron. Tous les mots du lexique d’Ardalambion qui n’apparaissent pas dans l’une ou l’autre des citations sont ici inclus avec leur signification ; il y a bien trop longtemps que je n’ai pas lu les livres pour prétendre que cette liste soit complète.

  • agh - “et”
  • #at – terminaison indiquant la forme d’intentionnalité du verbe3). Je m’écarte ici d’Ardalambion, puisque je ne pense pas qu’il soit plausible qu’une langue nécessairement simple (les Orques ne sont pas philologues) puisse employer un suffixe infinitif. Une langue auxiliaire emploierait plus vraisemblablement le seul radical en guise d’infinitif4).
  • ash - “un”
  • #bag - “fumier, purin”
  • bagronk – “trou à purin” (probablement bag-ronk)
  • #bûb - “cochon, porc”
  • bûbhosh – “entrailles de porc” (probablement bûb-hosh)
  • burz - “sombre”. Porte un macron dans le toponyme Lugbûrz, mais pas dans l’inscription de l’Anneau. Je considérerai la version de l’inscription comme correcte, étant donné qu’elle offre le bon tengwar pour burzum-ishi dans TengScribe.
  • burzum-ishi – “dans les ténèbres” (probablement burz-umishi)
  • #durb - “gouverner”
  • #dug – terminaison indiquant la forme participiale du verbe
  • #gimb - “trouver”
  • glob - ”saleté, ordure”
  • gûl – ”esprit mauvais” servant Sauron
  • #hai - “race”
  • #hosh - “entrailles”
  • #ishi - “dans” (postposition)
  • #krimp - “lier”
  • # - “homme“
  • lug - “tour”
  • #olog - “troll”
  • olog-hai – “Trolls”
  • nazg - “anneau”
  • nazgûl – “Spectre de l’Anneau”
  • #push - “puer”
  • pushdug - “puant” (probablement push-dug)
  • #ronk - “trou”
  • sha - “et” (reliant des noms plutôt que des propositions, pour lesquelles agh est utilisé) ; “avec”
  • #shar - “vieux”
  • sharkû – “vieil homme” (probablement shar-kû)
  • skai - [une interjection] La traduction « fosse d’aisance » conserve skai dans la version anglaise ; la traduction « trou à purin » utilise « gah ! ». La différence est probablement que « gah ! » sera compris par des anglophones alors que skai ne le sera pas. Ardalambion choisit d’appeler cela une « expression de mépris », mais vu les expressions qu’emploie l’Orque proférant cette phrase, je pense qu’il s’agit plutôt de dégoût.
  • snaga - “esclave”
  • #thrak - “amener, apporter”
  • u - “vers, dans” (préposition, mais probablement utilisée par erreur comme telle, et plus probablement une postposition dans la forme standard de la langue)
  • #ûk - “tous”
  • #ul - “eux, les” (bien que le reste du parler noir qui nous est connu ne fasse pas de distinction de nombre, il s’agit probablement d’un pronom générique pour la troisième personne)
  • #um - un suffixe substantif, similaire à l’anglais -ness
  • #uruk - “Orque”
  • uruk-hai – “Orques”

Analyse du corpus

Il s’agit là de notes sur la probable grammaire du parler noir, approximativement dans l’ordre dans lequel j’ai essayé de traiter ses différents aspects :

  • Dans le nom Lugbûrz « tour sombre », l’adjectif suit le nom. Cependant, dans l’imprécation de l’orque, l’adjectif précède le nom - peut-être un exemple de la forme « abâtardie » du parler noir. Cependant, il y a une chance raisonnable qu’un nom de lieu soit d’un style quelque peu différent, plus poétique. La construction « adjectif suivi du nom » est confirmée par des mots composés comme nazgûl (nazg-gûl « spectre de l’anneau », littéralement « anneau-spectre »). Nous en concluons donc que l’adjectif avant le nom est la norme. Cette conclusion diffère de celle d’Ardalambion, qui ignore le cas de nazgûl.
  • Des postpositions sont utilisées dans l’inscription de l’Anneau, comme dans burzum-ishi « dans [les] ténèbres ». Cependant, l’orque utilise u comme une préposition. C’est probablement le spectre de la forme altérée qui refait là son apparition, vu que #ishi-burzum pourrait se scander aussi bien en poésie. Ce qui nous amène à la conclusion que, s’il avait parlé le parler noir standard, l’orque aurait commencé par #Uglûk bagronk u au lieu de Uglûk u bagronk.
  • Aucun article n’apparaît où que ce soit. Cela signifie que le parler noir, comme le russe, n’a pas besoin de signaler si les noms sont définis ou non, ni d’indiquer leur nombre dans de nombreux cas (ce qui n’est pas du tout déraisonnable : il en va de même en lojban, par exemple).
  • Le mot nazgûl semble être utilisé à la fois comme un singulier et un pluriel ; ainsi, le seul cas où nous disposons d’un singulier et d’un pluriel ne présente pas de flexion. Je supposerai qu’il s’agit de la norme en parler noir, tout comme l’absence d’article pour signaler le nombre. Par conséquent ul ne signifie pas « eux », en fin de compte, mais est plutôt un pronom générique de la troisième personne. Cependant, il est traduit par « eux » dans l’inscription de l’Anneau, où sa première apparition est signalée avec ûk, qui le quantifie clairement comme un pluriel5).
  • Sharkû et ishi présentent des problèmes. Tous les autres mots, excepté les noms de races, sont monosyllabiques à moins d’être des mots composés. Ils se décomposent tous soigneusement suivant la forme « consonne-voyelle-consonne » (CVC). Sharkû se décompose en #shar-kû ou en #shark-kû. J’en conclus donc que signifie « homme » et que shar veut dire « vieux ». Cependant, il nous reste précisément un mot bisyllabique, qui n’est pas un mot composé. Ishi devrait se décomposer en #ish-i, mais malheureusement, l’idée d’une chose étant dans une autre ne se décompose pas. Par conséquent, nous sommes obligés de nous demander si notre analyse de ishi est correcte (mais comme aucun autre exemple ne se présente, nous devons présumer qu’elle l’est par manque d’alternative)6).

« Trou à purin » contre « fosse d’aisance »

Il existe deux traductions de l’imprécation de l’orque. J’évoquerai chacune par le premier mot porteur de sens, qui est la traduction du mot composé bagronk. L’article d’Ardalambion sur le parler noir utilise la version « fosse d’aisance » ; j’utiliserai « trou à purin » à la place.

« Fosse d’aisance » est antérieure à l’autre, mais il n’y a pas de véritable raison de favoriser l’une ou l’autre. Étant donné que j’apprécie le travail d’enquête linguistique pour décrypter le parler noir, « trou à purin » propose les avantages suivants :

  • Personne n’a jusqu’ici déchiffré le parler noir en utilisant la version « trou à purin ».
  • « Trou à purin » propose une structure régulière d’adjectifs précédant les noms, alors que « fosse d’aisance » le donne dans l’autre sens7) - toutefois, nous en avons une confirmation indépendante à travers l’utilisation de ash nazg « un anneau » au lieu de #nazg ash, et nazgûl plutôt que #gûlnazg, deux exemples de parler noir dans le style standard de Sauron.
  • Ni pushdug ni bûbhosh ne sont des mots composés se suffisant à eux-mêmes. Par conséquent, les différences de signification deviennent utiles. Dans la version « fosse d’aisance », bûbhosh signifie probablement « grand », alors que dans celle de « trou à purin », le mot pushdug signifie « puant ». « Trou à purin » propose donc une grammaire plus complète (nous indiquant comment former les participes) là où « fosse d’aisance » nous propose un mot bisyllabique de plus qui ne peut être un mot composé.

Pour ces raisons, j’ai choisi une reconstruction différente de celle d’Ardalambion en utilisant la traduction « trou à purin ».

Grammaire

Pour conclure l’analyse ci-dessus, je propose la grammaire suivante, rudimentaire et incomplète :

  • Les radicaux simples du verbe sont probablement utilisés pour former l’infinitif. Il existe deux suffixes verbaux connus. Attacher -at à un verbe exprime l’intentionnalité (ash nazg durbatulûk signifie donc « un anneau dont le but est de les gouverner tous »). Cela pourrait être simplement une forme subjonctive, ayant d’autres utilisations. Pour former les participes présents, -dug est ajouté. Je l’utiliserai également comme un temps progressif, puisque rien ne suggère qu’il existe une forme du verbe « être » en parler noir (pourquoi serait-ce « la saleté de Saruman, entrailles de porc » plutôt que quelque chose qui signifierait « la saleté de Saruman, c’est des entrailles de porc » ? La version « fosse d’aisance » a le même problème, mais avec push-dug à la place.)
  • Le pronom ul est un pronom générique de la troisième personne. Les noms et les pronoms n’ont pas de nombre, par conséquent le suffixe -ûk est utilisé pour indiquer « tous ». Aucun autre suffixe de signification semblable ne nous est donné.
  • Le parler noir utilise l’ordre sujet-verbe-complément, comme en anglais. Cette interprétation, avec durbatulûk se décomposant en durbat ul-ûk (où ul-ûk est le complément de durb) est bien plus probable que l’idée que le complément serait une partie du verbe, bien que cela soit écrit comme si c’était le cas.
  • Les groupes postpositionnels se placent avant le verbe (burzum ishi thrakat ul, et non **thrakat ul burzum ishi) dans le seul cas attesté où ils apparaissent ensemble. Il peut s’agir d’une caractéristique de la grammaire du parler noir, ou bien uniquement d’un moyen de faire rimer l’inscription. Cela pourrait aussi être laissé à une préférence personnelle. Je choisis de traiter cela comme une caractéristique grammaticale, puisqu’il n’y a aucune preuve du contraire et aucune raison de supposer qu’il faille suivre les normes anglaises. Bien sûr, lorsqu’on établit des grammaires pour des langues inconnues (et certains diraient dans la vie), il faut toujours être prudent vis-à-vis de la poésie.
  • Les groupes postpositionels sont formés en plaçant la postposition après son objet (au contraire des prépositions de l’anglais). Cependant, dans le jargon orquien, la postposition se place avant son objet.
  • Il n’existe pas d’article. Le nombre des noms n’est donc pas signalé de manière inhérente.

Phonologie

Passons à présent au système phonologique de la langue. Le parler noir a une structure syllabique CVC. Nous supposerons pour le moment que gh est un son unique, plutôt qu’un son g suivi d’un son h (ce qui serait en fin de compte imprononçable). Les consonnes suivantes sont attestées: sh, d, r, b, th, k, m, p, t, l, k, gh, z, g, n, h, s.

Nous savons que l et r sont prononcés à l’arrière de la bouche (de même manière qu’en anglais mais sans exception) – c’est là un son que les Elfes jugent extrêmement déplaisant. Certains groupes consonantiques apparaissent, en position initiale on observe thr, kr, gl, sk, et zg, mb, mp, rz, nk en position finale. Les groupes consonantiques médians résultent habituellement de combinaisons ou d’appositions. Lorsque cela génère une consonne double (notons que cela inclus des choses comme #ghgh) les sons fusionnent.

Il est probablement raisonnable de supposer qu’existent les sons voisés #dh et #zh et un son non voisé #kh, puisqu’il s’agit d’une langue auxiliaire qui possède donc probablement une phonologie tout à fait régulière. #Dhl (un son difficile à prononcer, utilisant un l avancé ou « clair », et non le l « vélarisé » postérieur – ce qui pourrait être l’origine de la prononciation des l et r en parler noir) et zg sont donc probablement tolérés en position initiale, tandis que #ls (et peut-être #rs et #lz) et #ng sont permis en position finale #sk. Dans ce cas, notons que le son #ng serait semblable à celui du mot anglais “finger” en ce qu’il sonnerait plutôt /Ng/ que /N/.

Orque de Saruman (© John Howe)

Il existe cinq voyelles, a, i, o, u, û. La voyelle o est rare, mais attestée ; e est absent. Il est raisonnable de supposer que les Orques, certains d’entre eux ayant été des Elfes autrefois8), trouveraient le parler noir plus facile à apprendre si les voyelles a, i, o étaient les mêmes qu’en quenya. Cependant, afin de mieux distinguer les lettres û et u, je serais prêt à supposer que le u est relâché (pensez au u dans l’anglais put) au moins une bonne partie du temps, tandis que le û est toujours long.

L’autre hypothèse sensée est que u représente la voyelle standard [u], et que û soit une voyelle antérieure labialisée (comme le ü allemand), ce qui serait plus susceptible de causer la corruption de sharkû en « Sharkey », puisque la plus proche voyelle dans n’importe quelle autre langue de la Terre du Milieu est i.

N.d.É. : La langue sindarine en Terre du Milieu dispose en fait d’une voyelle similaire à ü, normalement orthographiée y, par exemple yrch « Orques ». Mais « Sharkey » doit être une forme westronne présentée sous une orthographe anglicisée, et le westron ne dispose apparemment pas de cette voyelle.

Il ne serait pas déraisonnable de supposer que, dans une élocution rapide, les voyelles fusionnent comme le font les consonnes. De ce fait, j’utiliserais #shar-kûk pour « tous les vieux hommes » au lieu de shar-kû-ûk. Aucune règle d’accentuation n’est présentée ici, puisqu’il n’existe pas assez de parler noir attesté pour que cela se justifie. Par conséquent, cet aspect reste un mystère pour nous, mais puisqu’il s’agit d’une langue auxiliaire, nous pouvons supposer que ces règles doivent être assez régulières, quelles qu’elles soient.

Vérifions qu’il s’agisse d’une phonologie raisonnable en calculant le nombre de monosyllabes permises (afin de s’assurer qu’il n’existe pas de groupes consonantiques admissibles que nous aurions ignorés, et peut-être résoudre le mystère de ishi). Il y a vingt consonnes qui peuvent être initiales ou finales. S’y ajoutent six groupes initiaux et dix groupes finaux. Cela donne vingt-sept sons initiaux possibles (les mots peuvent commencer par des voyelles) et trente-et-un sons finaux possibles (les mots peuvent également se terminer par des voyelles). Il y existe cinq voyelles, plus deux diphtongues (ai et au), soit un total de sept. Puisque chaque racine en comporte une au choix, on obtient 27 x 6 x 31 mots possibles, ce qui donne 4522 mots-racines monosyllabiques possibles, signifiant que les syllabes ci-dessus ne représentent qu’un demi-pour cent des possibilités. C’est bien plus qu’assez, faisant plus que jamais de ishi un mystère.

Le corpus révisé

Alors que les mots sont plutôt liés entre eux dans la transcription de Tolkien des tengwar de l’inscription de l’anneau, je propose à la place la forme suivante, plus divisée :

« Ash nazg durb-at ul-ûk, ash nazg gimb-at ul, ash nazg thrak-at ul-ûk, agh burz-um ishi krimp-at ul. »

Les traits d’union ont été utilisés ici pour séparer les limites des morphèmes à l’intérieur des mots ; les verbes ont été séparés de leurs compléments (ex. durbatulûkdurb-at ul-ûk). Mes exemples plus bas utiliserons cette structure des traits d’union, afin de les retranscrire dans une écriture standard, de rattacher les pronoms aux compléments d’objets au verbe, d’enlever tous les traits d’union, et d’utiliser un trait d’union à la place d’un espace pour séparer les postpositions des mots qu’ils suivent immédiatement. Cependant, quand j’emploierai le jargon des Orques qui les utilisent comme prépositions, je les séparerai du mot suivant avec un espace.

Voici l’injure orquienne, divisée de manière similaire en ses racines constituantes, avec sa grammaire corrigée au standard de Sauron et ponctuée à nouveau pour suivre les conventions anglaises :

#Uglûk bag-ronk u sha push-dug Saruman glob, bub-hosh. Skai !

Échantillons de phrases

Pour tester si cette grammaire est raisonnable, j’ai rassemblé quelques phrases échantillons en utilisant seulement le vocabulaire ci-dessus. Malheureusement, bien qu’il soit aisé d’exprimer le fond de sa pensée avec ce vocabulaire, il est difficile de ne pas parler de choses viles. Il existe de toute évidence beaucoup plus de mots qui n’apparaissent pas dans Le Seigneur des Anneaux9).

Uruk glob ishi krimp shar-kûk.
« L’orque lie tous les hommes vieux dans l’ordure. »

Nazgûl ronk ishi gimb olog-hosh sha uruk-bag.
« Le Spectre de l’Anneau trouve des entrailles de troll et des excréments d’Orque dans le trou. »

Shar-gûl thrak-dug nazg.
« Le vieux spectre amène l’anneau. »

Voir aussi

Sur Tolkiendil

Sur le net

1) N.d.T. : On pourrait également considérer que le valarin, conçu ex nihilo par les Valar, était aussi d’une certaine manière une langue artificielle.
2) N.d.T. : Trois, en fait, depuis la parution du Parma Eldalamberon nº 17.
3) N.d.T. : Terminaison participative, d’après Parma Eldalamberon nº 17.
4) N.d.T. : C’est cependant négliger que de nombreuses langues naturelles, comme le français, emploient des terminaisons spécifiques pour marquer l’infinitif.
5) N.d.T. : -ul est un « objectif pluriel » selon Parma Eldalamberon nº 17.
6) N.d.T. : On remarquera que Carl F. Hostetter, qui édita la traduction « trou à purin » dans le VT 26, estime que -ishi est une corruption de la déclinaison locative quenya -ssë. La traduction française de ce texte est disponible en téléchargement sur le site de Lambenórë.
7) N.d.T. : cette distinction n’est cependant valable qu’en anglais, où « trou à purin » se dit dungpit, tandis que « fosse d’aisance » est cesspool. Elle ne préjuge en rien de l’ordre réel des composants du mot bagronk en parler noir.
8) N.d.T. : concernant le problème de l’origine des Orques, plus complexe que ce que laisse entendre Craig Daniel, se référer à l’essai De la nature des Orques.
9) N.d.T. : La publication du PE 17, qui n’apporte guère d’éléments supplémentaires au vocabulaire connu du parler noir, laisse à penser que Tolkien s’est en fait bien gardé d’inventer plus de vocabulaire qu’il n’en avait réellement besoin pour l’intrigue du Seigneur des Anneaux.
 
langues/langues_ennemi/parler_noir/deuxieme_opinion_parler_noir.txt · Dernière modification: 26/06/2015 06:37 par Druss
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