Fabrication des noms dans les langues imaginaires

BIBLIOGRAPHIE

Écrits de Tolkien

Ecrits de Tolkien concernant la fabrication des noms propres dans une langue imaginaire comparée à la formation des noms propres dans une langue naturelle :

  • TOLKIEN J.R.R., Les Aventures de Tom Bombadil, traduction de Dashiell Hedayat, édition bilingue, 10-18, Paris 1995. Première édition française, Christian Bourgois, Paris 1975. Édition originale The Adventures of Tom Bombadil, Allen & Unwin Ltd, Londres 1962.
  • TOLKIEN J.R.R., Bilbo le Hobbit, traduction de Francis Ledoux, Livre de poche, Paris 1992. Première édition française Stock, Paris 1969. Édition originale The Hobbit, Allen & Unwin Ltd, Londres 1937.
  • TOLKIEN J.R.R., Carte de la Terre du Milieu, Christian Bourgois, Paris 1994.
  • TOLKIEN J.R.R., Carte du Hobbit, Christian Bourgois, Paris 1996.
  • TOLKIEN J.R.R., Contes et légendes inachevés, 3 tomes, introduction, commentaire et carte établis par Christopher Tolkien, traduction de Tina Jolas, Pocket, Paris 1988. Première édition française Christian Bourgois, Paris 1982. Édition originale Unfinished Tales of Númenor and Middle-earth, Allen & Unwin , Londres 1980.
  • TOLKIEN J.R.R., Les Lettres du Père Noël, Christian Bourgois, Paris 1993. Édition originale, Father Chrismas Letters, Allen & Unwin Ltd, Londres 1976.
  • TOLKIEN J.R.R., Le Livre des Contes Perdus, 2 tomes, traduction d’Adam Tolkien, Christian Bourgois. Paris 1995-1998. Édition originale, The Book of Lost Tales, Allen & Unwin Ltd, Londres 1983-1984, 1986.
  • TOLKIEN J.R.R., Le Seigneur des Anneaux, 3 tomes, traduction de Francis Ledoux, Pocket, Paris 1998. Première édition française Christian Bourgois, Paris 1972. Édition originale The Lord of the Rings, Allen & Unwin Ltd, Londres 1966.
  • TOLKIEN J.R.R., Le Silmarillion, édition établie et préfacée par Christopher Tolkien, traduction de Pierre Alien, Pocket, Paris 1984. Première édition française Christian Bourgois, Paris 1978. Édition originale The Silmarillion, Allen & Unwin Ltd, Londres 1977.

Bibliographie non classée, ouvrages théoriques et dictionnaires

  • Dictionnaire des mythologies et des religions des sociétés traditionnelles et du monde antique, sous la direction de Yves Bonnefoi, Flammarion, Paris 1981.
  • ENGEL P., Théorie des noms propres chez Kripke et Frege, Presse de l’école Normale.
  • GARY-PRIEUR M.-N., « À Propos du fonctionnement sémantique des Noms Propres et des Noms Abstraits », in Les Noms abstraits : histoire et théories, Actes du colloque de Dunkerque, 15–18 septembre 1992 ; textes réunis par Nelly Flaux, Michel Glatigny, Didier Samain, 1996.
  • GUILLEMARD C., Les Mots d’origine gourmande, « Le français retrouvé », Belin, Paris 1986.
  • GUIRAUD P., L’Étymologie, Que sais-je ? PUF no 1122, Paris 1964.
  • GUIRAUD P., La Sémantique , Que sais-je ? PUF, Paris 1966.
  • GUIRAUD P., Structures étymologiques du lexique français, chap III : « Structures onomatopéiques », § 1 « Tric, trac, troc, truc, etc. Structure de la racine Tk », § 2 « Structure de la racine labialisée » ; chap IV, § 1 : « Taxinomies populaires : de la plante à l’animal », § 2-1 « Métonymies onomastiques », § 2-2 « Prénoms métaphoriques » ; chap V, § 2 : « Le champ morpho-sémantique des noms du “matou” », § 3 : « La collusion homonymique ». Larousse, Paris 1967.
  • KRIPKE S., La Logique des noms propres, traduit de l’américain par Pierre Jacob et François Récanati, Éditions de Minuit, Paris, 1982. Édition originale Naming & Necessity, Saul A. Kripke, 1972, 1980.
  • LAMBERT P.-Y., La Langue gauloise, Collection des Hespérides, Errance, Paris 1995.
  • LONGMAN, Dictionary of Contemporary English, troisième édition, Longman Group Ltd, Hallow 1995.
  • ROBERT & COLLINS, Dictionnaire français-anglais, William Collins & Sons, La société du nouveau Littré Dictionnaire Le Robert, Glasgow & Paris 1985.
  • SCHMIDT J., Dictionnaire de la mythologie grecque et latine, Références Larousse, Paris 1991.
  • YAGUELLO M., Alice au pays du langage, Seuil, Paris 1981.
  • YAGUELLO M., Les Fous du langage, des langues imaginaires et de leur inventeurs, Seuil, Paris 1984.
  • BALLY-GUYOT M.-C., Mémoire de maîtrise, L’Utilisation des images dans les noms en botanique.

Autres ouvrages consultés

  • Récits & Poèmes celtiques, domaine brittonique, VI-XVes siècles, préface de Pierre-Jakez Hélias ; textes traduits et présentés par Léon Fleuriot, Jean-Claude Lozac’hmeur et Louis Prat, Stock Moyen-Âge, Paris 1992.
  • AMTHOR T-K., Rivendell, la maison d’Elrond, traduction de Antoine Langer, Hexagonal, Paris 1987. Édition originale Rivendell, The House Of Elrond, Iron-Crown Enterprise 1987.
  • ARIOSTE L., Roland furieux, traduction de C. Hippeau, textes choisis et présentés par Italo Calvino, traduction de Nino Frank, GF - Flammarion , Paris 1982.
  • BLOCH M., Civilisation de l’Occident médiéval, Champs Flammarion.
  • BLOCH M., La Société féodale, Bibliothèque de l’Évolution de l’Humanité, Albin Michel, Paris 1994. Première édition 1939.
  • BRAUDEL F., Structure du quotidien, Livre de poche.
  • BRANSTON B., Les Plus Belles Légendes des Vikings, Fernand Nathan 1979. Édition originale Eurobook Ltd 1978.
  • CARPENTER H., J.R.R. Tolkien, une biographie, traduction de Pierre Alien, Pocket, Paris 1992. Édition originale, Allen & Unwin, Londres 1977, première édition française Christian Bourgois, Paris 1980.
  • CARROLL L., Alice in Wonderland, édition de Donald J. Gray ; deuxième édition. A Norton critical edition, Norton publisher, New York, Londres 1992.
  • COMTE F., Les Grandes Figures des mythologies, Bordas Les Compacts, Paris 1988.
  • DUBOIS P., Les Contes du petit Peuple, Hoebeke, Paris 1997.
  • DUBOIS P., Grande Encyclopédie des fées, Hoebeke, Paris 1996.
  • DUBOIS P., Grande Encyclopédie des lutins, Hoebeke, Paris 1992.
  • De GALLES G., The Journey through Wales, Description of Wales, traduit par Lewis Thorpe, Viking Penguin, New York 1978.
  • HERUBEL M., Contes populaires de Bourgogne, Éditions Ouest–France, Rennes 2000.
  • HÉSIODE, Théogonie, traduction de Paul Mazon, Belles Lettres, Paris 1928.
  • JOURDE P., Géographies imaginaires de quelques inventeurs de mondes au XXe siècle, Gracq, Borges, Michaux, Tolkien, José Corti, Paris 1991.
  • LAZZARINI N., Contes et légendes de Lorraine, Éditions Ouest-France, Rennes 1999.
  • LE BRAZ A., La Légende de la Mort, Coop Breiz, Jeanne Laffitte, 1994.
  • LOVECRAFT H.P., Les Autres Dieux, traduction de Paule Pérez, Librio, Gallimard, Paris 1995, extrait de Dagon, Arkham House (Scott, Meredith Agency), première édition française Pierre Belfond, Paris 1969.
  • MARTIN H., Mentalités médiévales - XI-XV, Nouvelle Clio, PUF, Paris 1996.
  • MORVAN F., Vie & Moeurs des lutins bretons, Babel Actes Sud, Paris 1998.
  • PÂRIS A., Livrets d’opéra, Richard Wagner ; tétralogie L’Anneau du Nibelung (Der Ring der Nibelungen), édition bilingue, Bouquins, Robert Laffont, Paris 1991.
  • RABUCK M., Le Guide des Terres du Milieu, traduction de Luc Masset, Hexagonal, Drancy 1998. Édition originale Middle-Earth Gazeteer, Iron-Crown Enterprise, Charlottesville 1992.
  • ROSTAING C., Les Noms de lieux, Que sais-je ? no 176, PUF, Paris 1992.
  • SCULL C. – HAMMOND W.-G., J.R.R. Tolkien, Artiste & illustrateur, traduction de Jacques Georgel, Christian Bourgois, Paris, 1996. Édition originale J.R.R. Tolkien, Artist & Illustrator, Tolkien Trust 1995.
  • TACITE, Germanie, traduit par A. Cordier, Garnier.
  • THIBAUD R.-J., Dictionnaire de Mythologie et de symbolique celte, Dervy, Paris 1995.

Bibliographie, partie analytique

Écrits de Tolkien

Écrits de Tolkien concernant la fabrication des noms propres dans une langue imaginaire comparée à la formation des noms propres dans une langue naturelle.

  • Appendice & Index du Seigneur des Anneaux, tome 4, Christian Bourgois, Paris 1972.
    Le grand intérêt de cet appendice se trouve dans les nombreux arbres généalogiques qui le composent ; nous trouvons alors tout naturellement matière à commentaires en ce qui concerne les noms propres.
  • Les Aventures de Tom Bombadil, traduction de Dashiell Hedayat, édition bilingue, 10-18, Paris 1995. Première édition française, Christian Bourgois, Paris 1975. Édition originale The Adventures of Tom Bombadil, Allen & Unwin Ltd , Londres 1962.
    Il s’agit d’un recueil de poèmes, certains sont parfois déjà cités dans d’autres ouvrages, on peut y reconnaître aussi des épisodes relatés dans les romans. D’autres sont plus originaux dans le sens où ils n’avaient jamais été publiés auparavant. Les différents poèmes sont les suivants :
    • « The Adventures of Tom Bombadil », « Les aventures de Tom Bombadil » : poème ayant pour principal protagoniste Tom Bombadil personnage important du Seigneur des Anneaux, des fragments de ce poème ainsi que des passages lui ressemblant sont inclus dans le chapitre VII de la première partie du Seigneur des Anneaux ; les noms propres utilisés sont le plus souvent marqués par une volonté de représentation de la campagne et de la nature.
    • « Bombadil Goes Boating », « Bombadil en bateau » : il s’agit d’une suite du poème précédent.
    • « Errantry », « Errance » : l’intérêt de ce poème réside dans l’utilisation de noms de lieux imaginaires.
    • « Princess Mee », « Princesse Moa » : ici, les patronymes sont fondés sur le jeu de mots et le calembour.
    • « The Man in the Moon Stayed Up Too Late », « L’Homme dans la Lune a veillé trop tard » : poème cité in-extenso par Frodo Baggins dans le Seigneur des Anneaux.
    • « The Man in the Moon Came Down Too Soon », « L’Homme dans la Lune est descendu trop tôt »
    • « The Stone Troll », « Le Troll de pierre » : ce poème est cité en son intégralité dans Le Seigneur des Anneaux à la fin du livre I. Il met en scène Tom Bombadil et un troll ; cet épisode n’est pas sans rappeler celui de Bilbo le Hobbit où deux trolls surpris par le jour se voient transformés en statues de pierre.
    • « Perry-the-Winkle », « Perry-le-Bigorneau »
    • « The Mewlips », « Chats-gluants »
    • « Oliphaunt », « Elifant » : on trouve trace de ce poème dans Le Seigneur des Anneaux où maître Sam se trouve confronté à un de ces animaux mythiques ressemblant à un éléphant d’où leur nom proche de ce dernier. Nous pouvons à cet égard faire un rapprochement avec le mot oliphant utilisé en français ancien.
    • « Fastitocalon », « Fastitocalon »
    • « Cat », « Chat »
    • « Shadow-bride », « La Femme de l’Ombre »
    • « The Hoard », « Le Magot »
    • « The Sea-Bell », « La Cloche marine »
    • « The Last Ship », « Le Dernier Vaisseau »
  • Faërie - Feuille, de Niggle - Le Fermier Gilles de Ham - Smith de Grand Wootton, traduit de l’anglais par Francis Ledoux, Christian Bourgois, Paris 1996. Édition originale Allen & Unwin, Londres 1949, 1957, 1964. Première édition française Christian Bourgois 1974.
  • Le Livre des Contes Perdus, 2 tomes, traduction de Adam Tolkien, Christian Bourgois. Paris 1995-1998. Édition originale, The Book of Lost Tales, Allen & Unwin Ltd, Londres 1983-1984, 1986.
    Tout l’intérêt de ces ouvrages réside dans le fait qu’ils recueillent de nombreux textes qui n’avaient jamais été publiés auparavant. Ces textes sont une collection organisée des premiers écrits de l’auteur ; on y trouve les textes suivants :
    • Premier tome :
      • La Chaumière du jeu perdu
      • La Musique des Ainur
      • La Venue des Valar et la Construction de Valinor
      • L’Enchaînement de Melko
      • La Venue des Elfes et la Construction de Kôr
      • Le Vol de Melko et l’Assombrissement de Valinor
      • La Fuite des Noldoli
      • Le Conte du Soleil et de la Lune
      • La Dissimulation de Valinor
      • Le Conte de Gilfanon : La Peine des Noldoli et la Venue des Hommes
    • Second tome :
      • Conte de Tinuviel
      • Turambar et le Foaloke
      • La Chute de Gondolin
      • Le Nauglafring
      • Conte d’Earendel
      • Histoire d’Eriol ou AEflwine

Autres ouvrages consultés - Ouvrages théoriques et dictionnaires

  • Récits & Poèmes celtiques, domaine brittonique, VI-XVes siècles, préface de Pierre-Jakez Hélias ; textes traduits et présentés par Léon Fleuriot, Jean-Claude Lozac’hmeur et Louis Prat, Stock Moyen-Age, Paris 1992.
    Voici une sélection de textes très utiles pour établir un parallèle entre les textes de notre auteur et la tradition celte notamment les textes les plus anciens,
    • Ancienne poésie galloise :
      • L’ancienne poésie gnomique galloise
      • Englynion y Bidiau
      • Taliesin et Urien
      • Éloge de Kynan Garwyn, fils de Brochvael
      • Le Canu Aneirin
      • La robe de Dinogad
    • Un fragment de la poésie antique chez les Bretons continentaux
      • Le Canu Llywarch hen
    • Littérature prophétique chez les Bretons
      • Première branche : Pwyll, prince de Dyvet
      • Deuxième branche : Branwen, fille de Llyr
      • Troisième branche : Manawyddan, Fils de Llyr
      • Quatrième branche : Les trois malédictions d’Aranrot
    • Le rêve de Maxime
    • Arthur et le cycle arthurien
      • Poème sur Arthur
      • Peredur
      • Le Saint Graal
      • Kulhwch et Olwen
      • Geoffroy de Monmouth : histoire des rois de Bretagne
    • Merlin
      • Poèmes gallois et bretons
      • Geoffroy de Monmouth : vie de Merlin (extraits)
    • Le thème de la ville engloutie
    • Textes du folklore moderne
      • L’enfant de la Korrigane
      • Les chasseurs et le petit homme rouge
      • Le conte de Koadalan
  • Amthor T.-K., Rivendell, la maison d’Elrond, traduction de Antoine Langer, Hexagonal, Paris 1987. Édition originale Rivendell, The House Of Elrond, Iron-Crown Enterprise 1987.
    Les cartes de Rivendell, la maison d’Elrond sont extrêmement utiles pour établir les listes de toponymes, en particulier ceux proche de Rivendell « Fondcombe », lieux où réside Elrond, personnage important de l’univers de Tolkien. Un autre ouvrage du même type a permis d’établir une liste des toponymes de la Comté « The Shire », lieu de résidence des Hobbits.
  • Arioste L., Roland furieux, traduction de C. Hippeau, textes choisis et présentés par Italo Calvino, traduction de Nino Frank, GF-Flammarion, Paris 1982.
    Le Roland furieux ne peut être considéré véritablement comme une référence de Tolkien mais il est intéressant de l’envisager dans son rôle « d’anti-référence ».
  • Branston B, Les plus belles légendes des Vikings, Fernand Nathan 1979. Édition originale Eurobook Ltd 1978.
    • Le mauvais tour joué au roi Gylfi
    • Le monde de glace et de feu
    • La création du monde
    • Le jour et la nuit
    • Les premiers humains
    • Yggdrasill, le frêne du monde
    • L’Age d’or d’Asgard
    • Heimdall à Midgard
    • Les Nornes
    • Loki et ses méchants enfants
    • La guerre céleste
    • Les murs d’Asgard
    • Les pommes de la vie éternelle
    • Odin se prépare au Ragnarok
    • Sigurd et le dragon
    • L’histoire du bonnet trembleur
    • Comment le loup Fenrir fut enchaîné
    • Sur l’origine du marteau de Thor
    • Thor se bat contre le géant Krungnir
    • Thor s’en va pêcher
    • Thor dans la forteresse des géants
    • Thor prend des vacances
    • Le marteau de Thor est volé
    • La mort de Balder
    • La vengeance des Dieux
    • Le Ragnarok, crépuscule des Dieux
    • Le retour des Dieux
    • Un nouveau tour est joué au roi Gylfi
  • Carpenter H., J.R.R. Tolkien, une biographie, traduction de Pierre Alien, Pocket, Paris 1992, édition originale Allen & Unwin, Londres 1977, première édition française Christian Bourgois, Paris 1980.
    Le plus utile dans cette bibliographie est la partie qui nous expose la carrière scientifique du Professeur Tolkien : chapitre III : La naissance d’une mythologie.
  • Carroll L., Alice in Wonderland, édition de Donald J. Gray ; deuxième édition. A Norton critical edition, Norton publisher, New York, Londres 1992.
    Tout l’intérêt des inventions langagières de Carroll ou de Lovecraft n’est pas dans le sens de ces inventions mais dans l’effet qu’elles produisent ; la différence avec Tolkien est essentiellement dans ce point de vue.
  • Comte F., Les Grandes Figures des mythologies, Bordas Les Compacts, Paris 1988.
    Fernand Comte nous livre les figures de la mythologie gréco-romaine bien évidemment mais aussi les figures des mythologies nordiques, irlandaises et islandaises ; celles-ci sont fort utiles pour comprendre les références du professeur Tolkien (voir dans le classement les explications sur les Géants et les nains).
  • Dubois P.,
    • Grande Encyclopédie des fées, Hoebeke, Paris 1996.
    • Grande Encyclopédie des lutins, Hoebeke, Paris 1992.
    • « Bellurette » de Jérôme Doucet ; « La légende de Knockgrafton » de William Butler Yeats ; « Tom-Til-Brac » de Gérard de Rode; « Le tarnhelm » de Hugh Walpole ; « Teuz-ar-Pouliet » d’Emile Souvestre in Les Contes du petit Peuple, Hoebeke, Paris 1997.
      Pierre Dubois se nomme lui-même « elficologue » ; il connaît donc la plupart des personnages surnaturels existants dans les différentes mythologies. Son étude nous fut très utile pour faire des parallèles entre les différents personnages mythologiques. Nous avons donc pu constater de nombreuses constantes dans l’apparition de ces personnages. Dans différents pays même parfois très éloignés, nous retrouvons les mêmes légendes à quelques variantes près (voir dans le texte le passage sur les Nains qui sont représentés dans de nombreux pays d’Europe et d’ailleurs).
      Dans Les Contes du petit Peuple, il a regroupé différents contes mettant en scène les personnages surnaturels les plus connus ; ils sont à remarquer que ces contes viennent de tous les pays.
  • Forster R., The Complete Guide to Middle-Earth, HarperCollins Publishers, Londres 1993. Première édition par Unwin Paperbacks.
    Il s’agit d’un ouvrage édité en langue anglaise, il permet de se déplacer dans l’œuvre de Tolkien très facilement. Son auteur a voulu faire une collection de tous les noms propres de l’œuvre de Tolkien. Il ne les explique pas, ne donne pas forcément l’étymologie mais s’attache essentiellement à la généalogie des personnages. C’est néanmoins un ouvrage–clé pour celui qui s’intéresse aux personnages de Tolkien.
  • Gary-Prieur M.-N., « A Propos du fonctionnement sémantique des Noms Propres et des Noms Abstraits » in Les Noms abstraits : histoire et théories : Actes du colloque de Dunkerque, 15-18 septembre 1992 ; textes réunis par Nelly Flaux, Michel Glatigny, Didier Samain, 1996.
    L’article de Marie-Noëlle Gary-Prieur est particulièrement intéressant dans le sens où il fait le point sur la définition de « noms propres » et notamment sur l’absence de sens des noms propres.
  • Guiraud P., Structures étymologiques du lexique français, chap. III : « Structures onomatopéiques », §1 « Tric, trac, troc, truc, etc. Structure de la racine Tk », §2 « Structure de la racine labialisée » ; chap. IV, §1 « Taxinomies populaires : de la plante à l’animal », §2-1 « Métonymies onomastiques », §2-2 « Prénoms métaphoriques » ; chap. V, §2 « Le champ morpho-sémantique des noms du “matou” », §3 « La collusion homonymique », Larousse, Paris 1967.
    Cet ouvrage de Pierre Guiraud ne peut nous aider que pour l’analyse des traductions françaises ; il est bien clair que la plupart de ces traductions ont été données pour ressembler le plus possible à l’original. En ce qui concerne les noms de plantes formés à partir d’images contenant des noms d’animaux le mouvement de fabrication semble être le même qu’en français (voir également dans cette optique le mémoire de maîtrise de Marie-Claire Bally-Guyot, Mémoire de maîtrise dirigé par M. Taverdet, professeur à l’Université de Bourgogne, L’Utilisation des images dans les noms en botanique). Tout ce qui concerne les prénoms métaphoriques fonctionne selon le même principe de formation ; à savoir une caractéristique marquante du personnage qui finit par le montrer en son entier.
  • Jourde P., Géographies imaginaires de quelques inventeurs de mondes au XXe siècle, Gracq, Borges, Michaux, Tolkien, José Corti, Paris 1991.
    Ce travail est la très juste analyse de la démarche des « inventeurs de mondes » ; Pierre Jourde nous montre comment on peut inventer une représentation fictive d’un monde, que ce monde soit idéal ou cauchemardesque. Nous apprenons que chez Tolkien le monde représenté est non seulement « un autre lieu » mais surtout « un autre temps ».
    • chapitre X : L’Histoire imaginaire,
    • chapitre XI : L’Ethnologie imaginaire,
    • chapitre XII : Langages.
  • Kloczko E., Encyclopédie de la Terre du Milieu, Dictionnaire des langues elfiques, volume 1, Tamise, Toulon 1995.
    Les entrées de ce dictionnaire sont intéressantes car elles permettent d’expliquer de nombreux noms propres, il s’agit, bien sûr, de noms communs mais les racines des mots et les explications qui en découlent sont très utiles pour expliciter les noms propres qu’ils soient anthroponymes, théonymes ou toponymes.
  • Kloczko E., Tolkien en France, Arda, Paris 1998.
    Recueil de différents articles sur le travail de J.R.R. Tolkien et exposition de l’attention offerte à l’œuvre par la critique et le public français. Les articles particulièrement utiles à notre étude sont les suivants :
    • « L’épopée religieuse de J.R.R. Tolkien » par F. Léaud
    • « Smith de Wootton Major, un testament poétique » par E. Kloczko
    • « Merveilleux et fantastique (?) dans The Lord of the Rings » par F. Poyet
    • « J.R.R. Tolkien : Syllogistique du merveilleux » par J.-F. Orjollet
  • Kripke S., La Logique des noms propres, traduit de l’américain par Pierre Jacob et François Récanati, Éditions de Minuit, Paris, 1982. Édition originale Naming & Necessity, Saul A. Kripke, 1972, 1980.
    La théorie de Saul Kripke est intéressante dans notre optique des noms propres chez Tolkien car elle nous permet de distinguer le « monde possible » du « monde réel » ; le monde possible prend toute sa réalité à partir du moment où il est nommé. Chez Tolkien comme chez de nombreux auteurs de science-fiction ou d’heroic fantasy, les noms propres deviennent la marque d’une existence « réelle » ; il est d’ailleurs indispensable de donner cette marque de réel à une œuvre fictive sinon elle n’a aucun point d’ancrage dans l’esprit de son lecteur.
  • Lambert P.-Y., La Langue gauloise, Collection des Hespérides, Errance, Paris 1995.
    Cet ouvrage nous a été d’une réelle aide lorsqu’il a fallut trouver des traductions pour des noms dont l’origine était très certainement celtique ou gauloise. L’ouvrage de Pierre-Yves Lambert se décompose de la manière suivante :
    • Première partie : Analyse linguistique du gaulois
      • Chapitre I : Situation linguistique du gaulois
      • Chapitre II : La recherche étymologique : formation des mots
      • Chapitre III : Phonologie du gaulois
      • Chapitre IV : Morphologie
      • Chapitre V : Note de syntaxe
    • Deuxième partie : Les documents épigraphiques
      • Chapitre VI : Épigraphie gallo-étrusque
      • Chapitre VII : Épigraphie gallo-grecque
      • Chapitre VIII : Gallo-latine sur pierre
      • Chapitre IX : Le calendrier de Coligny
      • Chapitre X : Gallo-latine sur instrumentum, I
      • Chapitre XI : Gallo-latine sur instrumentum, suite
      • Chapitre XII : Grands textes magiques : Chamalières, Larzac
      • Chapitre XIII : Autres textes magiques
      • Chapitre XIV : Les légendes monétaires
    • Troisième partie
      • Chapitre XV : Mots français d’origine gauloise
      • Appendice : Termes latins empruntés au gaulois
      • Le glossaire d’Endlicher
        Dans cette dernière partie nous avons pu trouver nombreux mots qui auraient pu servir à Tolkien pour forger ses noms propres ; même si nous ne pouvons être sûrs qu’il a bien utilisé ces sources, il y a une grande « ressemblance physique » entre ces mots d’origine gauloise et les patronymes tolkieniens. Il faudrait alors se poser la question : Tolkien a-t-il voulu réellement donner un sens à ses noms propres qu’ils soient noms de personne, toponymes ou théonymes ? Ou a-t-il voulu donner seulement un « air de vérité » à ses créations ? On peut penser que les grandes différences entre Tolkien et les autres auteurs de science-fiction ou de médiéval-fantastique et notamment les moins lettrés, se situe bien là : Tolkien donne à ses écrits une source parfaitement identifiable. Ses références sont clairement exprimées et il ne se cache pas d’utiliser des références celtiques, islandaises ou d’une manière plus générale du « Nord » (de l’Europe s’entend). Ce ne sont pas des références de pacotille comme on peut parfois le penser avec d’autres œuvres issues du médiéval-fantastique.
  • Lazzarini N., Contes et légendes de Lorraine, Éditions Ouest-France, Rennes 1999.
    Dans ce recueil nous pouvons trouver un conte intitulé « La mésaventure d’un bossu », ce conte est à rapprocher de « La Légende de Knockgrafton » de William Butler Yeats où le personnage disgracié par une énorme bosse se voit débarrasser de celle–ci grâce à l’intervention miraculeuse des lutins. En Lorraine on les appelle parfois les sotrés, dans le conte de Yeats, on les appelle les cluricaunes, lutins typiques d’Irlande. Cette légende existe aussi en Bretagne où ce sont les korrigans qui tiennent le rôle des magiciens.
  • Le Braz A., « Les deux vieux arbres » in La Légende de la Mort, Coop Breiz, Jeanne Laffitte, 1994.
    Ce conte « Les deux vieux arbres » est particulièrement utile pour expliquer la présence et peut-être l’apparition des personnages végétaux anthropomorphes dans Le Seigneur des Anneaux. Cela est à rapprocher également du Câd Goddeu ou « Combat des Arbres » où l’on voit des arbres mener une bataille rangée.
  • Morvan F, Vie & Mœurs des lutins bretons, Babel Actes Sud, Paris 1998 :
    • Préliminaires : Chapitre ennuyeux mais utile
    • Première partie : L’étrange vie du clan des Korrigans
      • §2 Mais à quoi ressemblent-ils?
      • §3 La rage de la danse en rond
      • §7 Mariages et acclimatations
      • §8 L’exil des korrigans
    • Troisième partie : Mille et mille lutins n’en font jamais un
      • §2 Brusque apparition du Teuz
      • §3 Le lutin du foyer
      • §7 Quelques mauvais esprits
    • Quatrième partie : Le petit peuple des mers et des rivages
      • §1 Les Morgans
      • §2 Nicole, lutin de mer
      • §3 Quelques lutins des rivages
        Ici, nous avons pu retrouver de nombreuses références sur les petits personnages qui peuplent la mythologie celte ; un certain nombre d’entre-eux ressemblent fortement aux personnages de Tolkien. Françoise Morvan cite notamment René–François Le Men, archiviste du Finistère au siècle dernier qui a recueilli de très nombreuses informations sur les korrigans, nains et autres géants. Son œuvre se découpe selon le plan suivant :
        1. Les nains
        2. Les géants, les lutins, les loups-garous, les lavandières de nuits, les boudikets, le feu follet, l’herbe d’oubli, les esprits follets, les conjurés, la Peste
          Il y a une certaine hésitation en ce qui concerne l’appellation lutin ; le lutin n’est pas forcément minuscule puisque le mot vient du latin Neptunus, figurant dans une liste de démons datant du VII° siècle. Mieux vaudrait utiliser, selon M. Lecouteux le terme de nain. Seulement voilà, chez Tolkien, les nains et les lutins n’ont strictement rien à voir.
          Les lutins bretons ont beaucoup de points communs avec les petits personnages inventés par Tolkien ; il a lui même visité la Bretagne et cela malgré sa gallophobie car, selon Carpenter, Tolkien pensait que les vrais Bretons sont d’origine celte et que leur langue connaît de nombreux points communs d’avec le gallois ; son voyage date de 1913, donc très tôt dans sa recherche de linguiste.
  • Pâris A., Livrets d’opéra, Richard Wagner ; tétralogie L’Anneau du Nibelung (Der Ring des Nibelungen), édition bilingue, Bouquins, Robert Laffont, Paris 1991.
    L’Anneau du Nibelung est très utile pour expliciter la présence des dragons et autres trésors magiques ; chez Tolkien tout comme dans la Tétralogie, les dragons sont des animaux perfides et dangereux nous notons alors une constante dans l’utilisation de la présence de ces animaux.
  • Robert & Collins, Dictionnaire français-anglais, William Collins & Sons, la Société du nouveau Littré, Dictionnaire Le Robert. Glasgow & Paris 1985.
    Ce dictionnaire nous a aidés à trouver la traduction qui nous semblait la plus appropriée lorsque nous avions un doute quant à une traduction donnée dans un ouvrage en français.
  • Schmidt J., Dictionnaire de la mythologie grecque et latine. Références Larousse, Paris 1991.
    Un certain nombre de références gréco-latines sont tout de même présente dans l’œuvre de Tolkien même s’il s’en défend.
  • Scull C. - Hammond W.-G., J.R.R. Tolkien, artiste & illustrateur, traduction de Jacques Georgel, Christian Bourgois, Paris, 1996. Édition originale J.R.R. Tolkien, Artist & Illustrator, Tolkien Trust 1995.
  • Tolkien J.R.R., Les Lettres du Père Noël, Christian Bourgois, Paris 1993 ; Édition originale Father Chrismas Letters, Allen & Unwin Ltd, Londres 1976.
  • Tolkien J.R.R., Peintures & aquarelles, Christian Bourgois, Paris 1993.
    Ces trois ouvrages permettent de distinguer le monde de Tolkien d’une manière différente ; les dessins de l’auteur même sont le direct reflet de son imagination ; mieux encore que par la description la plus élaborée.
  • Thibaud R.-J., Dictionnaire de Mythologie et de symbolique celte, Dervy, Paris 1995.
    Ce dictionnaire est un ouvrage clé pour celui qui cherche une référence celtique. Bon nombre d’entrées donne un éclairage particulier sur le traitement des références celtiques dans les personnages inventés par le professeur Tolkien. Voir, par exemple, l’entrée « Calendrier druidique » ; nous apprenons de nombreuses choses sur l’apparition des « arbres combattants » figure reprise par Tolkien pour la description de ses Ents.
 
langues/textes/fabrication-noms-bibliographie.txt · Dernière modification: 11/09/2014 21:24 par Druss
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