Une brève histoire du « et » en elfique

 Quatre Anneaux
Thorsten Renk
traduit par Damien Bador
Articles de synthèse : Ces articles permettent d’avoir une vue d’ensemble du thème traité mais ils nécessitent une bonne connaissance des principales oeuvres de J.R.R Tolkien.

Introduction

On s’attendrait peu à ce que la conjonction « et » soit un problème complexe dans la création d’une langue artificielle. Et pourtant, dès les premiers exemples de la création des langues elfiques par Tolkien, deux thèmes apparaissent clairement : il ne devait pas y avoir un seul mot pour « et », mais selon le contexte il devait y avoir une distinction entre deux différents (au moins) ; et chacune des expressions pour « et » n’était pas seulement un mot mais était liée à d’autres prépositions par son étymologie. Même « et » possède une histoire dans les langues elfiques. Lorsque l’on suit l’apparition des mots pour « et » au travers des phases conceptuelles successives de l’elfique, un troisième thème émerge : le mot le plus commun pour « et », ar, apparut dès l’origine sous sa « vraie forme » — Tolkien était content avec ce son — mais sa dérivation posa des problèmes de modifications et changements de signification des racines et de cohérence du système phonologique elfique. Ainsi, nous pouvons observer de nombreuses dérivations différentes du même mot au long des différentes phases de l’elfique. Bien que cela ne soit pas spectaculaire en soi, le développement de « et » en elfique sert d’exemple instructif sur l’attention que portait Tolkien à des détails apparemment insignifiants.

Goldogrin et qenya premier

Le « Gnomish Lexicon »1) connaît déjà deux mots différents pour « et » — ar et li. Ils sont expliqués comme suit dans le lexique :

« ar(2) et, aussi, essentiellement entre des phrases, entre les noms le est utilisé, et entre les adjs. très souvent pas de copule [sic — Tolkien voulait probablement dire ici “pas de conjonction”] »2)
« li (le, archaïque) (1) avec (uniquement pour l’accompagnement) utilisé entre les noms = et. C’est la manière habituelle de traduire “et” dans de telles expressions, mais pas devant l’article (= q[uenya] : ) comme dans gontha li dessa« garçon et fille »3)

Ce que ces notes assez obscures semblent sous-entendre est qu’il existe deux mots pour traduire le mot « et », ar et li. Lorsque deux noms sont joints comme dans « A et B », de sorte qu’une signification « A ensemble avec B » est sous-entendue, li est la conjonction à choisir. Cependant, cela n’est pas le cas si les noms sont précédés d’un article défini (probablement à cause du fait que l’article est habituellement i, ce qui donnerait li i, qui est une combinaison phonétiquement inélégante). D’un autre côté, si deux phrases sont jointes avec la signification « A advint et B advint également », c’est ar qui est employé. Tolkien indique ici que les listes d’adjectifs ne requièrent pas de conjonction, mais en dépit de la petitesse du corpus goldogrin, nous avons des exemples qui indiquent que si une conjonction est utilisée entre des adjectifs, il s’agit de ar :

  • talwi i’loss ar gwandra nan·Idril « les magnifiques pieds blancs d’Idril4)
  • talin i’lossi ar gwandron nan·Idril « les magnifiques pieds blancs d’Idril5)
  • i·fesc ar i·dusc « un chiffon rouge devant un taureau » (lit. « l’irritant et l’irritable)6)

Le dernier exemple peut aussi servir pour illustrer le rôle de l’article défini.

Des informations se superposant partiellement avec les précédentes se trouvent dans le « Qenya Lexicon ». La racine y donne la préposition « avec », comme sous-entendu par le GL : le « avec » (accompagnement)7) Deux racines sont susceptibles d’être apparentées au gnomique ar :

  • ARA « s’étaler, s’étendre de côté » […] are adv. « à côté, le long de » ar(a) « mais »8)
  • ASA ar (as-) « vers, contre, suivant, sur (mur) »9)

Finalement, le mot habituel pour « et » trouvé dans le QL n’est pas dérivé de l’une d’entre elles, mais est une racine entièrement nouvelle, YA (qui réapparaîtra aussi dans les étapes tardives du développement des langues elfiques) : YA ya(n) « et »10) Néanmoins, dans les exemples attestés des premiers textes elfiques, comme « Nienique »11) ou « Earendl », ar se trouve traduire « et » plutôt que yan, cf. :

  • ar wingildi wilwarindear« et les fées d’écume comme des papillons »12)
  • ar laiqali linqi falmari « et les vagues vertes mouillées »13)

Noldorin et qenya

La principale étape conceptuelle suivante est atteinte avec le noldorin et le qenya des « Étymologies ». Ici, ar est le mot approprié pour exprimer « et » en qenya, mais sa dérivation assez inventive (donnée sous la racine AR dans « Les Étymologies ») est un vrai joyau, illustrant à nouveau la compréhension que Tolkien avait des processus qui forment les langues :

« AR(2) q[uenya] ara en-dehors, à côté ; aussi préfixe ar- comme dans Arvalin (= en-dehors de Valinor) En q[enya] il a une signification purement locale […] En n[oldorin] ar- développa un sens privatif (comme l’anglais “without”) probablement par fusion avec *al- qui est seulement préservé dans Alchoron = q[enya] : ilkorin [LA] Ainsi arnediad sans nombre = innombrable [NOT]. Dans ce sens le q[enya] utilise ava- comme avanóte (voir AWA) D’où q ar et. »14)

De plus, nous apprenons que ce dernier ar était initialement écrit ar(a)15). Ce que cela signifie est que la même racine AR donnait « et » en qenya, qui peut fort bien prendre, comme nous l’avons vu ci-dessus, la signification « avec », tandis que la signification du noldorin était exactement le contraire — là ar- a la même signification que l’angl. without16) La clef de ce remarquable développement est que la signification originelle de la racine est quelque chose comme « au côté de » — d’où provient la signification en qenya. Appliqué aux lieux et aux contrées, un endroit qui est « à côté » d’une autre région est aussi « en-dehors » de celle-ci. Et un développement similaire à celui de l’anglais eu lieu en elfique : en anglais, without était à l’origine l’opposé de within, signifiant « en-dehors de quelque chose » — mais il acquit plus tard une signification liée à un manque de quelque chose. Ainsi, la signification du noldorin ar- peut s’expliquer. Et pourtant, dans l’un des rares exemples de noldorin dont nous disposions, ar traduit directement « et » :

lheben teil brann i annon ar neledh neledhi gar godrebh « cinq pieds de haut la porte et trois peuvent marcher de front »17)

Dans la Lettre du Roi, laquelle marque les premières évolutions du noldorin vers le sindarin, nous voyons aussi ar signifier clairement « et » dans plusieurs exemples, joignant des listes de noms aussi bien que des propositions. Peut-être faudrait-il considérer qu’il s’agit d’un emprunt tardif au quenya ?

  • aran Gondor ar Hîr i Mbair Annui « Roi de Gondor et Seigneur des Terres occidentales »18)
  • Ar e anîra … « Et il désire… »19)
  • ar Meril bess dîn; ar Elanor, Meril, Glorfinniel, ar Eirien sellath dîn; ar Iorhael, Gelir, Cordof, ar Baravorn, ionnath dîn « et Rose sa femme ; et Elanor, Rose, Tresses d’Or, et Marguerite ses filles ; et Frodo, Merry, Pippin et Hamfast, ses fils »20)
  • A Pherhael ar am Meril « À Samsagace et Rose »21)

Nous disposons aussi de quelques exemples de qenya de cette période, essentiellement tirés de la « Chanson de Fíriel » et du fragment onirique que reçoit Alboin. Aucun de ces exemples ne nous présente quelque chose d’inattendu.

  • ar antaróta mannar Valion « et il le déposa dans les mains des Seigneurs »22)
  • ar ilqa ímen « et tout ce qui est en eux »23)

Sindarin et quenya

A l’époque où le développement des langues atteint le stade qu’elles présentent dans le SdA, pas grand-chose n’a changé en quenya. Le mot pour « et » demeure ar, comme le montre le serment que prononce Aragorn à son couronnement :

  • Sinome maruvan ar Hildinyar « En cet endroit je m’établirai ainsi que mes héritiers »24)

Cependant, il y a eu un changement dans le développement du noldorin en sindarin. Dans cette dernière langue, le mot pour « et » semble désormais être a, comme le montrent deux exemples du SdA et un dans le « Chant de Lúthien » :

  • pedo mellon a minno « Parle, ami, et entre »25)
  • Daur a Berhael « Frodo et Sam »26)
  • loth a galadh « #fleur et arbre »27)

Néanmoins, dans le Ae Adar, le mot est de nouveau ar :

  • ar díheno ammen i úgerth vin « et pardonne nos péchés »28)

Dans les versions contemporaines de l’Ataremma et de l’Aiya María en quenya, il semble évident que le mot pour « et » reste ar, mais qu’il existe une préposition quenya as « avec », qui peut former des composés avec les pronoms :

  • ar aistana « et béni »29)
  • aselye « avec vous »30)

Cette dernière préposition peut aussi être impliquée dans la citation sindarine

  • Athrabeth Finrod ah Andreth « Le débat de Finrod et Andreth »31)

qui fut écrit autour de 1959. Il est très instructif de suivre les explications que Tolkien donne lui-même pour certaines de ces formes dans « Words, Phrases & Passages in ‘The Lord of the Rings’ »32). En résumé, son problème était de trouver une dérivation qui puisse intégrer le q. ar et le sind. a tout en produisant une phonologie cohérente. Potentiellement, les racines AR, AS et AD pouvaient donner le quenya ar. À ce point, Tolkien semble avoir rejeté la racine AR utilisée dans « Les Étymologies », qui portait désormais une signification intensive à la place33). Cela laissait les deux autres possibilités, et Tolkien les essaya toutes deux. Dans la discussion sur a minno, nous trouvons le paragraphe suivant qui montre que son idée à ce moment était que le sindarin a comme le quenya ar dérivaient d’une racine commune AS, qui donnait aussi naissance à une préposition quenya « avec ». De plus, Tolkien introduisit l’idée que ce a générerait une mutation dans le mot d’après. Dans la Lettre du Roi tout au moins, aucune lénition n’avait antérieurement été vue avec ar, comme l’indiquent ar Hîr, ar Meril et ar Baravorn. Les implications qu’auraient ces nouvelles racines pour le sindarin, en termes de mutations induites dans le mot suivant sont assez complexes (et données ici sous forme abrégée) :

« a “et” (< as(a) = q[uenya] ar) : en s[indarin] ce a laisse les initiales b, d, g, m, n, s ; mais change p, t, c > f, th, ch ; et aspire les voyelles (a hannon “et la porte”) et r, l > rh, lh […]34)

cependant cela fut immédiatement modifié en faveur d’une dérivation d’une racine AD :

« a “et” (< ad(a) = q[uenya] az > ar) en s[indarin] ce a laisse inchangées les initiales b, d, g, m, n, s ; mais change p, t, c > f, th, ch ; adt > att, […] »35)

Cependant, Tolkien rejeta aussi cette idée, notant que la phonologie qu’il esquissait ne pourrait expliquer a Berhael (qui apparaîtrait à la place sous la forme **a Ferhael). Il nota subséquemment que le vieux sindarin avait une forme ath36) et fit un nouvel essai avec :

« a “et” (< ad(a) q[uenya] ar n[oldorin] a(ð), a, að devant les voyelles, avec mutation douce »37)

Si cela ne parvient pas prendre en compte le ah que l’on voit dans l’Athrabeth, à l’époque où cette proposition fut écrite, elle était du moins compatible avec toutes les formes publiées, et Tolkien était donc libre de donner la même explication pour l’usage ultérieur de ar en quenya :

« ar (< ad) mot quenya habituel pour « et » (à l’origine une préposition “à côté de”) »38)

Néanmoins, une fois qu’il atteint le problème, il revint à certaines idées anciennes et commença à élaborer ce concept de manière conséquente. Dans les paragraphes suivants, nous apprenons qu’il existait au moins trois mots différents qui pouvaient traduire le mot « et » :

  • yo entre deux éléments qui étaient par nature ou tradition étroitement associés mais ne formaient pas une paire, mais pas dans les répétitions emphatiques ni dans les mots synonymes. Dans ce cadre, nous avons les exemples Manwe yo Varda et Eldar yo Fírimar39). Cela pourrait s’inspirer du qenya premier ya(n).
  • ta, une forme réduite de « alors », devant chaque nouvelle instance d’une série ou liste, mais aussi dans certains cas qui pourraient être marqués par une pause en anglais. Comme cela est un peu confus, nous pouvons étudier l’exemple fourni : Sanome tarne Olórin, Arakorno, Eomer, Imrahil, mi mīse, mi telepta yo morna, mi laiqua yo ninque, mi luini, ta Gimli mi losseä. « Là se tenaient Gandalf et Éomer et Imrahil, en gris, et en argent et noir, et en vert et blanc, en bleu et Gimli en blanc. »40) L’apparence de la « pause » est ici liée au fait que Gimli est mentionné après-coup dans cette énumération.
  • ar en particulier entre les propositions, à l’origine une préposition dérivée de ADA « le long de, au côté de ». Dans l’usage tardif, elle supplanta d’autres constructions, à l’exception de yo entre des collocations habituelles.

Cette racine se trouve en effet ultérieurement :

  • ADA « le long de, au côté de »41)

Finalement, une traduction très intrigante de « et » se trouve dans les « Notion Club Papers » dans les « Fragments avalloniens ». Nous y trouvons :

  • o « et »42)

qui n’était pas précédemment apparue. Elle n’est cependant pas répétée dans la version des fragments reproduite en SD, p. 310 – là ar apparaît comme on s’y attendait.

Révisions tardives

Tandis qu’après la publication du SdA, l’étymologie du q. ar semble avoir été la racine ADA, Tolkien ne se satisfit point de cette idée et revint finalement à une étymologie différente. Mais un concept également intéressant est l’introduction de –ye qui pourrait aussi avoir été inspirée par le qenya premier ya(n), qui ne fut après tout jamais vraiment utilisé dans les textes. La nouvelle forme est apparente dans :

  • imbi Menel Kemenye « entre Ciel et Terre »43)

et Tolkien nous donne une belle explication de cette forme dans un court paragraphe qui souligne aussi ses idées contemporaines sur la manière dont « et » s’exprime dans les autres langues elfiques.

« -ye “et” ajouté au deuxième [terme] d’une paire […]. Normalement toujours utilisé en q. pour des paires habituellement associées comme le Soleil, la Lune ; le Ciel, la Terre […] Mais dans l’usage général remplacé par ar (as < asa) “à côté” […] as donne aussi en sind. “et” a, etc. En sind. ye- disparut mais en tel. ye pouvait aussi être utilisé habituellement pour des paires ou préfixé et apparaître devant chaque élément d’une liste. […] »44)

Ainsi la racine AS est enfin à nouveau l’origine du quenya ar et du sindarin a. Cela est encore confirmé par une note datant d’une période tout aussi tardive, mentionnant l’eldarin commun as avec son descendant sindarin ah, apparaissant sous la forme a devant les consonnes45).

Conclusions

En retraçant l’histoire de « et », on a l’impression que ar était un mot qui correspondait très précisément à ce que souhaitait Tolkien. Quels que soient les changements par ailleurs, il décida plusieurs fois de garder ce mot et de changer son étymologie à la place. De plus, Tolkien était conscient qu’une langue pouvait avoir différents mots pour « et » selon les situations. Il établit un tel scénario plus d’une fois pour ses langues elfiques. Mais dans tous les exemples de textes elfiques longs que nous connaissions pour l’instant, ces idées plus élaborées sont peu développées. À chaque fois qu’il n’était pas spécifiquement en train de penser et de décrire l’usage de « et », un simple ar ou a en sindarin était en fait utilisé dans le texte. Dans ce sens, tracer le développement des mots pour « et » en révèle beaucoup plus sur le processus d’invention linguistique de Tolkien qu’il n’aide à comprendre les langues dont nous avons des exemples attestés.

Remerciements

Les notes et références croisées présentées dans diverses discussions des VT et PE par Bill Welden, Patrick H. Wynne, Carl F. Hostetter et Christopher Gilson ont été extrêmement utiles pour préparer cet article.

Références

  1. « I Lam na Ngoldathon » J.R.R. Tolkien, Parma Eldalamberon nº 11, édité par Christopher Gilson, Carl F. Hostetter, Patrick Wynne et Arden R. Smith
  2. « The Qenya Phonology and Lexicon » J.R.R. Tolkien, Parma Eldalamberon nº 12, édité par Christopher Gilson, Carl F. Hostetter, Patrick Wynne et Arden R. Smith
  3. « Early Elvish Poetry and Pre-Fëanorian Alphabets » J.R.R. Tolkien, Parma Eldalamberon nº 16, édité par Christopher Gilson, Carl F. Hostetter, Patrick Wynne, Bill Welden et Arden R. Smith
  4. « The Etymologies » et « The Lost Road » dans The Lost Road and Other Writings, édité par Christopher Tolkien
  5. « Addenda and Corrigenda to the ‘Etymologies’ » Première partie, Vinyar Tengwar nº 45, édité par Patrick H. Wynne et Carl F. Hostetter
  6. « Addenda and Corrigenda to the ‘Etymologies’ » Deuxième partie, Vinyar Tengwar nº 46, édité par Patrick H. Wynne et Carl F. Hostetter
  7. « Words, Phrases & Passages in The Lord of the Rings » J.R.R. Tolkien, ParmaEldalamberon nº 17, édité par Christopher Gilson

Voir aussi

Sur Tolkiendil

Sur le net

1) PE 11, p. 7-75
2) Version originale : « ar(2) and, too. chiefly between sentences, between nouns le being used, and between adjs. very frequently no copula [sic - Tolkien probably means ‘no conjunction’ here] » ; PE 11, p. 20
3) Version originale : « li (le, archaic) (1) with (of accompaniment only) used between nouns = and. This is the usual way of translating ‘and’ in such phrases, but not before the article (= Q: ) as gontha li dessa ‘boy and girl’ » ; PE 11, p. 54
4) , 5) PE 11, p. 15
6) PE 11, p. 34
7) PE 12, p. 52
8) PE 12, p. 32
9) PE 12, p. 33
10) PE 12, p. 104
11) N.d.T : lire « Nieniqe »
12) PE 16, p. 90
13) PE 16, p. 100
14) Version originale : « AR(2) Q ara outside, beside; also prefix ar- as in Arvalin (=outside Valinor) In Q this is purely local in sense. (…) In N ar- developed a privative sense (as English “without”) probably by blending with *al- which is only preserved in Alchoron = Q: Ilkorin [LA] Thus arnediad without reckoning = numberless [NOT]. In this sense Q uses ava- as avanóte (see AWA) Hence Q ar and. » ; LRW, p. 348
15) VT 45, p. 6
16) N.d.T. : « en-dehors », mais par extension « sans ».
17) Tolkien - Artiste et Illustrateur
18) , 19) , 20) , 21) SD, p. 128
22) , 23) LRW, p. 72
24) SdA, livre VI chap. 5
25) SdA, livre II chap. 4
26) SdA, livre VI chap. 4
27) LB, p. 354
28) VT 44, p. 21
29) , 30) VT 43, p. 28
31) MR, p. 303
32) PE 17, p. 11-191
33) PE 17, p. 147
34) Version originale : « a “and” (< as(a) = Q ar): in S this a leaves the initials b, d, g, m, n, s unchanged; but changes p, t, c> f, th, ch; and aspirates vowel (a hannon ‘and gate’) and r, l > rh, lh[…] »
35) Version originale : « a “and” (< ad(a) = Q az > ar) in S this a leaves the initials b, d, g, m, n, s unchanged; but changes p, t, c > f, th, ch; adt > att.[…] »
36) PE 17, p. 41
37) Version originale : « a “and” (< ad(a) Q ar N a(ð), a, að before vowel, with soft mutation » ; PE 17, p. 41
38) Version originale : « ar (< ad) usual Quenya word for “and” (originally a preposition “beside”) » ; PE 17, p. 70
39) PE 17, p. 70
40) PE 17, p. 71
41) PE 17, p. 145
42) SD, p. 246
43) VT 47, p. 11
44) Version originale : « -ye “and” added to second of pair […]. In Q. still normally used of pairs usually associated as Sun, Moon; Heaven, Earth […] But in general use replaced by ar (as < asa) “beside” […] as also gives in S. “and3 a, etc. In S. ye- is lost but in T. ye could be used as usually in pairs or prefixed and appears before each item of a list. […] » VT 47, p. 31
45) VT 43, p. 30
 
langues/textes/histoire_et_elfique.txt · Dernière modification: 18/06/2011 20:27 par Elendil
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