Le Hobbit — Chapitre VII — p. 217

Traduit de l'anglais par Daniel Lauzon
Avec l'aimable autorisation de Christian Bourgois Editeur

Sitôt qu'ils virent disparaître les hautes haies de Beorn à l'est de ses terres clôturées, ils prirent vers le nord avant de dévier un peu au nord-ouest. Suivant son conseil, ils ne se rendaient plus à la route principale de la forêt, au sud des terres. Car s'ils étaient descendus par le col, leur chemin les aurait conduits le long d'un ruisseau des montagnes qui rejoignait le fleuve un peu au sud du Carroc. Il y avait là un gué très profond, qu'ils auraient pu franchir s'ils avaient encore eu leurs poneys ; et de l'autre côté, un sentier menait en bordure du bois et à l'entrée de la vieille route de la forêt. Mais comme Beorn les en avait avertis, les gobelins passaient souvent par là désormais; et d'après ce qu'il avait entendu dire, la route elle-même, abandonnée à son extrémité est, était envahie par la végétation et conduisait à des marécages infranchissables où les sentiers étaient effacés depuis longtemps. Du reste, elle aboutissait beaucoup trop au sud de la Montagne Solitaire ; un long périple vers le nord les aurait encore attendus en arrivant de l'autre côté. Au nord du Carroc, la lisière de Grand'Peur se rapprochait des rives du Grand Fleuve, et si les Montagnes s'en approchaient aussi, Beorn leur conseilla tout de même d'emprunter ce chemin ; car à quelques jours de chevauchée au nord du Carroc se trouvait un sentier peu connu qui traversait Grand'Peur et se dirigeait presque tout droit vers la Montagne Solitaire.

Le Hobbit

 
tolkien/extraits/hobbit/ch7p217.txt · Dernière modification: 13/09/2014 13:32 par Druss
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