Chapitre 15 : Les Noldor au Beleriand

par Audrey Morelle

Titre originalOf the Noldor in Beleriand
Période couverte53 - 102 1A
LieuxBeleriand

Guidé par Ulmo, Turgon avait trouvé la vallée cachée de Tumladen et depuis, il cherchait les moyens d'y construire une ville à l'image de Tirion. Il fit venir les plus habiles de son peuple et pendant cinquante-deux ans, ils construisirent la ville en secret sous la protection d'Ulmo. Elle fut appelée Ondolindë par Turgon et Gondolin par les Sindar.

Lorsque Turgon quitta Nevrast, Ulmo s'adressa à lui. Il promit de faire en sorte que Gondolin soit toujours secrète et prédit qu'elle durerait plus longtemps que tous les autres royaumes des Eldar. Il lui conseilla également de ne pas trop s'y attacher et le prévint que le véritable espoir des Noldor viendrait de la mer, à l'Ouest. Enfin, il lui rappela qu'il était soumis à la malédiction de Mandos et que celui qui l'en sauverait viendrait de Nevrast, et que pour le reconnaître, il fallait que Turgon y laisse un heaume, une cotte de mailles et une épée ; ce qu'il fit.

Près d'un tiers des Noldor de Fingolfin, et plus encore de Sindar, le suivirent à Gondolin, et nul ne sut leur devenir. Turgon entra en dernier, et derrière lui, les portes furent fermées. Au cours du Siège d'Angband, seuls Húrin et Huor y entrèrent, et l'armée de Turgon n'en sortit qu'après plus de trois cent cinquante ans, lors de l'Année des Lamentations. Le peuple de Turgon prospéra dans cette ville d'une beauté comparable à Tirion ; mais la plus belle des merveilles de Gondolin était Idril Celebrindal, la fille de Turgon.

Gondolin (© Ted Nasmith)

Pendant ce temps, à Doriath, Galadriel et Melian s'entretenaient sur Valinor et le passé. Percevant la peine de Galadriel, Melian la questionna sur la venue des Noldor, et celle-ci lui raconta alors l'histoire des Silmarils, mais elle ne fit mention ni du Serment, ni du Massacre. Melian en parla à Thingol et prédit beaucoup de malheurs. Elle conseilla à Thingol de rester méfiant envers les Fils de Fëanor, car bien qu'ils fissent de bons alliés contre Morgoth, ils pouvaient se retourner contre leurs propres frères.

Parmi les Sindar, des rumeurs sur les Noldor couraient. Círdan les entendit et envoya alors un messager avertir Thingol. En entendant cela, celui-ci fut pris de colère et se tourna vers Finrod qu'il questionna en vain. Alors Angrod, qui se souvenait encore des paroles de Caranthir, raconta le Massacre et la Malédiction, rejetant la faute sur les Fils de Fëanor. En conséquence, Thingol décida d'interdire la langue des Noldor et les fils de Finarfin quittèrent Menegroth avec le sentiment qu'ils ne pourraient jamais échapper à la Malédiction.

Un jour, alors que les fils de Finarfin et Eärwen s'étaient réunis pour une fête, Galadriel questionna Finrod sur son célibat et pris d'un pressentiment, il répondit qu'il ne resterait rien de son royaume qui puisse être hérité ; car il avait laissé derrière lui son unique amour, Amárië des Vanyar.

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tolkien/resumes/silm/qs15.txt · Dernière modification: 15/12/2009 22:07 par meneldur
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