L'Arc et le Heaume — Hors-série n°3 — Prières & Calligraphies elfiques

Décembre 2022

Éditorial

L'Arc et le Heaume - Hors-série n°3 — Prières & Calligraphies elfiques

Dans une lettre datée de décembre 1953, J.R.R. Tolkien expliquait au Père Francis Murray qu’il avait cherché à éviter de faire référence à la religion ou aux cultes dans le Seigneur des Anneaux, car il s’agissait pour lui d’« une œuvre fondamentalement religieuse et catholique ; de manière inconsciente dans un premier temps, puis de manière consciente lorsque je l’ai retravaillée » (Let., no 142, p. 246).

Une telle affirmation peut surprendre au premier abord. Elle s’explique toutefois lorsqu’on sait que Tolkien, en dépit d’une foi catholique ardente, désirait par-dessus tout éviter de donner l’impression de prêcher. Il ne souhaitait pas plus prêter le flanc à une lecture purement allégorique de son œuvre. Par ailleurs, son Légendaire se situant dans un passé fictif, mais extrêmement reculé de notre Terre, il va de soi que les religions historiques que nous connaissons ne pouvaient qu’en être absentes.

Cette déclaration laisse en tout cas penser que Tolkien établissait une séparation bien nette entre sa créativité littéraire et philologique, d’une part, et sa pratique religieuse, de l’autre. Pourtant, parmi ses manuscrits linguistiques se trouve une poignée de prières catholiques, traduites par ses soins en quenya ou en sindarin. D’autres liasses de documents contiennent des calligraphies en « alphabet qenya » de textes religieux, principalement des prières là aussi, dans diverses langues, comme l’anglais, le latin ou le vieux haut allemand.

C’est afin de résoudre ce paradoxe que le dossier du présent hors-série a été constitué. Leo Carruthers et Arden Smith s’attachent à présenter le contexte d’écriture de ces traductions et de ces calligraphies. Suit une description des calligraphies par Arden Smith et moi-même ; une sélection de celles-ci est présentée à titre d’illustration dans ce volume. Viennent après cela des analyses complètes des prières traduites, éditées par Patrick Wynne, Arden Smith, Carl Hostetter et Bill Welden. Michaël Devaux s’efforce de conclure en recherchant la cohérence interne du corpus de prières traduites et la façon dont celles-ci pourraient s’intégrer dans la transmission fictionnelle du Légendaire de Tolkien.

Damien Bador, rédacteur en chef

Sommaire

  • Éditorial — Damien Bador
  • Tolkien et la prière : transcriptions et traductions — Leo Carruthers
  • Les tengwar religieux de Tolkien — Arden Smith
  • Présentation des calligraphies en « alphabet qenya » — Arden Smith & Damien Bador
  • « Paroles de Joie » : Cinq prières catholiques en quenya — J.R.R. Tolkien
    1. Átaremma (Pater Noster)
    2. Aia María (Ave Maria)
    3. Alcar i Ataren (Gloria Patri)
    4. Ortírielyanna (Sub Tuum Praesidium)
    5. Les Litanies de Lorette
  • Ae Adar Nín : Le Notre Père en sindarin — J.R.R. Tolkien
  • Alcar mi Tarmenel na Erun : Le Gloria in Excelsis Deo en quenya — J.R.R. Tolkien
  • Tolkien et le Rosaire : qu’ont les Elfes à faire avec le Christ — Michaël Devaux

 
asso/mag/hs3.txt · Dernière modification: 17/01/2023 13:59 par Zelphalya
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