Mots et motifs : Remplir les derniers coins

Trois Anneaux
Carl Hostetter et Patrick Wynne — Mai 1992
traduit de l’anglais par David Giraudeau
Article théoriqueArticles théoriques : La maîtrise globale des écrits de J.R.R. Tolkien est nécessaire pour bien saisir la portée des articles de cette catégorie, les sujets étant analysés de façon poussée par leurs auteurs.
Cet article « Remplir les derniers coins1) » est issu de la revue spécialisée à but non lucratif Vinyar Tengwar n°23 (p. 18—22) parue en mai 1992. Le traducteur remercie Carl Hostetter et Patrick Wynne pour leurs permissions de traduire ce texte en français et de l’inclure sur ce site internet.

Il est dit que ces Hommes avaient des rapports depuis longtemps avec les Elfes Noirs à l’est des montagnes et avaient reçu d’eux une bonne part de leur langage ; et puisque toutes les langues des Quendi avaient même origine, la langue de Bëor et de son peuple ressemblait par un grand nombre de mots et de tournures à la langue elfique.

Cette rubrique a pour but d’examiner les mots et autres éléments linguistiques des langues de la sous-création de Tolkien possédant de possibles parents ou des éléments analogues dans les langues de notre monde.

Remplir les derniers coins

Les livres de Tolkien fournissent un somptueux banquet à ceux qui ont faim de choses linguistiques, et le festin est tellement riche et varié qu’il arrive que les plus enthousiastes des gastronomes linguistiques aient du mal à finir leurs assiettes. Dans cette rubrique, nous allons fournir l’équivalent de ce que nous pourrions nommer des « restes » en étymologie croisée, des éléments que nous aurions pu inclure dans nos colonnes précédentes sur le taliskan et les géants mais qui furent omis faute de place. Tandis que vous « remplissez les derniers coins » avec ces mets délicats, nous espérons que vous serz d’humeur tolérante, comme les invités à la fête du cent-onzième anniversaire de Bilbo, qui « étaient prêts à écouter n’importe quoi et à applaudir à toute pause » . Bon appétit !2)

Taliska est-il taliskan ?

Commençons par un tour d’horizon de ce que nous avons dit du taliska dans les colonnes précédentes. Selon le Lhammas §10, le taliska était la langue humaine du peuple de Bëor, Haleth et Hádor, partageant une lointaine origine commune avec les langues elfiques et par la suite grandement influencé par le danien, la langue des Elfes Verts3). Le taliska était proche parent d’une langue parlée par les Hommes demeurés à l’est des Eredlindon, et de cette langue-sœur orientale «  sont issues, après de nombreux âges de changements, les langues qui vivent encore au Nord de la terre. ». En accord avec ce scénario, Tolkien conçut des mots taliskan apparentés tout à la fois à l’eldarin et aux langues indo-européennes.

Par conséquent, le taliskan Widris « Sagesse » (LRW, p. 279) semble apparenté à la fois au noldorin idher « prévenance » (< *idrē ; LRW, p. 361 s.v. ID-) et à des dérivés de l’indo-européen weid- « voir », dont notamment le vieux norrois vítr « sage » et l’anglais wit « esprit » et wisdom « sagesse ». L’élément skirdi- « runique » du taliskan skirditaila « série runique » (TI, p. 455), est clairement destiné à être apparenté au q. Certar, sind. Cirth « runes » (< radical kir- « couper, fendre » ; Silm., p. 360 ; Silm.VF, p. 358), mais aussi à des formes indo-européennes telles que le v.norr. skera « couper, ciseler » et l’anglais score « inscrire, marquer », à partie de l’indo-eur. (s)ker-1 « couper ». L’élément -taila « série » est évidemment apparenté au q. taile « allongement, extension » (< TAY- « étendre, rendre plus long »). Christopher Tolkien écrit que -taila doit également « être entendu comme un parent ancestral du mot vieil anglais tæl (avec le sens « nombre, compte, série ») » (TI, p. 455).Ces mots dérivent de la racine indo-eur. del-2 « conter, compter », à son tour dérivée de l’indo-eur. del-1 « long », au sens qu’un récit est une longue suite de plusieurs mots4).

Il existe au moins un autre candidat à l’ajout au lexique taliskan dont nous n’avons pas encore discuté : le mot Taliska lui-même. Bien que la phonologie de ce terme n’interdise la possibilité qu’il soit d’origine eldarine, il semble virtuellement impossible de le scinder en éléments elfiques significatifs, à moins que l’on accepte des interprétations aussi incongrues (pour ne pas dire indignes) telles que q. tál « pied » (LRW, p. 390) + iska « pâle » (LT1, p. 256 ; CP, p. 657 ; PE 12, p. 43) = « pied pâle » ! Cela pourrait indiquer que la forme est taliskan plutôt qu’elfique, et en fait l’élément initial Tal- ressemble à l’un des mots de notre petit vocabulaire taliskan : -taila « série, suite ». Le taliska possède une ressemblance proche particulière à la branche germanique de l’indo-européen, comme le montre la prépondérance de formes germaniques dans la liste de formes parallèles donnée ci-dessus, et Christopher Tolkien a noté que le skirditaila taliskan, basé sur l’alphabet runique des Daniens, esquisse « une relation entre les runes du Beleriand et les anciennes runes germaniques » (TI, p. 455). La racine indo-eur. del-2 produisit des dérivés dans les langues germaniques signifiant tout autant « série, nombre » que « parler, raconter », et si un développement sémantique similaire était survenu dans une racine taliskane quelconque, source de -taila « série » et Tal-, alors Tal- pourrait signifier « locuteur, conteur », peut-être le mot que les gens des maisons de Bëor, Haleth et Hádor employèrent pour se désigner eux-mêmes.

Bien entendu, ceci n’est que pure spéculation. Néanmoins, c’est particulièrement intriguant à la lumière de dérivés de del-2 tels que v.norr. tali « conteur ». Il est également remarquable qu’il existe des peuples humains du monde primaire qui fassent référence à eux-mêmes comme à des « Locuteurs », e.g. les Slovenes, dont le nom (selon l’OED) « est un survivant de l’ancienne désignation native des Slaves, qui apparaît en ancien slovène sous la forme Slovēne, et qui est censée dériver du radical slovo, slovoti “parler”. ». En Terre du Milieu, cela est réminiscent du nom quenya Quendi « Ceux qui parlent avec des voix » (Silm., p. 346 ; Silm.VF, p. 341) , la désignation originale de tous les Elfes, apparenté à des mots tels que q. quetta « mot » et sind. pedo « parler » (Silm., p. 363 ; Silm.VF, p. 360).

Dans Taliska, l’élément -iska possède une ressemblance frappante avec le suffixe adjectival et collectif indo-européen -ikso-. Ce dernier prit la forme -iksa- en germaniquee fut particulièrement productif dans le formation d’adjectifs à partir de noms dans les langues germaniques et balto-slaves, e.g. le vieux prussien prusiskan « prussien » (< Prusi, forme médiavale latinisée du nom de ce peuple balto-slavonique), gotique mannisks « humain » (< manna « homme ») et le vieil anglais englisc « anglais, (langue du peuple) des Angles » (< Engle « les Angles », comme opposé aux Saxons)5). Si le taliskan -iska possède un sens similaire à son parent germanique supposé -iska-, nous pourrions traduire Taliska comme l’adjectif « *des Locuteurs », employé substantivement comme « *langue des Locuteurs », ou moins littéralement « *la Langue ». Une telle traduction possède plusieurs parallèles en Terre du Milieu. Le nom Quenya, par exemple, est un genre de construction adjectivale identique, « *de ceux qui parlent avec des voix », à partir de la base KWEN(ED)- « Elfe » (apparentée à KWET- « dire ») avec le suffixe adjectival -ya. Comme David Crystal le note dans The Cambridge Encyclopedia of Language (p. 285), « de nombreuses communautés ne possèdent pas de nom spécifique pour leur langue. Le nom qu’ils emploient est le même qu’un nom commun ou une phrase dans la langue, comme un mot pour “notre langue” ou “notre peuple” […] Dans de nombreuses langues aborigènes d’Australie, le nom pour la langue est le mot pour “ceci” […] Demander à des locuteurs natifs quelle langue ils parlent n’est pratiquement d’aucune utilité, dans de telles circonstances, s’ils ne répondent que “ceci” ! ».

Ce n’est pas facile d’être vert

Il existe un autre mot contemporain de Taliska qui possède également des origines douteuses et des connexions tout aussi étranges avec avec des mots du monde primaire : Leikvir, le nom des Daniens de l’Est, i.e. ceux des Elfes daniens qui demeurèrent à l’est des Eredlindon (LRW, p. 188, 196—197). Il semble raisonnable de supposer que Leikvir soit un nom que les Daniens de l’Est se donnèrent eux-mêmes dans leur propre langue6), et il semble apparenté au nom quenya des Daniens, Laiqi « Elfes Verts7) » (avec les formes composées Laiqendi et Laqeldar), dérivé du q. laiqa « vert ». Le nom n’est certainement pas quenya, noldorin ou ilkorin, puisque la forme primitive *laik- (< LÁYAK-) qui engendre le q. laiqa donne lhoeb en noldorin et laig en ilkorin, toutes trois clairement différentes de Leikvir, d’un point de vue phonétique. Cependant, si Leikvir signifiait « *Elfes Verts », ce serait un peu curieux. Selon le Lhammas §7, les Elfes daniens d’Ossiriand employaient le mot Danas « ceux qui firent demi-tour » (cf. LRW, p. 188) comme terme commun pour eux-mêmes et leurs parents à l’est des Eredlindon, et « ils furent nommés par d’autres Elfes Verts, Laiqendi. » (l’emphase est nôtre). L’implication est que « Elfes Verts » n’était pas un terme danien, mais un nom employé parmi les autres races elfiques, et il serait surprenant que les Daniens de l’Est aient adopté une expression étrangère pour leur nom alors qu’une autre forme comme Danas serait plus adaptée.

Une explication possible serait que Leikvir est du danien oriental mais signifie autre chose que « Elfes Verts », la ressemblance avec Laiqi était une simple coïncidence (bien que très surprenante). Leikvir pourrait dériver de la base LEK- « lâcher, laisser partir, relâcher », d’où q. leuka « libre, relâché », nold. leithian « relâchement, libération » et ilk. legol « alerte, actif, qui coure librement ». Peut-être que les Leikvir se concevaient eux-mêmes comme « *Ceux qui courent librement » dans les terres orientales, loin des contraintes de vie observées au Beleriand. Ce n’est pas un grand saut sémantique de « laisser partir » à « abandonner », et Leikvir pourrait aussi avoir signifié « *Les Abandonnés » (i.e. par leur propre race qui passa à l’ouest des Eredlindon). Ce terme est à comparer avec celui sindarin Eglath « Le Peuple Abandonné », nom que se donnèrent eux-mêmes les Teleri restés en Beleriand tandis que le reste de leur race passa dans l’Ouest (Silm., p. 326 ; Silm.VF, p. 320—321).

Nous pouvons trouver un peu de soutien dans l’interprétation de Leikvir en examinant l’indo-européen. Puisque les langues daniennes eurent une influence puissante sur le taliskan et sa langue-sœur orientale, et ainsi finalement en indo-européen, nous pourrions nous attendre à trouver des termes apparentés à Leikvir en indo-européen (quoi que cela puisse signifier). Bien qu’il n’existe aucune forme indo-européenne signifiant « vert » et ressemblant à la base eldarine LÁYAK- « vert » ou à ses dérivés, il existe la racine indo-eur. leikw- « laisser », d’où le latin linquere « laisser », le gotique leihwan « prêter » et le germanique -lif- dans des mots tel que *twa-lif- « douze » (angl. twelve), littéralement « deux qui restent (après dix) ». Cette forte ressemblance entre l’indo-eur. leikw- et Leikvir semble accréditer l’interprétation de ce dernier comme « *Ceux demeurés en arrière », plutôt que « *Elfes Verts ».

Twist and shout

Nous avons dédié deux rubriques à l’étude de Gilim et Nan8), les géants de l’hiver et de l’été mentionnés dans le Conte de Tinúviel et le Lai de Leithian, et il existe encore un autre géant (bien plus mystérieux) dans le matériel des Contes Perdus. Il n’est mentionné que dans le Qenya Lexicon, où les mots angayassë « souffrance(s) » et angaitya « tourment » sont regroupés avec le nom Angaino « un géant ». Dans cette entrée, la signification de Angaino a été émendée en « la grande chaîne » (i.e. celle forgée par Aulë et qui servit à entraver Melko), et c’est en accord avec les Contes PerdusAngaino n’apparaît que comme nom de cette chaîne et ne fait pas référence à un quelconque géant. Le sens littéral du nom apparaît dans le Gnomish Lexicon qui traduit Angaino (gn. Gainu) par « tourmenteur », et la traduction « l’oppresseur » est donnée dans « L’enchaînement de Melko » (LT1, p. 101 ; CP, p. 122).

À quoi ou à qui Tolkien faisait-il référence lorsqu’il glosa Angaino comme « un géant » ? Il avait peut-être l’intention d’en faire un nom de Melko, car un nom gnomique presque identique apparaît dans le Gnomish LexiconAngainos, signifiant probablement « *Dieu de Fer » < ang « fer » et Ainos « un Dieu »9). Tolkien insinue que les deux noms furent confondus l’un avec l’autre, car le Gnomish Lexicon rappelle « Ne pas confondre le gnomique Angainos avec le qenya Angaino, gnomique Gainu), la grande chaîne de tilkal » (CP, p. 649) et une autre note établit que bien que Angaino / Gainu signifiaient « tourmenteur », ils étaient « populairement connectés avec ang “fer” ». Nommer Melko « un géant » semble plutôt curieux mais pas inapproprié puisque dans les Contes Perdus, les Valar sont décrits comme étant exceptionnellement grand ; cf. le récit de l’éveil des Elfes, dans lequel Nornorë « fut émerveillé par la beauté de ce peuple, et parce qu’il était un Vala ils lui semblèrent merveilleusement petits et délicats » (LT1, p. 115 ; CP, p. 137). Le sens littéral de Angaino – « tourmenteur » – convient parfaitement à Melko.

Angaino « tourmenteur », angaitya « tourment » et angayassë « souffrance(s) » partagent clairement l’élément commun angai- « *tourment »10). Le concept selon lequel les langues humaines descendent de celles des Elfes était déjà présent dans les Contes Perdus. Et la plus ancienne histoire de l’Éveil des Hommes raconte que l’Elfe Sombre Nuin réveilla Ermon et Elmir, les premiers Hommes, et « leur enseigna une grande partie de la langue ilkorine, raison pour laquelle il est nommé Nuin Père de la Parole. » (LT1, p. 236 ; CP, p. 270). Il est donc probable que Tolkien envisagea quelque relation génétique entre l’elfique *angai- « tourment » et la racine indo-eur. angh- « serré, douloureusement contrit, douloureux » avec des dérivés tels que le v.a. angsumnes « douleur, chagrin », l’allemand Angst « peur, anxiété », le v.norr. angr « chagrin » et l’anglais anguish « angoisse ». Au sein même de l’indo-européen, il est tentant de supposer qu’il existe une connexion entre angh- « serré, douloureux » et l’indo-eur. ang- (ou ank-) « courber », d’où l’anglais ankle « cheville » et angle « angle » – si vous vous êtes un jour tordu la cheville, vous comprendrez aisément la connexion de sens. L’indo-eur. ang- « courber » semble également apparenté à l’indo-eur. angwhi- « serpent, anguille », d’où le latin anguis « serpent » (cf. le q. hlókë « serpent » < lok- « courbe, boucle » ; Silm., p. 361 ; Silm.VF, p. 358). Dans « Les Étymologies », nous trouvons la base eldarine ANGWA-, ANGU- « serpent », avec le q. ango, pl. angwi « serpent », clairement envisagé comme étant apparenté à l’indo-eur. angwhi- et au latin anguis. ANGWA- « serpent » peut aussi être apparentée à la base elfique ÑGWAL- « tourment », tous deux semblant partager l’élément *ÑGWA- signifiant peut-être « tordre, courber » – notons que l’anglais torment dérive du latin torquēre « tordre » (comme le français « tourment »)11).

Bibliographie

  • Cleasby, Richard & Gudbrand Vigfusson, An Icelandic-English Dictionary, 1874, 2e éd. avec supplément de Sir William Craigie, 1957, Londres, Presse universitaire d’Oxford, 1969.
  • The Compact Edition of the Oxford English Dictionary, Londres, Presse universitaire d’Oxford, 1971.
  • Crystal, David, The Cambridge Encyclopedia of Language, Cambridge, Presse universitaire de Cambridge, 1987.
  • de Vries, Jan. Altnordisches etymologisches Wörterbuch, 1957—1960, 2e éd., Leiden, E.J. Brill, 1977.
  • Hall, J.R. Clark, A Concise Anglo-Saxon Dictionary, Presse universitaire de Cambridge, 1894. 4e éd. avec supplément de Herbert D. Meritt, Toronto, Presse universitaire de Toronto, 1984.
  • Krahe, Hans & Wolfgang Meid, Germanische Sprachwissenschaft, tome III — Wortbildungslehre, Berlin, Walter de Gruyter & Cie., 1967.
  • Watkins, Calvert, The American Heritage Dictionary of Indo-European Roots, Boston, Houghton Mifflin Company, 1985.

Voir aussi

Sur Tolkiendil

Sur le net

1) N.d.T. : Cf. LotR, p. 28 ; SdA, I/1, p. 43 : « Après le banquet (plus ou moins) vint le discours. Mais la plupart de la compagnie était à présent d’humeur tolérante, à ce stade délicieux où l’on « remplit les derniers coins », comme ils disaient. ».
2) N.d.T. : En français dans le texte.
3) N.d.A. : Selon le Lhammas B. Une explication quelque peu différente est donnée dans le Lhammas A, où le danien est censé avoir été la source directe du taliska : « Mais le taliska semble très largement dériver du danien » (LRW, p. 191). Une déclaration semblable apparaît dans le Lammasethen qui établit que le taliska « était lui-même d’origine quendienne, ayant été enseigné à l’est des Montagnes par une branche des Daniens » (LRW, p. 194).
4) N.d.A. : Pour une discussion complète de Widris voir VT 17, p. 12—13 ; Christopher Gilson fournit une autre interprétation de ce mot dans VT 22, p. 18—21. Skirditaila a été analysé dans VT 19, p. 21—22.
5) N.d.A. : En grec, cette terminaison possédait la forme -…skoj, fém. …skh, et vint à être employée pour former des diminutifs, e.g. -pa‹j « garçon » > paid…skoj « jeune garçon », ¥nqrwpoj « homme » > ¢nqrwp…skoj « mannequin ».
6) N.d.T. : Bien que la langue des Daniens de l’Est était sans doute similaire à celle des Daniens du Beleriand, «  la langue des Elfes Verts d’Ossiriand devint étrangère à celle de leur propre parenté demeurée à l’est des Eredlindon, étant relativement affectée par la langue du peuple de Thingol » (LRW, p. 176).
7) N.d.T. : Précisons que le titre de cette section, en anglais It’s Not Easy Being Green fait référence à une chanson de Kermit la grenouille. Cf. l’article en anglais de la Wikipedia.
8) N.d.T. : Cf. VT 21, p. 14—20 & VT 22, p. 12—18.
9) N.d.T. : À l’époque de la publication de cet article (mai 1992), le Gnomish Lexicon tel qu’il fut publié dans son intégralité dans le PE 11 n’était pas disponible (il fut publié en 1995). Le Gnomish Lexicon nous donne la forme ainos « un dieu » de pair avec la forme « Angainos Dieu-de-fer » (PE 11, p. 18) ; cf. aussi l’entrée Angainu page suivante.
10) N.d.T. : Le Qenya Lexicon nous donne également d’autres entrées (PE 12, p. 34) : angayanda « malheureux », Angear « le Tourmenteur, la grande chaîne », angaitya- (passé angaisine) « tourmenter », angaisine, -ie « tourment ».
11) N.d.T. : Notons que le titre de cette section, Twist and shout « Tordre et crier », dont les deux verbes sont en rapport avec le thème abordé, fait aussi référence à la célèbre chanson éponyme notamment interprétée par les Beatles.
 
langues/textes/remplir_derniers_coins.txt · Dernière modification: 17/05/2021 10:34 par Elendil
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