Liste des sources pour les langues elfiques trouvées dans les lettres de J.R.R. Tolkien

Vinyar Tengwar Taum Santoski — Novembre 1991
traduit de l’anglais par David Giraudeau
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Cet article est issu du fanzine Lendarin & Danian no 2 (hiver 1981—1982) et a été réédité dans la revue spécialisée à but non lucratif Vinyar Tengwar no 20, p. 3—10 & 13 (novembre 1991). Il vise à compléter l’index des Lettres (The Letters of J.R.R. Tolkien en version originale), insuffisant pour les passionnés des langues elfiques.

Le traducteur remercie Carl Hostetter et Patrick Wynne pour leur permission de traduire ce texte en français et de l’inclure sur ce site internet. M. Taum Santoski ayant hélas prématurément disparu, c’est Carl Hostetter qui s’est substitué à lui pour me donner son accord. Afin de rendre hommage à l’auteur, nous avons également été autorisés à traduire le magnifique texte de Patrick Wynne paru dans le VT no 19 (p. 1), In Memoriam Taum Santoski.</note>

Note du traducteur

Les pages indiquées entre parenthèses sont celles où des éléments en rapport avec l’entrée apparaissent sans pour autant que le terme de l’entrée ne soit lui-même explicitement donné.

La pagination de l’édition française (Lettres, éditions Christian Bourgois) a été ajoutée entre crochets à la suite de la pagination originale.

Abréviations spécifiques :

In Memoriam Taum Santoski

Le 19 août [1991], Taum Santoski, passionné de Tolkien et membre de l’Elvish Linguistic Fellowship, décédait des suites d’un cancer. Il avait 32 ans. Je laisserai le soin d’une présentation des détails bibliographiques à ceux qui les connaissent mieux que moi. Taum et moi-même discutions rarement des banalités de nos vies quotidiennes. Comme C.S. Lewis l’écrivit de l’Amitié dans The Four Loves, « Qu’est-ce que ces choses ou ces faits sans importance ont à faire avec la vraie question, Vois-tu la même vérité ? ». Et c’était la chose la plus importante avec Taum : Il voyait la même vérité. La plupart des gens, même les plus ardents aficionados de Tolkien, ne comprennent pas la fascination pour l’elfique. Nous nous sentons plutôt insensés en essayant de leur expliquer pourquoi nous dévouons autant de précieux temps libre à essayer de déchiffrer les détails grammaticaux obscurs de langues qui n’existèrent jamais réellement. Mais Taum était le plus rare des oiseaux rares, un frère spirituel qui était non seulement profondément passionné des langues inventées par Tolkien, mais qui réalisait que les langues sont importantes, un sujet digne de considération sérieuse et savante.

Taum fut une figure proéminente des cercles d’études de l’œuvre de Tolkien et était bien connu pour son travail avec les manuscrits des Archives universitaires de Marquette à Milwaukee. En plus du travail sur son propre livre au sujet de l’écriture de The Hobbit, Taum investissait beaucoup de temps et d’énergie à aider les recherches de Christopher Tolkien pour certains des volumes de History of Middle-earth1), un travail qui requierait un remarquable degré de persévérance – il pouvait passer de longues heures à déchiffrer laborieusement le texte original au crayon sous la version à l’encre, juste pour découvrir que les deux textes étaient virtuellement identiques. Taum aimait partager les découvertes linguistiques qu’il faisait à Marquette, démontrant une générosité difficle à oublier. Ses lettres étaient pleines de fascinants morceaux de choix elfiques, présentés avec un œil érudit et un esprit aiguisé. Nous lui devons tous des remerciements pour avoir clarifié la Koivienéni Sentence, publiée dans le VT no 14, et le reste du matériel linguistique de ce manuscrit, incluant une autre phrase quenya, sera publié dans VT en début d’année prochaine. Même la maladie de Taum ne pouvait refroidir son enthousiasme pour les langues de la Terre du Milieu. Pendant la dernière année de sa vie, Taum se mit à l’écriture d’articles sur l’elfique à la fois pour VT et Parma Eldalamberon. Il fut également volontaire pour rédiger la section sur l’adûnaïque, l’un de ses sujets favoris, pour I.Parma, l’ouvrage d’ensemble de l’ELF sur les langues de Tolkien2).

La persévérance de Taum, sa générosité et son enthousiasme s’en sont allés à présent, au-delà « des Cercles du Monde ». C’est une perte amère, que nous pouvons difficilement nous permettre. Je ne peux que donner le conseil de Gandalf lors de son départ : « Je ne dirais pas : ne pleurez pas, car toutes les larmes ne sont pas un mal ». Namárië Rúmil, nai hiruvalye Valimar.

Liste des sources pour les langues elfiques dans les « Lettres »

[Patrick Wynne m’envoya cet index peu de temps après le décès de Taum, afin de le diffuser auprès du plus large public possible qu’il mérite. Il est réédité ici avec quelques corrections mineures et silencieuses. Cet index sera un outil de grande valeur pour ceux qui, comme moi, sont perpétuellement dégoûtés par le pauvre index dont est pourvu Letters, de même qu’un hommage sobre de l’immense perte que la mort prématurée de Taum représente. – CFH]

Ceci est une liste du vocabulaire elfique contenu dans The Letters of J.R.R. Tolkien (édité par Humphrey Carpenter, Boston : Houghton Mifflin, 1981). Dans ces lettres, Tolkien discutait fréquemment de ses langues inventées, parfois très en détails, à des éditeurs, des amis et des fans. Des exemples de cinq langues (incluant un dialecte) se trouvent dans ces lettres.

Les traductions de mots elfiques dans cette liste sont majoritairement celles faites par Tolkien. À quelques occasions j’ai défini quelques mots, par déduction, sans que cela puisse faire force d’autorité. Un exemple st le mot quenya vanimar. De telles définitions n’ont pas été indiquées, mais une vérification rapide des références indiquera celles ainsi traitées.

Les langues de Tolkien étaient dans un état de constante révision. Les significations des mots, leurs étymologies et même leur forme étaient toujours sujettes à un examen minutieux et au changement. Certains de ces changements sont perceptibles dans quelques traductions et entrées excessivement longues.

La liste n’est pas strictement alphabétique. Il n’y a pas de listage des «C », parce que ce son était simplement une latinisation du son /k/ ; tous les mots commençant par « c » ou « k » se trouverons sous « K ». J’ai inclus une entrée séparée pour /ch/ (qui suit « H ») et pour /th/ (à la suite de « TH »). Une compilation de brèves notes issues des lettres traitant de grammaire et d’étymologie a été jointe à ces listes. Je n’ai pas composé d’essai, préférant les laisser seules en l’état. Un essai aurait requis d’introduire des explications, des exemples et des règles introuvables dans le texte.

Il y a sept sections dans cette liste : quenya, sindarin, telerin, elfique commun (primitif), dialecte forestier (sylvain), racines elfiques et notes de grammaire. Les listes de quenya et de sindarin sont les sections les plus importantes, celles du [dialecte] forestier et du telerin les plus petites. Dans chaque entrée, le nombre fait référence à la page dans Letters l’on peut trouver la première occurrence du mot, une traduction ou une note importante.

J’aimerais faire quelques observations linguistiques. Il pourrait y avoir une relation entre les mots « Cela Est » et « vide, abysse ». Dans l’Ainulindalë, il est fréquemment fait mention du Vide où Melkor chercha la Flamme Secrète. pourrait-il être l’opposé de  ? Dans les sections des racines [elfiques] et de l’elfique commun, nous trouvons l’eld. com. *yagā « vide, abysse » et √YAG. Je pense qu’un sens plus ancien aurait peut-être été : « ce qui n’est pas ». Peut-être que la forme eld. com. d’ était *aya : « ce qui est ». Puisque Arda fut tout d’abord majoritairement de l’eau il pourrait y avoir une relation avec gaya « crainte, terreur » (Silm., p. 359) qui fut un ancêtre du mot quenya eär « mer »3).

Quenya

A

A « Ô » : (308), 448 [(230), n. 230].

Ainur « esprits ou volontés rationnels non incarnés, créés avant le monde physique » : 146, 284 [131, 212].

aiya « salut ! », Tolkien note que la phrase quenyarine « Aiya Eärendil Elenion Ancalima (SdA, IV/9, p. 772) “Salut Earendil, la plus brillante des étoiles” est dérivée de manière lointaine de Éala Éarendel engla beorhtast » : 385 [538].

alda [< *galadā < √GAL] « arbre » : 426 [347] → q. orne, sind. galadh.

Aman « Royaume Béni » : 204, 386 [156, 297] → q. Manwe.

Amandil « Ami de la félicité », angl. Edwin, v. angl. Eädwine, lombard Audoin : 347 [257].

an- préfixe superlatif ou intensif : 279 [211] → q. Ancalima.

Anar « Soleil » : 426 [347].

Anarion 156 [131].

Ancalima « excessivement brillant, le plus brillant » : 278, 385 [211, 297].

andave « longtemps » : (308)/448 [(230)/n. 230].

Andúril « Flamme de l’Ouest (en tant que région, pas du Couchant) » : 273, 425 [210, 347].

Angamaitë « À la(aux) main(s) de fer » : 425 [347].

arandil « ami du roi, royaliste » : 386 [297] → q. arandur, (N)DIL.

arandur « serviteur du roi, ministre » : 386 [297] → q. -(n)dur.

Arda « royaume » : 283 [211].

arnanóre/arnanor « terre royale, Arnor », le royaume d’Elendil. Forme quenya qui, par mélange avec le sind. arn(a)dor > ardor, engendra le sind. Arnor : 428 [347] → ndor, nor, (n)dor.

Atalantie [< √talat] « Chute », ad. Akallabêth. Tolkien note que, par une curieux hasard, la racine ressemblait beaucoup à Atlantis : 347 [257] → ad. Akallabêth.

[Tar-]Atanamir : 279 [211].

atta « 2 » : 427 [347].

D

-(n)dur « servir >, « comme on sert un maître légitime » : 386 [297] → q. arandur, q. Eärendur.

(n)dil « aimer, être dévoué à » (base verbale ou élément), cette base décrit l’attitude de quelqu’un à l’égard d’une personne, d’une chose,  d’une conduite ou d’une occupation à laquelle on se consacre pour elle-même : 386 [539] → (N)DIL, q. arandil, q. Elendil, q. Mardil, q. Valandil.

E

« Cela Est », le Monde, l’Univers : 284 [212].

eär [< *AYAR] « mer » : 386 [297] → sind. aear.

Earendel 8 [2].

Eärendil « Grand Marin, Amoureux de la mer » : 149, 150, 282, 385 [131, 131, 211, 297] ; également Eârendil. Tolkien note que « Ce nom provient en fait (comme cela est manifeste) de l’a[nglo]-s[axon] éarendel. » et que « Selon moi, les usages a[nglo]-s[axon] semblent clairement indiquer qu’il s’agissait d’une étoile annonçant de l’aube (du moins dans la tradition anglaise) : celle que nous nommons à présent Vénus » : 153, 385 [131, 537—538].

Eärendur « marin (professionnel) » : 386 [297] → *AYAR, q. -(n)dur.

Elda, pl. Eldar « Elfe, Elfes », définis comme les « Elfes qui écoutèrent les injonctions des Valar à se rendre de la Terre du Milieu par-delà la Mer dans l’Ouest » : 33, 176, 281 [26, 144, 211].

Eldalië 85, 129 [73, 114].

Eldamar « Elfinesse, Patrie des Elfes » : 204 [290].

Eldarin « elfique » : 175 [144].

elen « une étoile » : 265/(447) [205/(note 2 à la lettre 205)].

Elendil [< Eled + ndil] « Ami des Elfes », angl. Elwin, v. angl. Ælfwine, lombard Alboin : 156, 206, 347, 386 [131, 156, 257, 297] → (N)DIL.

elenion « des étoiles » [angl. of stars, N.d.T.] : 385 [297].

Endórë / Endor « Terre du Milieu » : 224 [168].

Eressëa « Solitaire » 150, 151, 386, 442 [131, 131, 297, n. 115].

Eru « l’Unique » : 194, 204 [153, 156].

Eruhîn, pl. Eruhíni « Enfants du Dieu Unique » : 189, 194, 345 [153, 153, 257].

F

Fëanor 148, 150 [131, 131].

H

hēr (hĕru) [< khēr, kherū < kher-] « maître » : 282 [211] → sind. hir.

I

Ilúvatar « Dieu, le Père de Tout » : 155, 204, 285 [131, 156, 212].

Isil [< √THIL] « Lune » : 425 [347] → sind. Ithil, q. Narsil, Notes de grammaire n° 101.

Isildur 156 [131] → q. Isil, q. -(n)dur.

Istari « magiciens, ceux qui savent », « Les istari sont traduits par wizards [fr. magiciens, N.d.T.] du fait de la relation de wizard avec wise [fr. sage, N.d.T.] et ainsi avec witting [fr. qui sait, N.d.T.] et le savoir : 180, 202, 207 [144, 156, 156].

C / K

kălĭma « qui brille/brillant avec éclat » : 279 [211] → racine elfique kal.

Calion, Tar-~ 155 [131].

carnemírie « paré de joyaux rouges » : 224 [168].

xcerta, pl. certar « rune » : 223 [168].

ciriat « 2 navires » : 427 [347]4).

Cormacolindor « (les) Porteurs de l’Anneau » : (308)/448 [(230)/n. 230].

Kortirion 8 [3].

L

laica [< *laikā < LAY] « vert » : 282 [211] → q. laira, sind. laeg, sylv. leg.

lairë [< LAY] « été » : 282 [211] → q. laica.

laita « bénissez, louez » : (308)/448 [(230)/n. 230].

laituvalmet « nous les louerons » : (308)/448 [(230)/n. 230].

lasse, pl. lassi [< *lassē] « feuille » : 282, 382 [211, 297] → sind. las(s).

lasse-lanta « chute des feuilles », automne : 382 [297].

lassemista « feuille grise » : 224 [168].

laure « or, non pas le métal mais la couleur, lumière dorée » : 308 [230].

Laurelindórenan « la vallée où les arbes chantent musicallement dans une lumière dorée » : (308), 448 [(230), n. 230] → q. laure, q. lin(d-), q. n(d)or, q. nan(d-).

lin, lind- « un son musical » : 308 [230].

lindelorendor « une terre de musique et de rêves » : (308), 448 [(230), n. 230] → q. lin(d-), q. lor, q. n(d)or.

lóme  « nuit » : 308 [230].

lor « rêve » : 308 [230].

lúmenn’ « sur l’heure » : 265/(447), 283 [205/(note 2 à la lettre 205), 211].

M

malina « jaune » : 308 [230].

malinornélion « il y a des arbres jaune ici » : (308), 448 [(230), n. 230].

Manwe « Être Béni » : 259, 283 [200, 211].

Mardil « dévoué à la Maison, sc. des Rois ; le Bon Intendant » : 386 [297] → (N)DIL.

Melko ancienne forme de Melkor : 446 [n. 163].

Melkor 147, 259 [131, 200].

Meneldil « astronome » : 386 [297] → (N)DIL.

Meneltarma « Pilier des Cieux » : 194, 204 [153, 156].

mor « obscurité » : 308 [230].

more [< *mori < √MOR] « noir, obscurité » : 382 [297] → sind. môr.

morna [< *mornā < √MOR] adj. « sombre, noir » : 382, 383 [297, 297] → sind. morn.

mundo « taureau » : 422 [342] → sind. mund.

N

Namárië (en tengwar) 224 [168_fin].

nan, nand- « vallée » : 308 [230].

Narsil [< √NAR + √THIL] 425 [347] → q. Isil.

Narya 186 [151].

(n)dil « aimer, être dévoué à » (base verbale ou élément), cette base décrit l’attitude de quelqu’un à l’égard d’une personne, d’une chose,  d’une conduite ou d’une occupation à laquelle on se consacre pour elle-même : 386 [539] → (N)DIL, q. arandil, q. Elendil, q. Mardil, q. Valandil.

Nenya 186 [151].

ndor, nor « terre, pays » : 308 [230].

-(n*)dur « servir », « comme on sert un maître légitime » : 386 [297] → q. arandur, q. Eärendur.

Noldor « Maîtres du Savoir », Hauts Elfes ; « N = ng comme dans ding » : 176, 190 [144, 153].

nórë « terre (en tant que pays, territoire habité) » : 303, 361 [227, 276].

nostari « parents » : (308)/448 [(230)/n. 230].

numē-n [< √ndū, nu] « qui descend, couchant, ouest, la direction ou la région du couchant » : 303, 361 [227_début, 276].

Númenórë / Númenor [< numē-n + nórë / nor] « Terre(s) de l’Ouest, l’Occidentale [angl. Westernesse, N.d.T.], Terre dans l’Ouest », « Númenor ne possède aucune connexion avec le lat. nūmen, nūmina [“volonté des dieux, puissance divine ; divinité”, N.d.T.] et aucune référence à la “divinité” ou à à la conscience de sa présence » : 130, 151, 224, 303, 361 [115, 131, 290, 227, 276].

O

Oiolosse « Mont Uilos » : 278 [211].

oiolossëo « du Mont Uilos » : 278 [211].

olassiē [< *gwa-lassiē] « ensemble de feuilles, feuillage » : 282 [211] → sind. golas.

Olórin 259, 411 [200, 325].

omentielmo « de notre rencontre » Cette version apparaissait dans le manuscrit original (perdu) de Frodo : 265/(447) [205/(note 2 à la lettre 205)] → q. omentielvo.

omentielvo « de notre rencontre » : 447 [note 2 à la lettre 205].

ondo [< *gond(o), *gon(o)] «pierre »  410 [324].

orne [< *ornē < √OR/RO] « arbre » : 308 [230] → q. alda, sind. orn.

ornemalin « arbre-jaune » : (308), 448 [(230), n. 230] → q. orne, q. malina.

Orofarne « demeure de montagne » : 224 [168].

Oromë 281, 335 [211, 247_fin].

ortani « dressé » : 426 [347] → √OR/RO.

P

palantir, pl. palantíri 110, 199, 217 [96_dernier_tiers, 154, 163_fin] → TIR.

palantīrā « regarder loin » (avec le [verbe] continuatif de TIR) : 427 [347].

Pereldar « Semi-elfique » : 386 [297].

Q

Quendi « Elfes » : 176 [144].

Quenya « latin elfique, haut-elfique, elfique » : 176 [144].

R

rimbe « foule, horde, peuple » : 178, 382 [144, 297] → sind. rim.

rokko [< elf. prim. rokkō] « cheval, rapide cheval de selle » : 178, 282, 382 [144, 211, 297] → sind. roch.

Rómendacil 425 [347].

S

Sangahyando « Fendoir de foule (sc. une troupe de soldats ennemis en ordre serré) » : 425 [347].

Sauron [< *θaurond- < *θaurā < √THAW] 78, 104, 151, 380 [66, 91, 131, 297].

síla « brille » 265/(447) [(205)/(n. 205)].

Silmaril, pl. Silmarilli « éclat de lumière pure », les Joyaux Primordiaux, les trois joyaux suprêmes : 26, 148, 149 [19, 131, 131].

[Quenta] Silmarillion « l’histoire des Trois Joyaux » : 303 [227].

Sindar : « Elfes gris » : 176 [144].

Sindarin « gris-elfique » : 176 [144].

sorno / þorno « aigle » : 427 [347].

T

Tar- 155 [131].

Tar-Atanamir : 279 [211].

tárienna « au plus haut (lit. vers la hauteur) » : (308)/448 [(230)/n. 230].

taure « forêt » : 308 [230].

te « les, eux » [angl. them, N.d.T.] : (308)/448 [(230)/n. 230].

Teleri 426 [347].

telpe « argent ». Cela devint la forme habituelle à Valinor, au lieu de tyelpe, à cause des Teleri : 426 [347].

xtengwa, pl. tengwar « lettre(s) » : 223 [168].

tol « île » : 150, 442 [131, n. 115].

Tol Eressëa « l’Île Solitaire » : 150, 442 [131, n. 115].

tumba « profonde vallée » : 308 [230].

Turambar 150 [131].

tyelpe [< *kyelepē] « argent » : 426 [347] → q. telpe, sind. celeb, tel. telepi.

U

Undómiel 161, 180 [131, 144].

Ungol « araignée », traduit en p.c./angl. Shelob (she-lob = araignée femelle) : 180 [144].

Ungoliante 180 [144].

V

Vala, pl. Valar « Puissances (angéliques), Autorités, dieux (pas totalement correct), Dirigeants, gouverneurs », les Seigneurs de l’Ouest. « Ainur de plus haut rang qui prirent la place imaginaire, mais non théologique, de “dieux” » : 146, 149, 176, 193, 198, 205, 235, 284 [131, 131, 144, 153, 154, 156, 181, 212] → q. Ainur.

Valandil 386 [297] → (N)DIL.

Valanya [< *Balaniā] adj. : 427 [347].

Valimar « la Terre des Valar (Dieux) » 186 [151].

Valinor « la demeure des Dieux, la Terre des Dieux » 148, 150, 151, 186 [131, 131, 131, 151].

vanimálion « [ayant] de beaux enfants » [angl. of beautiful children, N.d.T.] : (308)/448 [(230)/n. 230].

vanimar « les beaux » : (308)/448 [(230)/n. 230].

Varda « Élevée » : 206, 282 [156, 211].

Vilya 186 [151].

Y

Yavanna 285, 335 [212, 247_fin].

Sindarin

A

a « et » : (308)/448 [(230)/n. 230].

a « Ô » : (308)/448 [(230)/n. 230].

Adan, pl. Edain « père(s) des Hommes » : 282 [211].

aear [< *AYAR] « mer » : 386 [297] → q. eär.

aglar’ni « gloire aux » : (308)/448 [(230)/n. 230].

Aglarond 282 [211] → elf. prim. *rondō.

alfirin « immortelle », « [ce] serait une immortelle, mais pas séchée ni fine comme du papier : simplement une magnifique fleur en forme de clochette, déclinée dans de nombreuses couleurs, mais douces et délicates »  : 248, 402 [187_fin, 562].

Amon Uilos 278 [211].

anann « longtemps » : (308)/448 [(230)/n. 230].

-an(d) « terre », terminaison de toponymes. Tolkien note que la terminaison « possède quelque chose des noms (romantiques et autres) tels que Broceliand(e), mais cela demeure parfaitement cohérent avec la structure pré-existante de l’elfique primitif (commun) »  : 383 [297] → sind. -en(d), sind. Beleriand.

Anduin 157 [131].

Angerthas 222 [166].

annûn « ouest » : (308)/448 [(230)/n. 230].

Aragorn 104, 426 [347].

Aramund « Taureau royal » : 423 [345] → q. mundo, sind. -mund, sind. Rasmund, sind. Tarmund, sind. Turcomund5).

aran « roi » : 426 [347].

ardor [< arn(a)dor] Nom sindarin théorique réel de l’Arnor : 428 [347] → ndor, nor, (n)dor.

argonath « le groupe de deux pierres (nobles) » : 427 [347].

arn(a) « noble » : 427 [347].

Arnor « terre royale », le royaume d’Elendil. Forme dûe au mélange du quenya arnanóre avec le sindarin arn(a)dor > ardor : 157, 428 [131, 347] → ndor, nor, (n)dor.

Arthedain 426 [347].

Arvedui « last king » : 199 [154].

Arwen 160 [131].

-ath un suffixe collectif ou de groupe : 427 [347].

B

Balrog 180 [144].

*Belain une forme théorique du quenya Valar, « mais une telle forme n’existait pas » : 427 [347].

Beleriand 334 [247] → sind. -an(d).

Beren 130, 149 [115, 131].

Berhael « Samwise6) » : (308)/448 [(230)/n. 230].

Berúthiel 217 [163].

born « chaud, rouge » : 426, 427 [347, 347].

Borñgil « Borgil » : 427 [347].

Boromir 79 [66].

D

Daur « Frodo7) » : (308)/448 [(230)/n. 230].

Denethor 197 [154].

Dior 193 [153].

Dol Guldur 290 [214].

(n)dor [< ndor, nor, (n)dor] « terre », Tolkien note que cet élément « doit probablement quelque chose à des noms tels que Labrador (un nom qui pourrait, par son style et sa structure, être Sindarin). » : 383—384, 417 [536, 332_fin].

Dor Gyrth i chuinar « la Terre de la Mort Qui Vit » : 411 [325].

Dorthonion 334 [247].

E

eglerio « glorifiez (les) » : (308)/448 [(230)/n. 230].

êl, pl. elin [< ĕlĕn, pl. elenī < EL] « étoile » : 281 [211].

el, ell- « étoile ou elfe » : 281 [211].

elanor (« en elfique du dialecte gnomique »), « un mouron (peut-être un peu plus grand) portant sur le même plant des fleurs dorées comme le soleil et argentées comme les étoiles, et parfois les deux combinées » : 106, 248, 402 [93, 187, 562].

Elbereth « Dame des étoiles » : 206, 282 [156, 211].

eledh, pl. elidh [< eledā/elenā] « elfe », ce terme « était sorti d’usage parmi les Elfes Gris (Sindar) qui n’étaient pas allés au-delà de la Mer » : 281 [397].

Eledhwen « Éclat elfique » : 281 [397].

ella « un exilé haut-elfique », « Le haut elfique elda « Elfe » fut repris par les Elfes Gris avec eld > ell » : 281 [211].

Elladan « Elfe-Númenóréen, elfe+homme », en référence au fait qu’il avait « des ancêtes mortels aussi bien qu’elfiques des deux côtés : Tuor du côté paternel, Beren du côté maternel » : 193, 282 [153, 211] → sind. el, sind. Adan.

Elrohir « elfe-chevalier, elfe+homme », en référence au fait qu’il avait « des ancêtes mortels aussi bien qu’elfiques des deux côtés : Tuor du côté paternel, Beren du côté maternel »  : 193, 282 [153, 211] → sind. el, sind. rohir.

Elrond « la voûte des étoiles » : 104, 122, 149, 152, 282, 423 [91, 109_fin, 131, 131, 211, 345] → sind. êl, elf. prim. *rondō.

Elros « pluie d’étoile(s) » : 154, 282 [131, 211] → sind. êl.

Elwing « écume d’étoile(s) » : 150, 282 [131, 211] → sind. êl.

en « de » [angl. (of) the, N.d.T.] : (308)/448 [(230)/n. 230].

en, ened « milieu, centre » : 224 [168].

-en(d) « terre », terminaison de toponymes. Tolkien note que la terminaison « possède quelque chose des noms (romantiques et autres) tels que Broceliand(e), mais cela demeure parfaitement cohérent avec la structure pré-existante de l’elfique primitif (commun) »  : 383 [297] → sind. -an(d), sind. Ithilien, sind. Lothlórien.

enedwaith « peuple ou région du milieu » : 224 [168].

Ennor « Terre du Milieu » : 384 [297].

ennorath « Terre du Milieu, pluriel collectif de Ennor » : 224, 384 [168, 297].

ennyn Durin 426 [347].

Erech lieu où Isildur plaça la pierre du serment. Tolkien note qu’il n’y a aucune connexion avec l’ancienne cité de Mésopotamie et que « aucune connexion dans mon esprit ou mon intention entre la Mésopotamie et les Númenóréens ou leurs prédécesseurs ne peuvent être déduites »8) : 384 [537].

ered (pl. de orod) : 263 [204].

Ered Luin « Montagnes de Lune » : 263 [204].

Eregion 152 [131].

Eryn Lasgalen 382 [297].

F

fan(-) « blanc, la blancheur des nuages (dans le soleil) » : 278 [211] → sind. Fanuilos.

Fangorn (Forêt de ~) : 216 [163].

Fanuilos « Toujours Blanc, Blanc-neige », selon Tolkien, ces deux traductions sont inadéquates car le toponyme contient 3 éléments, Fan-ui-los : 278 [211] → sind. fan(-), sind. ui, sind. los(s).

Faramir 79, 80, 104 [66, 68, 91].

Fëanor 148, 150 [131, 131].

Forochel « Glace Septentrionale » : 199 [154].

Forodwaith « région du nord » : 224 [168].

G

galad 425 [347].

galadh [< *galadā < √GAL] « arbre » : 426 [347] → q. alda, sind. orn.

Galadriel « Guirlande scintillante, jeune femme parée de cheveux étincelants », Tolkien note que Galadriel « est un nom secondaire qui lui fut donné dans sa jeunesse dans un lointain passé, car elle avait de longs cheveux qui étincelaient comme l’or mais qui étaient également parsemés d’argent. Elle était ainsi d’une disposition semblable aux Amazones, et liait ses cheveux comme une couronne lorsqu’elle prenait part aux épreuves sportives » : 104, 423, 428 [91, 345, 599].

Gebir 76 [64].

Gilgalad « lumière d’étoile, Étoile (de) splendeur », également Gil-galad : 152, 279, 426 [131, 211, 347].

Gilthoniel « Celle qui embrasa les étoiles », « au passé : le titre appartient à la préhistoire mythique et ne fait pas référence à une fonction permanente » : 278 [211].

Glorfindel « cheveux dorés » : 423 [345].

golas, -olas [< *gwa-lassa] « ensemble de feuilles, feuillage », également go-lass : 282, 382 [211, 297] → q. olassiē.

Gondolin 21, 130, 150 [15, 115, 131].

Gondor « “Pays de Pierre” sc. “Pays (du peuple utilisant) de la Pierre” ». Tolkien note qu’il n’y a aucune relation entre Gondor et Gondar (en Éthiopie) : 79, 104, 157, 409 [66_fin, 91, 131, 324_début] → sind. (n)dor.

govannen « rencontré » : 308 [230].

Gyrth « [la] Mort »9) : 417 [332_fin].

H

Haradrim « les Suderons » : 178, 241 [144, 183_fin].

hir, hîr [< khēr, kherū < kher-] « maître, seigneur » : 282, 382 [211, 297] → q. hēr.

Hithaeglin « Les Montagnes Brumeuses » 180 [144].

Húrin 130, 150 [115, 131].

CH

chuinar « vit », dans i chuinar « qui vit »10) : 417 [332].

I

i « les » : (308)/448 [(230)/n. 230].

i « qui » : 417 [332].

[< *yagā < √YAG] « vide, abîme » : 383 [297].

Idril 193 [153].

Imladris « Fondcombe » : 152 [131].

Ithil [< √THIL] « Lune Croissante » : 444 [n. 140] → q. Isil, Notes de grammaire n° 101.

Ithilien 76, 79, 97 [64, 67, 85].

Ithryn Luin « les Mages Bleus » : 448 [n. 211].

C / K

calen « vert » : 282 [211].

Calenarðon « la (grande) région verte » : 383 [297].

celeb [< *kyelepē] « argent » : 426 [347] → q. tyelpe, q. telpe, tel. telepi.

Celebdil « Corne d’Argent » : 392 [548].

Celeborn « xArbre d’argent » : 424, 425 [347, 347].

Celebrían « reine d’argent » : 193, 423 [153, 345].

Celebrimbor 77, 110 [63, 96].

Cirdan « Maître des navires » : 327 [246].

Cirith 247 [187].

cirth « runes » : 324 [245].

Kirith Ungol 76, 79, 82, 92, 104, 106 [63, 66_fin, 71, 81, 90, 94].

Conin « princes » : (308)/448 [(230)/n. 230].

cuio « puissent [les Hobbits] vivrent » : (308)/448 [(230)/n. 230].

L

laeg [< *laikā] « vert », rarement employé, habituellement remplacé par calen « “viridis”, frais et vert11) » : 282, 382 [211, 297] → q. laica, sylv. leg.

laegolas « vertes-feuilles », forme sindarine pure du nom Legolas : 282, 382 [211, 297] → sylv. Legolas.

las(s) [< *lassē] « feuille » : 282, 382 [211, 297] → q. lasse.

Lembas « pain de route » : 274 [210].

Lothlórien 216 [163_fin].

los(s) « blanc, neige » : 278 [211] → sind. Fanuilos.

Luin « Bleu(es) » : 263, 448 [204, n. 211].

Lúthien 130, 149, 150 [115, 131, 131].

M

mae « bien » : 308 [230].

mallorn 248 [187].

mallos 248 [187].

mellon « ami » : 424 [347].

Minas Ithil « Tour de la Lune Croissante » 76, 444 [64, n. 140].

Minas Morgul 76, 79, 80 [64, 68, 69].

Minas Tirith « Tour de la Vigilance » : 104, 158 [91, 131].

Mindolluin 206 [156].

môr [< *mori < √MOR] « noir, obscurité » : 308, 382 [230, 297] → q. more.

Morannon « Porte Noire » : 97, 178 [85, 144] → √MOR.

Mordor « Terre de Ténèbres, Terre Noire » 73, 106, 154, 178 [62, 94, 131, 144] → √MOR.

Morghul 76, 79, 80 [64, 68, 69].

Morgoth 78, 85 [66, 73] → √MOR.

Moria [< sind. môr + sind. < *mori + *yagā < √MOR + √YAG] « Abîme Noir », Tolkien note qu’il n’y a aucune relation avec la « terre de Moriāh » de l’histoire d’Abraham : 129, 152, 178, 383 [114_début, 131, 144, 297].

morn [< *mornā < √MOR] adj. « sombre, noir » : 382, 383, 427 [297, 297, 237] → q. morna.

Morñdor « Mordor » : 427 [347] → √MOR.

Morthond « Racine noire » : 178 [144] → [√MOR.

mund « taureau », Tolkien note que ce suffixe « possède un son familier (comme dans Edmund, Sigismund, etc.) : 423 [345] → q. mundo, sind. Aramund, sind. Rasmund, sind. Tarmund, sind. Turcomund12).

N

nan, nand- « vallée » : 308 [230].

Nandungorthin 180 [144].

Nargothrond « caverne fortifiée près de la rivière Narog » : 282 [211] → elf. prim. *rondō.

(n)dor « terre », Tolkien note que cet élément « doit probablement quelque chose à des noms tels que Labrador (un nom qui pourrait, par son style et sa structure, être Sindarin). » : 383—384 [297].

Neldoreth 334 [247].

niphredil (« en elfique du dialecte gnomique »), « [ce] serait simplement une délicate variété de perce-neige » : 93, 248, 402 [106, 187, 312].

O

onod, pl. enyd « Ent(s) » : 178, 224 [144, 168].

Onodrim pluriel général « les Ents, en tant que race » : 178, 224 [144, 168].

Orbelain une traduction « phonologique » du q. Valanya : 427 [347].

orch, pl. yrch « Orque(s) » : 178 [144].

orchoth « les Orques, en tant que race ou groupe mentionné précédemment » : 178 [144].

orn [< *ornē < √OR/RO] « arbre » : 426 [347] → q. orne, sind. galadh.

Orthanc 69 [58].

Ossiriand 334 [247].

ost-giliath « forteresse des étoiles » : 426 [347].

P

palan-díriel 279 [211].

palan-tīriel participe passé « ayant fixé au loin » : 427 [596].

pedo « dites » : 424 [347].

Pengolod 130 [115].

Pheriain « Semi-Hommes » : (308)/448 [(230)/n. 230].

Pheriannath « les Semi-Hommes, le peuple hobbit » : (308)/448, 427 [(230)/n. 230, 347].

R

Rasmund « taureau cornu » : 423 [345] → q. mundo, sind. Aramund, sind. -mund, sind. Tarmund, sind. Turcomund13).

rim « troupe, peuple » : 178, 382 [144, 297] → q. rimbe.

-rim « pluriel général ou total » : 178 [144] → sind. Haradrim, sind. Onodrim, sind. Rohirrim.

roch [< *rokkō] « cheval, cheval de selle rapide » : 178, 282, 382 [144, 211, 297] → q. rokko.

Rochand forme adoucie par la suite en Rohan : 382 [297].

Rochann « Hippia », ancienne forme de Rohan : 178 [255].

rochir « seigneur des chevaux », ancienne forme de rohir : 178, 282 [144, 211].

Rohan [< Rochand] 79, 178, [66, 144].

rohir [< rochir < roch + hir] « seigneur des chevaux » : 282 [211].

Rohirrim « le peuple des seigneurs des chevaux », nom sindarin des Eorlingas : 158, 178, 382 [131, 144, 297].

S

Sammath Naur 252 [191].

Sarn Gebir 76 [64].

T

Tarmund « noble taureau » : 423 [345] → q. mundo, sind. Aramund, sind. -mund, sind. Rasmund, sind. Turcomund14).

tīriel participe passé « ayant fixé » : 427 [596].

Tirith « Vigilance » : 104, 158 [91, 131].

tĭro impératif de toutes les personnes de TIR : 427 [347].

tíro une forme mal orthographiée de tĭro : 427 [347].

Túor 193 [153].

Turcomund « chef des taureaux » : 423 [345] → q. mundo, sind. Aramund, sind. -mund, sind. Rasmund, sind. Tarmund15).

Turgon 193 [153].

Túrin 150 [131].

TH

Thangorodrim 180 [144].

Thingol 346 [257].

-thíriel 427 [347].

thîw « lettres », une mutation nasale de tîw : 427 [347] → Notes de grammaire n° 111.

thond « racine » : 178 [144] → sind. Morthond.

Thorondor 427 [347].

Thorongil 427 [347].

þorono (thorono) « aigle » : 427 [347].

U

ui [< elf. prim. oio] « toujours » : 278 [211] → sind. Fanuilos.

Uilos « Toujours blanc » : 278 [211].

Telerin

telepi [< *kyelepē] « argent » : 426 [347] → q. telpe, q. tyelpe, sind. celeb.

Telperion 426 [347].

Telporno « Celeborn » : 425 [347] → sind. Celeborn.

Dialecte forestier (sylvain)

leg [< *laikā] « vert » : 282 [211] → q. laica, sind. laeg.

Legolas « vertes-feuilles, Vertefeuille », « forme dialectale du sindarin pur laegolas ».  : 282 [211]. « “Techniquement”, Legolas est (en accord avec les règles) un mot composé du sind. laeg “viridis” frais et vert, et go-lass, “ensemble de feuilles, feuillage” » : 382 [297].

Elfique commun (primitif)

*Balaniā adj. « Valanya ». Ancienne forme du q. Valanya : 427 [347].

eledā / elenā « un Elfe ». « Les Elfes furent nommés eledā/elenā car ils furent découverts par le Vala Oromë dans une vallée sous la lumière stellaire ; et ils demeurèrent toujours amoureux des étoiles. Mais ce nom en vint à être particulièrement associé à ceux qui marchèrent finalement vers l’Ouest, guidés par Oromë (et la plupart passèrent Au-delà de la Mer) ». > q. Elda, sind. eledh, pl. elidh : 281 [211].

*ĕlĕn, pl. elenī « “étoile” […] en elfique primitif » > sind. êl, pl. elin : 281 [211].

*galadā « arbre » [< √GAL] (un des « 2 anciens mots en elfique pour arbre ») > q. alda, sind. galadh : 426 [347] → eld. com. *ornē.

*gond(o), *gon(o) « pierre » > q. ondo. Tolkien note : « Lorsque j’avais 8 ans, j’ai lu dans un petit livre […] que rien des langues des peuples primitifs (avant les envahisseurs celtes ou germains) n’est connu à présent, excepté peut-être ond- = “pierre” […] (la préfixation de g- fut plus tardive, postérieure à l’invention de l’histoire de la relation entre le sindarin et le quenya dans laquelle le g- initial primitif fut perdu en q[uenya] » : 410 [573].

*gwa-lassa / gwa-lassiē « ensemble de feuilles, feuillage » > q. olassiē, sind. golas, -olas : 282 [211].

khēr, kherū « maître » (désigné comme étant de l’ « elfique prim. ») > q. hēr, hĕru ; sind. hir : 282 [211].

*kyelepē « argent » (« Les mots pour argent émerge d’un orig. : *kyelepē ») > q. tyelpe, sind. celeb, tel. telepi : 426 [347].

*laikā « vert » [< LAY] > q. laica, sind. laeg, sylv. leg : 282 [211].

*lassē « feuille » > q. lasse, sind. las(s) : 282 [211].

*mori « noir, obscurité » > q. more, sind. môr : 382 [297] → sind. Moria.

*mornā adj. « noir » > q. morna, sind. morn : 382 [297].

oio « toujours » (désigné comme étant de l’« elfique primitif ») : 278 [211].

*ornē « arbre » [< √OR/RO] (un des « 2 anciens mots en elfique pour arbre ») > q. orne, sind. orn : 426 [347] → eld. com. *galadā.

*rokkō « cheval de selle rapide » (désigné comme étant de l’« elfique prim. ») > q. rokko, sind. roch : 382 [297].

*rondō « caverne » (un « mot d’elfique primitif ») : 282 [211] → sind. Aglarond, sind. Elrond, sind. Nargothrond.

*rossē « rosée, bruine (d’une cascade ou d’une fontaine) » : 282 [211] → sind. Elros.

*θaurā [< √THAW] adj. « détestable » : 380 [297].

*θaurond- [< *θaurā] « détestable » > q. Sauron : 380 [297].

*yagā « vide, abîme » [< √YAG] > sind. : 383 [297] → sind. Moria.

Racines elfiques

ata « deux ». Un duel numérique, censé être pour le quenya : 427 [347].

*AYAR « Mer » (désignée comme étant une racine de l’eld. com.), « essentiellement appliqué à la Grande Mer de l’Ouest, s’étendant entre la Terre du Milieu et Aman, le Royaume Béni des Valar » > q. eär, sind. aear « mer »: 386 [297].

EL « étoile ». « Comme premier élément d’un mot composé, el- pourrait signifier (ou du moins symboliser) “étoile” et “elfe” » : 281 [211].

ER « un, unique, seul ». Un élément important en elfique : 384 [297].

fan- « blanc, la blancheur des nuages (dans le soleil) » : 278 [211].

gal Une racine plus ou moins synonyme avec kal, correspondant à gil : 278 [211].

√GAL « croître » [intransitif en anglais, N.d.T.] > *galadā « arbre » > q. alda, sind. galadh « arbre » : 426 [347].

gil Une racine uniquement appliquée à la « lumière blanche ou argentée » : 278 [211].

kal Racine habituelle des mots faisant référence à la lumière : 278 [211] → q. kălĭma.

kher- « posséder » > khēr, kherū « maître » > q. hēr, hĕru ; sind. hir «maître » : 178 [144].

LAY > *laikā > q. laica, sind. laeg, sylv. leg « feuille », q. lairë « été » : 282 [211].

los(s) « blanc, comme la neige » : 278 [211].

√MOR « sombre, noir » : 382 [297] → sind. Moria.

√NAR « feu », cf. Narsil : 425 [347].

(N)DIL « aimer, être dévoué à » (base verbale ou élément), cette base décrit l’attitude de quelqu’un à l’égard d’une personne, d’une chose,  d’une conduite ou d’une occupation à laquelle on se consacre pour elle-même : 386 [539] → q. Elendil, q. Mardil, q. Meneldil, q. Valandil.

ndor, nor, (n)dor « terre, pays » : 308, 383 [230, 297] → q. arnanóre, q. Númenórë, sind. Arnor, sind. Gondor.

-(n)dur « servir » : 386 [297] → q. arandur.

√ndū, nu, √NDU « qui va en bas ; en-dessous, en bas, descendre » : 303, 361 [227, 276].

√OR/RO « se soulever, aller haut ». Une racine très fréquemment employée > *ornē « arbre » > q. orne, sind. orn « arbre » : 426 [347] → q. ortani.

√SIL comme dans Silmaril(li) « les Trois Joyaux Primordiaux », mais pas Isil « Lune » : 425 [347].

√talat « qui glisse, s’éboule, chute » (établie comme étant une racine quenyarine). Tolkien note que, par une curieux hasard, la racine ressemblait beaucoup à Atlantide : 347 [257] → ad. Akallabêth, q. Atalantie.

√THAW « détester » > *θaurā « détestable » > *θaurond- > q. Sauron  : 380 [297].

√THIL « lumière blanche » > q. Isil, sind. Ithil « Lune » : 425 [347].

TIR « observer, regarder (fixement) quelque chose, etc. » : 427 [347] → q. palantir.

ū Indique une paire. Préféré après d/t dans une racine : 427 [347].

√YAG « vide, abîme » > *yagā « vide, abîme » > sind.  « vide, abîme » : 383 [297] → sind. Moria.

Notes de grammaire

100. Le q[uenya] autorisait, favorisait même, les « dentales » n, l, r, s, t comme consonnes finales : aucune autre consonne finale n’apparaît dans les listes q[uenya] : 425 [593—594].

101. La différence entre le quenya Isil et le sindarin Ithil est due au changement de þ (th) > s dans le quenya des Exilés : 425 [347].

102. Le quenya possède une syncope vocalique régulière dans une séquence de deux voyelles courtes de même qualité (comme le e dans tyelpe < *kyelepē) : 426 [347].

103. En telerin, la syncope de la deuxième voyelle dans une séquence de deux voyelles brèves du même timbre n’était pas habituelle mais se produisait dans des mots d’une certaine longueur tels que Telperion : 426 [595].

104. La variation c/k dans gal / kal ne doit pas être confondue avec le changement grammatical de k, c > g en gris-elfique, observé à l’initiale de certains mots ou après des particules étroitement connectées (comme l’article). Ainsi Gil-galad « étoile-lumière ». Cf. palan-díriel comparé à a tirno nin : 278—279 [211, 211].

105. Le quenya fait une distincition dans sa flexion duelle, en fonction du nombre de personnes concernées ; l’incapacité à comprendre cela était « une erreur généralement faite par les mortels » : 447 n. 205 [156].

106. À l’origine, les duels quenya était a) purement numériques (élément ata) et b) des paires (élément ū comme dans Aldúya) ; mais normalement, en quenya plus tardif, ils ne sont habituels qu’en référence à des paires naturelles, et le choix de t ou ū était décidé par euphonie (e.g. ū été préféré après d/t dans une racine) : 427 [347].

107. En sindarin, les duels de noms et de pronoms devinrent obsolètes très tôt, exceptés dans les écrits. Un cas survient dans Orgalaðad « Jour des Deux Arbres », mais puisque ces noms sindarins furent tous dérivés de noms quenya de la semaine de six jours, importée de Valinor, il devait être dû à une tentative pour imiter les duels quenya tels que ciriat « deux navires ». Quoiqu’il en soit, -d fut perdu par la suite, et ainsi nous disposons de < argonath « le groupe de (deux) pierres nobles » au lieu de *argonad : 427 [347].

108. ath. Bien qu’il puisse s’agir d’une forme sindarine du quenya atta « 2 », ce n’est en fait pas apparenté, ni le signe d’un duel. C’était un suffixe collectif ou de groupe et les noms ainsi formés étaient à l’origine singuliers. Mais ils furent par la suite traités comme des pluriels, en particulier lorsqu’ils étaient appliqués à des peuples. Par exemple, Periannath, le peuple hobbit, distingué de periain des hobbits, un nombre indéfini de « Semi-Hommes » : 427 [347].

109. Les lénitions ou « mutations » du sindarin furent délibérément conçues pour ressembler à celles du gallois pour leur origine phonétique et leur usage grammatical ; mais leur origine phonétique ou leur usage grammatical ne sont pas les mêmes. Ainsi ost-gilitah « forteresse des étoiles » dans lequel les fonctions du deuxième nom comme génitif non fléchi ne présente aucune mutation, cf. ennyn Durin. En sindarin, cette absence de mutation est maintenue a) dans les mots composés et b) lorsqu’un nom est virtuellement un adjectif, comme dans Gil-galad « Étoile (de) splendeur » : 426 [347].

110. En sindarin, le g initial fut conserver en composition lorsqu’un contact n + g survenait. Ainsi, born « chaud, rouge » + gil devenait borñgil ; morn « noir » + dor devenait morñdor ; le groupe triconsonatique étant alors réduit en rg, rd : 426, 427 [347, 347].

111. En sindarin, t > þ (th) est la mutation nasale et apparaît ainsi après l’article pluriel dans thîw, i Pheriannath. palan-tīriel devrait phonétiquement donner > -thíriel, participe passé « ayant fixé au loin » ; mais grammaticalement, devant des formes verbales, en réalité seule la mutation douce était d’ordinaire utilisée en sindarin plus tardif, pour éviter la confusion avec d’autres radicaux verbaux, et la mutation douce m > v > v était également souvent employée, pour la même raison. : 427 [596].

Appendice : autres langues

Quelque peu hors sujet dans cet article mais tout de même intéressants :

Adunaïque

Akallabêth « Chute », q. Atalantie : 279, 347 [211, 257].

Ar-Adûnakhôr : 279 [211].

Ar-Pharazôn « Le Doré » (également orthographié Arpharazôn) (155), 205 [(131), 156].

Parler noir

nazg « anneau », Tolkien note que le gaélique possède le terme nasc « anneau », et que l’écossais s’écrit généralement nasg, ajoutant que « Ce mot va bien pour le sens également, puisqu’il signifie aussi, et signifiait probablement à l’origine, un lien, et on peut l’employer dans le sens d’“obligation”. » : 384—385 [538].

Voir aussi

Sur Tolkiendil

Sur le net

1) N.d.T. : On notera, entre autre, que son nom est cité dans les HoMe VI, VII, VIII et que le tome IX lui a été dédié. Dans Letters, il est également fait référence au présent article dans la première  page de l’Index (p. 455), compilé par Christina Scull et Wayne G. Hammond.
3) N.d.É : Nous savons désormais que Tolkien considérait que le mot q. Ëa dérivait de √EÑ ou √EŊE, par l’intermédiaire d’une forme *eñ-, et qu’il avait précédemment envisagé qu’il dérive de √EƷ > *eʒ- ; cf. PE 19, p. 48, 96 ; PE 22, p. 147 ; VT 49, p. 28. Aucune de ces racines n’est en lien avec √YAG ou avec la racine pour « mer » (√GAY(AR) ou √AY(AR) selon des conceptions assez changeantes).
4) N.d.É. : Il s’agit probablement d’une coquille des Lettres pour ciryat.
5) , 12) , 13) , 14) , 15) N.d.É. : Cette entrée était référencée comme du quenya, mais nous savons désormais qu’il s’agit de sindarin, ce qui explique pourquoi elle a été déplacée ici. Les renvois ont été modifiés en conséquence.
6) N.d.T. : Je ne donne pas ici la version francisée issue de la traduction du SdA par Francis Ledoux : Samsagace. En effet, dans l’appendice F du SdA (p. 1231), Tolkien présente la version en parler commun de ce prénom : Banazîr « à moitié sage, simplet » et nous indique que la version anglaise Samwise est une « modernisation de l’ancien anglais samwís » (v. angl. sāmwīs « stupide, idiot, abruti », décomposé en sām- « semi ; dénote une condition partielle ou imparfaite » et wīs « sage, instruit ; sagace, rusé »). Du fait qu’il ne s’agit pas d’anglais moderne « pur » mais d’une modernisation de termes plus anciens, il serait probablement plus raisonnable de conserver ce prénom en l’état, plutôt que de le traduire en français. Au sujet des préférences de traduction pour les noms du SdA, voir la Nomenclature of the Lord of the Rings.
7) N.d.T. : Je n’ai pas repris ici la francisation Frodon de la traduction du SdA par Francis Ledoux, car ce prénom étant d’origine germanique, il n’aurait pas dû être traduit en français.
8) N.d.É. : Dans l’App. F du SdA, Tolkien signale que ce nom était en fait antérieur à la colonisation Númenórienne et descendait d’une langue humaine, qu’on peut appeler par convention le gondorien antique.
9) N.d.É. : Nous savons désormais qu’il s’agit du pluriel « [les] morts », dont le singulier gorth est attesté en composition, comme dans le toponyme Tyrn Gorthad. Le mot pour « mort » est gurth, attesté dans CLI, I/1.
10) N.d.É. : Nous savons désormais qu'il s'agit d'un pluriel « vivent » ; voir Gyrth.
11) N.d.T. : lat. viridis « vert, verdoyant ».
 
langues/corrigenda/cr_lettres.txt · Dernière modification: 09/03/2022 15:51 par Elendil
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