« Les maîtres du savoir expliquaient qu’il ne s’agissait pas d’un suffixe à l’origine, quoiqu’il n’ait survécu en quenya que comme élément final de noms propres, mais d’un ancien mot pour “personne”, dérivé du radical EWE. Comme second élément d’un composé il prenait la forme wē, mais ewē comme mot indépendant, préservé en telerin : evë “une personne, quelqu’un (n’étant pas nommé)”. En vieux quenya il survécut sous la forme eo (< ew + le suffixe pronominal -ō̆ “une personne, quelqu’un”), plus tard remplacé par námo, ainsi que dans l’adjectif vieux quenya wéra, quenya véra “personnel, privé, propre”. »1)
The Peoples of Middle-earth — Partie II — Chapitre 11 « The Shibboleth of Fëanor »
’ancien quenya désigne la période d’évolution du quenya postérieure à l’eldarin commun mais antérieure à l’invention des sarati par Rúmil. Plusieurs changements phonologiques le distinguent du quenya classique.