« Ce fut au cours de son investigation de cette question par comparaison avec le telerin qu’il arriva à la conclusion que non seulement des radicaux comme *RIK, *RUK, avec des i et u basiques avaient été capables d’utiliser un ohlon plutôt qu’un simple allongement au cours de la période primitive, mais qu’il en allait de même pour des radicaux comme *REK et *ROK. Les ohloni ne s’étaient cependant pas révélés durables, et devinrent des voyelles longues. Mais, par une divergence remontant probablement fort loin, devinrent œ (“ē long près de ā”) et ǭ (“ō long près de ā”), qui furent ensuite confondus avec les ē et ō normaux dans la branche vanya-noldorine. Dans la branche telerine, les deux devinrent ā. Ces ē et ō qui étaient représentés en telerin par ā furent longtemps connus comme “e et o de Fëanor”. Leur existence fut plus tard confirmée par investigation du sindarin et du nandorin. »1)
Vinyar Tengwar nº 39 — « From Quendi and Eldar, Appendix D »
es langues primitives sont les langues qui sont considérées être « reconstruites » par les Lambeñgolmor à partir des langues attestées aux âges ultérieurs. Elles regroupent donc aussi bien les langues elfiques antérieures à l’invention de l’écriture que les langues des Edain du Premier Âge.
Le quendien primitif était la langue originelle des Elfes, inventée alors qu’ils demeuraient tous encore à Cuiviénen.
L’eldarin commun est le nom donné à la langue parlée par les Eldar lorsqu’ils commencèrent la Grande Marche vers Valinor, et avant que des particularités se fassent jour entre les différents Clans.
Le telerin commun est l’ancêtre commun des langues du Troisième Clan avant que n’interviennent les scissions qui donnèrent naissance au nandorin, au sindarin et au telerin.
L’ancien quenya désigne l’étape d’évolution du quenya postérieure à la scission de l’eldarin commun mais antérieure à l’invention de l’écriture par Rúmil de Tirion.
Le vieux sindarin est l’ancêtre direct du sindarin de Beleriand et des dialectes qui en dérive. Chronologiquement, il apparaît après que les Teleri d’Aman se soient embarqués sur Tol Eressëa et avant que le système runique ne voit le jour en Doriath.
Le taliska ou hadorien était la langue parlée par les hommes de la Maison de Hador, qui donna plus tard naissance à l’adûnaïque, elle-même ancêtre de la langue commune en usage à l’époque de la Guerre de l’Anneau.
Le bëorien était le dialecte du taliska que parlait les gens de la Maison de Bëor. Mutuellement intelligible avec le hadorien, cette langue avait toutefois incorporé plus de tournures étrangères que celle parlée par le Peuple de Hador.
Le halethien était la langue de la Deuxième Maison des Edain. Elle n’était pas mutuellement intelligible avec le taliska. Les seules langues attestées susceptibles d’en descendre sont le dunlendais et le drughu du Troisième Âge.
Le gondorien antique était une langue ou un groupe de langues parlé dans la région de l’Ered Nimrais avant le retour des Númenoriens en Terre du Milieu. Très peu de choses sont connues sur cette langue, dont ne subsistaient que quelques noms propres de signification oubliée à l’époque de la guerre de l’Anneau. C’était probablement la langue des Hommes des Montagnes maudits par Isildur pour avoir refusé de combattre Sauron. Il devait donc s’agir d’une branche de la famille des langues halethiennes, encore que le peu de vocabulaire attesté de part et d’autre ne permette pas de confirmer cette hypothèse.