«
Ce fut à cette époque que les Noldor créèrent des lettres pour la première fois, et Rúmil de Túna était le maître du savoir qui le premier acheva de fixer des signes pour conserver la parole et la chanson, certains pouvant être gravés sur le métal ou dans la pierre, d’autres être dessinés avec le pinceau ou la plume. »
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Morgoth’s Ring — Partie III — I. La Première Phase — Chapitre 6 « Des Silmarils et de l’obscurcissement de Valinor »
es sarati furent le premier système d’écriture d’Arda. Ils furent inventés par Rúmil de Tirion en l’année valienne 11792). C’est un système alphabétique utilisé à l’origine pour écrire le quenya, mais il est applicable à d’autres langues, comme le goldogrin ou l’anglais. Le nom des sarati dérive du radical quendien primitif SAR ou SYAR « graver, inciser », qui prit par la suite la signification « écrire ».3)
À l’origine, les sarati s’écrivaient de droite à gauche ou en boustrophédon, c’est-à-dire en alternant de droite à gauche et de gauche à droite ; mais la majorité des exemples attestés sont écrits de haut en bas et de gauche à droite. Chaque consonne est représentée par un sarat, tandis que les voyelles le sont par des diacritiques, prononcées avant ou après la consonne selon la langue. En fonction des textes, les sarati sont parfois accrochés à une barre, qui donne à cette écriture un aspect très reconnaissable.
Les sarati servirent de base à Fëanor quand il imagina son propre système d’écriture, les tengwar. Ceux-ci prirent rapidement le pas sur les sarati, qu’ils remplacèrent bientôt, sauf chez les Vanyar.4) À l’époque de l’Exil, les sarati étaient totalement tombés hors de l’usage courant des Ñoldor, ce qui explique qu’ils furent jamais diffusés en Terre du Milieu ou parmi les Númenóriens, à l’exception possible des Maîtres du Savoir.
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Måns Björkman
traduit de l’anglais par Stéphane Camus |
 | ôt dans leur histoire, une grande partie des Quendi (les Elfes) immigrèrent en Valinor, la Terre des Puissances, sur le continent d’Aman. Là, ils devinrent connus sous le nom d’Eldar et leurs savoirs et talents atteignirent leur paroxysme.
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Måns Björkman
traduit de l’anglais par Pascal Burkhard |
 | úmil de Valinor créa le premier système d’écriture d’Arda en l’année valienne 1179. Tolkien fait référence à ce système en parlant des « Tengwar de Rúmil », mais le nom réel de ce système d’écriture est sarati, chaque lettre étant un sarat.
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Helios de Rosario Martínez — Septembre 2007
traduit de l’anglais par David Giraudeau |
 | ans le matériel rúmilien laissé par Tolkien figurent plusieurs tables de numéraux sarati, qui permettent de comprendre comment étaient écrits les nombres dans l’alphabet de Rúmil et de les comparer aux autres systèmes numériques inventés par Tolkien.
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Måns Björkman
traduit de l’anglais par Pascal Burkhard |
 | ans les textes sur les sarati, nous faisons fréquemment référence à des exemples spécifiques et utilisons les abréviations utilisées dans Parma Eldalamberon. Pour des raisons pratiques, nous vous donnons ici la liste de ces spécimens.
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Måns Björkman
traduit de l’anglais par Pascal Burkhard |
 | l y a de nombreuses manières d’utiliser les sarati de Rúmil. Cet essai tente d’élaborer une classification utile des différents modes attestés dans le corpus publié. Cinq principaux modes, ou valorisations, peuvent se distinguer.
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Måns Björkman
traduit de l’anglais par Pascal Burkhard |
 | ette valorisation est utilisée dans certains textes sarati anciens, peut-être les tous premiers. Cela en fait la plus vieille forme connue du système d’écriture des sarati.
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Måns Björkman
traduit de l’anglais par Pascal Burkhard |
 | a Forme phonétique se distingue par un plus grand nombre de documents attestés que les autres valorisations. De ces documents, seuls trois contiennent des textes en sarati. Tous les autres textes sont des descriptions du système d’écriture, principalement composés de listes de sarati et de leur valeurs phonétiques.
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Måns Björkman
traduit de l’anglais par Pascal Burkhard |
 | a source principale de cette valorisation est R17, elle y est appelée « utilisation en qenya des caractères et de l’alphabet de Rúmil ». Elle y est décrite comme étant « l’application spéciale au qenya » par opposition à la « Forme phonétique » décrite dans le même document. On trouve dans R15 un système similaire.
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Måns Björkman
traduit de l’anglais par Pascal Burkhard |
 | ette valorisation est utilisée dans deux documents. Probablement écrit quelque temps avant la publication de Bilbo le Hobbit, ces documents contiennent les derniers textes longs que Tolkien écrivit en sarati.
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