Traduire les œuvres de Tolkien

« Bien sûr, je souhaite que vous poursuiviez vos efforts concernant les éditions étrangères. […] Cependant, il doit être compréhensible qu’un auteur, tant qu’il reste en vie, se sente profondément et directement impliqué par la traduction. Et malheureusement, je suis un linguiste professionnel aussi, un professeur pédant, avec beaucoup de liens personnels et amicaux avec les principaux spécialistes de l’anglais sur le continent… »1)
Lettres — No 188 « Extrait d’une lettre à Allen & Unwin » — 3 avril 1956

Tuor à Vinyamar (© Ted Nasmith)

L’énorme variété stylistique et linguistique du Seigneur des Anneaux pose des problèmes particuliers à la traduction, notamment lorsqu'il faut représenter les différents niveaux de langage des personnages ou transférer le réseau de langues germaniques mis en place par Tolkien pour figurer la famille linguistique du westron. La situation se complique lorsqu'on s’aperçoit que Tolkien donne dans les Appendices des précisions grammaticales au sujet du westron qu’il n’a pas cherché à représenter dans le texte. La question des inscriptions semées au travers de l’ouvrage se pose aussi, dans la mesure où l'on y observe un mélange d'anglais phonétique et de textes dans des langues inventées. Les problèmes de traductions ne se cantonnent d’ailleurs pas au seul SdA. Cette section cherche donc à clarifier ces difficultés et à examiner les solutions trouvées par les différents traducteurs de Tolkien.

Accessibilité
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Notes de lecture Notes de lecture : En tant que présentations ou compilations, ces articles sont les plus accessibles à tous les lecteurs. Aucune connaissance sur J.R.R. Tolkien n’est requise.

Articles de synthèse Articles de synthèse : Ces articles permettent d’avoir une vue d’ensemble du thème traité mais ils nécessitent une bonne connaissance des principales œuvres de J.R.R Tolkien.

Articles théoriques Articles théoriques : La maîtrise globale des écrits de J.R.R. Tolkien est nécessaire pour bien saisir la portée des articles de cette catégorie, les sujets étant analysés de façon poussée par leurs auteurs.

Difficulté
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Les traductions françaises

Correspondances des traductions françaises

Lire l'article « Correspondances des traductions françaises »  Note de lecture Tolkiendil — Octobre 2012
Le tableau ci-dessous établi la correspondance entre les noms originaux et les différentes traductions françaises dans les ouvrages de Bilbo le Hobbit, du Hobbit et du Seigneur des Anneaux.
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Translations dans les traductions

Tolkien et les traductions

Lire l'article « Tolkien et les traductions »  Note de lecture  Note de lecture  Note de lecture Arden R. Smith — Janvier 1992
Comme David Doughan l’a noté dans le Vinyar Tengwar no 20, « Le problème à propos des bonnes traductions est que je ne trouve pas grand chose de plus à dire à leur sujet, sinon qu’elles sont bonnes. » En l’honneur du centenaire de Tolkien, cet épisode se consacrera aux avis du plus important (et peut-être du plus rude) des critiques : le professeur Tolkien lui-même.
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La Saga du Jambon Brûlé

Lire l'article « La Saga du Jambon Brûlé »  Note de lecture Arden R. Smith — Mai 1994
Le titre de la traduction islandaise du Fermier Gilles de Ham, Gvendur Bóndi á Svínafelli, est assez curieux. La version islandaise du nom du fermier, Gvendur, figure sous les formes Gvendr et Gvöndr dans An Icelandic-English Dictionary de Richard Cleasby et Gudbrand Vigfusson, signalées être « un diminutif de Guð-mundr ». Ce nom est composé des éléments Guð, signifiant « Dieu » et mundr, au sujet duquel Cleasby et Vigfusson écrivent : « cf. a[ncien] h[aut] a[llemand] munt, d’où vient le bas lat[in] mundium = tutelle dans les vieilles lois teut[oniques].
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Le Nicbriqueux fait « koube, sase »

Lire l'article « Le Nicbriqueux fait “koube, sase” »  Note de lecture Arden R. Smith — Juillet 1993
Qui se rappelle du « See and Say » ? Une version populaire de ce jouet parlant s’appelait (et s’appelle toujours) « The Farmer Says ». Il s’agit d’une roue avec des dessins d’animaux sur le bord. Lorsque l’enfant tourne la flèche vers un animal, par exemple la vache, et tire la ficelle (ou le levier dans les modèles plus récents), le jouet déclame : « La vache fait meuh. » Un détail intéressant concernant les bruits d’animaux que produit ce jouet est qu’ils varient d’une langue à l’autre.
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Proudfoots et Proudfeet

Lire l'article « Proudfoots et Proudfeet »  Article de synthèse  Article de synthèse Arden R. Smith — Juillet 2000
Le commentaire humoristique de Tolkien sur la pluralisation du nom Proudfoot « Fierpied » est précisément le genre de plaisanterie auquel on peut s’attendre de la part d’un philologue. Du –s régulier employé pour les noms de famille en anglais ou du pluriel irrégulier du nom commun foot « pied », lequel est correct ? Bilbo Sacquet et Odo Fierpied ne sont pas d’accord sur la réponse et je ne m’étendrai pas sur cette question ici. Mais comment la distinction entre Proudfoots et Proudfeet est-elle transposée dans les autres langues ?
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Qu’est-ce qui fâche le plus les araignées : « Görbeláb » ou « Sputaveleno » ?

Lire l'article « Qu’est-ce qui fâche le plus les araignées : “Görbeláb” ou “Sputaveleno” ? »  Article de synthèse  Article de synthèse Arden R. Smith — Avril 1997
Dans le Hobbit, après que Bilbo s’est moqué des araignées géantes de Mirkwood avec le couplet où il les appelle Attercop et Tomnoddy, Tolkien remarque qu’« aucune araignée n’aime s’entendre appeler Attercop, et Nigaude est insultant pour n’importe qui, bien sûr. » D’après l’Oxford English Dictionary, attercop est un mot anglais désuet pour « araignée », venant du vieil anglais attorcoppa, dérivé d’átor, attor « poison » et coppa, un dérivé de cop « dessus, sommet, tête ronde » ou copp « coupe, récipient ».
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« Runot suomentanut Panu Pekkanen »

Lire l'article « Runot suomentanut Panu Pekkanen »  Article théorique Arden R. Smith — Mars & mai 1992
Les traductions des œuvres de Tolkien ont traité de diverses façons les inscriptions en runes et en tengwar. Certaines, comme les éditions française et japonaise de Bilbo le Hobbit, conservent l’inscription originale en anglais. Quelques-unes, comme l’édition portugaise de Bilbo le Hobbit de 1962, transforment les caractères en signes dénués de sens. D’autres, comme l’édition allemande de Bilbo le Hobbit, évitent totalement le problème en supprimant ces inscriptions.
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« Erufu-go »

Lire l'article « Erufu-go »  Article théorique  Article théorique Arden R. Smith — Mai 1993
Bien que l’elfique soit supposé s’écrire en tengwar ou en cirth, nous avons tous l’habitude de le voir transcrit en caractères latins. Ceux d’entre nous qui grandirent avec l’alphabet latin trouveront bien sûr plus facile de comprendre l’elfique latinisé et il en allait apparemment de même pour Tolkien, puisque la vaste majorité du corpus elfique fut écrite en caractères latins, y compris des documents comme le « Gnomish Lexicon », le « Qenya Lexicon » et « Les Étymologies ».
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Blason

1) Version originale : « Of course, I wish you to pursue your efforts with regard to foreign editions. […] It is however surely intelligible that an author, while still alive, should feel a deep and immediate concern in translation. And this one is, unfortunately, also a professional linguist, a pedantic don, who has wide personal connexions and friendships with the chief English scholars of the continent… »
 
langues/essais/traductions.txt · Dernière modification: 28/04/2013 17:36 par Elendil
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