Ils en ont parlé

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M

George R.R. Martin

Interview pour SFFWorld, 2006

Q: « Honnêtement, croyez-vous que le genre « fantasy » va être reconnu comme étant de la vraie littérature ? A dire vrai, je pense qu'on n’a jamais eu autant de bons livres/séries que maintenant, et pourtant, il y a toujours très peu de respect (pour ne pas dire pas du tout) pour le genre. »

R: « Il y a toujours de la résistance, mais il me semble que J.R.R.Tolkien est enfin admis comme un canon littéraire, bien qu’à contre-cœur, et ça donne de l’espoir au reste d'entre nous. Enfin, seul le temps en décidera. Les bestsellers d’aujourd’hui seront-il toujours lus dans vingt ans ? Cinquante ans ? Cent ans ? »

Q: « : Les séries comme le Trône de Fer sont-elles quelque chose que vous avez toujours eu fortement envie d'écrire, ou est-ce quelque chose qui est venu plus tard dans votre carrière d’écrivain ? »

R: « J’ai toujours aimé la fantasy, depuis ma découverte de Robert E. Howard et de J.R.R.Tolkien au lycée. J’écrivais de l'heroic fantasy même dans ma période fanzine des années 60, au même titre que des histoires de science-fiction, d’horreur et de super-héros. En vérité, j’aime toutes les saveurs de la fiction fantastique, et passer d’un genre à un autre ne m’a jamais posé grand problème. »

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Interview pour le New York Times, 2011

Q: « Avez-vous conçu A Game of Thrones comme une réaction au Seigneur des Anneaux de Tolkien ? »

R: « J’ai toujours voulu écrire quelque chose en fantasy épique. Mais pas uniquement pour remanier Tolkien. J’ai voulu faire quelque chose qui soit vraiment mien. »

Q: « Avez-vous vendu Le Trône de Fer comme une série de sept livres ? »

R: « Quand je l’ai vendu en 1994, mon agent a vendu une trilogie. Mais comme l'a dit Tolkien à propos du Seigneur des Anneaux l’histoire grandit en la racontant. Alors j’ai recommencé à l'écrire encore et encore, et bien vite j’avais 1300 pages pour le premier livre et je ne suis même pas proche de la fin. »

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K.G.McAbee

Interview par Jason Damman, pour SFFWorld, 2005

Q: "Quels auteurs t’ont influencé/t’influencent pour écrire ?"

R: "Beaucoup ! Robert Heinlein et Harlan Ellison que j’ai déjà mentionné. Tolkien, Eddison et Lewis. J’aime A. Conan Doyle, Jules Verne, Jacques Futrelle, Elizabeth Peters, Robert E. Howard, H. P. Lovecraft, Stephen King, Roger Zelazny, Larry Niven, Azimov, Dickens et Les Soeurs Brontë. Beaucoup, tout simplement, et pour beaucoup de raisons différentes. Ma tête est remplie de bons auteurs ; je crois qu’une des raisons pour lesquelles mes créations ont du paraitre, c’est de faire place !"

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Ruth McIntyre-Williams

Interview pour SFFWorld, 2001

Q: « Qu'est-ce qui vous a poussé au départ à écrire de la fantasy ? »

R: « Je n'ai jamais envisagé l'écriture de fiction avant le milieu des années 1990. Mais quand j'ai décidé de faire un essai, la fantasy et la science-fiction furent un choix évident. Vous ai-je dit que j'avais vu Star Wars au moins trente fois ? J'ai enseigné Tolkien alors même que ce n'était pas au programme quand j'étais professeur d'anglais au lycée. Avant cela, durant mon enfance, mon père m'avait présenté John Carter of Mars dont j'ai dévoré chaque tome. Les influences de Beowulf, un autre de mes récits préférés, peuvent se retrouver dans Clovenstone. Je vis dans mon imaginaire. Un jour, je me promenais sur la plage d'un île du Main et j'ai ramassé une pierre inhabituelle. 'Cela pourrait être une pierre magique'. Je me suis assise sur cette plage rocailleuse, dans la lumière du soleil, avec la pierre dans ma main, laissé mon imagination vagabonder, et une oeuvre de fantasy était née. »

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China Mieville

Interview pour SFFWorld.com, 2007

Q: « ‘Tolkien – Middle Earth meets Middle England:’: cet article n’est pas vraiment bien passé auprès de nombreux lecteurs. Plusieurs d’entre eux affirment que vous êtes pompeux dans ce texte. Certains se demandent comment vous pouvez faire de telles déclarations sur l’écriture de Tolkien et les clichés qu’elle a propagé alors que les romans de Michael Moorcock souffrent exactement des mêmes problèmes. Qu’avez-vous à répondre à ces affirmations ? »

R: « Vous avez raison. De nombreuses personnes ont détesté cet article (doté lui-même d’une vigueur qui m’étonne – c’est l’effet internet. Ne l’oublions pas, il fut écrit à des fins critiques et humoristiques et n’était destiné qu’à un lectorat relativement restreint.) et il existe au moins deux raisons à cela. La première est qu’ils ne sont pas d’accord ; la seconde est qu’ils n’aiment pas le ton de l’article. Il est évident que je n’aime pas que les gens pensent que je suis pompeux, en partie parce que je n’apprécie justement pas cette idée et en partie aussi parce que cela peut signifier que les arguments n’ont même pas été étudiés. Si les gens veulent encore et toujours débattre de ce sujet, je pense qu’il est important d’établir laquelle des deux critiques –ou les deux- sont mobilisées. Par exemple, le fait de critiquer la grandiloquence de l’article parce que l’on désapprouve certains de ses arguments me semble être une erreur conceptuelle, laquelle est souvent survenue dans ce cas-ci.

Mais en fait, je préfère ne pas reparler de ce sujet. Comme je l’ai dit, mon travail, mes opinions n’ont pas changées et sont très faciles à trouver, mais d’un autre côté, je suis plutôt embarrassé par certaines de mes premières formulations et je pense que ma critique de Tolkien n’est ni nouvelle, ni particulièrement intéressante et qu’il n’y a pas beaucoup d’intérêt à la réitérer […]. Je n’aime pas parler de cela – Je l’ai déjà fait en de trop nombreuses occasions. Critiquer [Tolkien] passe difficilement comme un acte radical ces jours-ci.

Récemment, je trouve plus intéressant de savoir quels sont les éléments de l’œuvre de Tolkien que j’admire et/ou trouve intéressants, au-delà des critiques : son caractère obsessionnel, son sens de la tragédie, sa relation pathologique à la guerre ; et par-dessus tout, son hostilité à l’égard de l’allégorie. Tout cela me semble être un terrain fertile à la réflexion, et peut-être même à l’inspiration.

(J’aimerais ajouter, entre parenthèses, que je ne comprends pas cet argument sur Moorcock, dont les romans me semblent reposer sur des bases morales, politiques et esthétiques extrêmement différentes de celles de Tolkien. Je m’excuse de cette incompréhension.) »

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N

Sam Nell

Interview pour Elbakin, 2010

Q: « Et pour en revenir à tes influences? »

R: « Rien que du très classique. Je suis né à la Fantasy avec Tolkien et je me suis enfilé toutes les grandes sagas anglo-saxonnes, depuis Feist, en passant par Zelazny et le trône de Fer. Je dirais que les auteurs qui m’ont le plus marqué en Fantasy sont Georges R.R. Martin pour la puissance de ses personnages, Guy Gavriel Kay pour l’intelligence de sa construction narrative, et Zelazny, même si je ne suis pas fan de son style (peut-être desservi par la traduction), car les Princes d’Ambre ont été un vrai bouleversement, autant pour le plaisir de lecture que pour la maestria avec laquelle il dévoile la cosmologie de son univers (surtout dans les tomes 4 et 5 de la première série). Voilà, en toute humilité, si on me demande 'Qui sont mes maîtres ?', ce sont sans doute eux… »

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Stan Nicholls

Interview pour Fantastinet, 2009

« Certaines personnes m’ont critiqué pour avoir écrit des livres à propos des orcs parce qu’ils pensent que je suis irrespectueux de l’œuvre de J. R. R. Tolkien. Ce n’est pas le cas – J’ai énormément de respect et d’admiration pour l’œuvre de Tolkien et je ne tente en aucune manière d’ajouter quoique ce soit au Seigneur des Anneaux. Quiconque le tenterait serait fou ! Les critiques qui m’ont été adressées sont nées de la croyance que Tolkien avait inventé les orcs. Il ne l’a pas fait. Ou je n’aurais pas été en mesure de publier mes livres, et de nombreux jeux comportant ne seraient pas sortis non plus. Ce que fit Tolkien, ce fut de prendre un vieux mythe européen à propos d’une race de démons, parfois décrits comme des bêtes marines, et de l’utiliser pour son armée maléfique. Des variantes du nom « orcs » peuvent être trouvées dans le folklore aussi loin que Beowulf. J’aime à dire que Tolkien n’a pas plus inventé les orcs que Bram Stoker n’inventa les vampires ou Anne McCaffrey les dragons. Pendant des années, des auteurs ont écrit à propos de races mythiques – gobelins, fées, trolls, elfes, etc – et je fais exactement la même chose avec les orcs. Quand des personnes se plaignent que les orcs au sujet desquels j’écris ne sont pas ceux de Tolkien, ils passent à côté de l’essentiel. Ce sont mes orcs. Il s’agit de mon traitement personnel de cet race particulière. »

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Justine Niogret

Interview pour ActuSF, 2010

« Mes influences actuelles, les scènes qui me font dire « bon, où est mon carnet de notes ? », je les trouve dans les jeux vidéos, les reportages animaliers, les vieux mauvais films, les peintures et mes propres expériences passées. Les mangas, aussi. Tout ça pour la forme, le côté brut du monde de Chien, des mes nouvelles, des combats, de l’honneur et de l’espoir qui, je trouve, est toujours là. Pour le fond, Régis Boyer, Philippe Walter, Mircea Eliade, allez, Tolkien et Robert Holdstock aussi, même s’ils parlent en ayant déjà mis en forme ; tous ces gens qui ont parlé de cette petite chose étrange que j’ai toujours ressentie, cette envie de me sauver de ce monde au printemps, de prendre une route et d’arriver au pays des mythagos. Je vois sans doute plus de réalité dans un mythe que dans le fait de devoir aller faire les courses. Ce qui est parfois très con, je l’avoue. Des fois je me dis que j’aurais plus de choses à dire à un apprenti chaman qu’à mes voisins. »

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Naomi Novik

Interview pour Scifi Dimensions, 2006

Q: « Vous êtes une fan de fantasy depuis le départ, mais aviez-vous aussi un faible pour les dragons pour les faire ainsi apparaître dans votre première trilogie ? »

R: « Oh oui, j'adore les dragons. Je pense que les dragons sont un de ces archétypes de créatures que tout le monde ne peut qu'aimer. Ils peuvent être bon ou mauvais mais, à la base, c'est juste un concept brillant et extrêmement amusant à traiter, que ce soit en tant qu'ennemis, parce qu'ils constituent une tel pouvoir auquel se confronter, ou en tant qu'alliés, comme dans la série Pern ou dans mon propre travail. Je les ai aimé depuis Tolkien. Le Hobbit est probablement l'une des premières histoires de dragons que je n'ai jamais lu. J'ai autant aimé le jeu d'énigmes que le fait de voir Bilbo jouer au plus fin avec Smaug ou que la bataille où il le défait. »

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O

Barack Obama

Interview pour Scholastic News Kids Press Corps

Q: « Quand vous aviez notre âge qu'aimiez vous lire ? »

R: « Quand j’avais votre âge… J’étais probablement devenu trop vieux pour lire des livres du type Les Frères Hardy. Je crois que j’étais en train de découvrir Le Seigneur des Anneaux, le Hobbit et des livres de ce genre. Et je dois avouer que je lisais aussi des bandes dessinées, comme Spiderman qui était une de mes préférées. [...] [Puis] j'ai commencé à lire des livres plus sérieux. [...] Ce n'était pas seulement des livres d’aventures mais aussi des contes, qui m’ont instruit sur des problèmes sociaux. Ils m’ont enseigné la manière dont les gens interagissent entre eux … Ils m’ont enseigné que certaines personnes sont gentilles et d'autres cruelles.»

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Source vidéo.

Mark Oakley

Interview pour SFFWorld, 1999

Q: « Quelles furent vos principales sources d’inspiration ?»

R: « […] J’ai été profondément inspiré par les bandes dessinées japonaises. J’ai aussi aimé Calvin&Hobbes et C.S. Lewis, Tolkien, T.H. White et une foule d’autres auteurs. En gros, tout ce qui entre ressortira. Je dessine tout ce que j’ai absorbé depuis que je suis né. »

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Peter Orullian

Interview pour SFFWorld, 2011

Q: « Si un écrivain (vivant ou mort) lisait The Unremembered et vous disait 'Beau boulot !' ou quelques mots d'encouragements similaires, qui préfériez-vous qu'il soit ? »

« Ce serait une très longue liste, mon ami. Des types comme Dickens, Stevenson, Hardy, Tolkien; et plus récemment, comme Martin et Jordan et King et Ellison, et Simmons, ça oui Simmons. »

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tolkien/ils_en_ont_parle/mno.txt · Dernière modification: 14/05/2012 16:29 par Arwen
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