| Titre original | Farmer Giles of Ham |
| Publication | 1949 |
| Éditeur | Allen & Unwin |
| Titre français | Le Fermier Gilles de Ham |
| Éditeur français | Christian Bourgois |
| Publication française | 1974 |
| Traducteur français | Francis Ledoux |
e Fermier Gilles de Ham trouve ses origines, comme Bilbo le Hobbit, dans un conte inventé par Tolkien pour ses enfants, vers la fin des années 1920. Après une première version au ton très enfantin, Tolkien produisit la version finale du conte au début des années 1930. Il le proposa à Allen & Unwin à la fin de l'année 1936, mais Stanley Unwin jugea qu'il était trop court pour pouvoir être publié seul. Au cours des années qui suivirent, Tolkien essaya à plusieurs reprises de convaincre Allen & Unwin de le publier, ce qu'ils firent finalement en 1949, avec des illustrations de Pauline Baynes.
n français, ce conte apparaît dans les recueils Faërie (1974) et Faërie et autres textes (2003).
illes, fermier du village de Ham, vit paisiblement avec sa femme et son chien Garm dans le Petit Royaume à l’écart du Vaste Monde, jusqu’au jour où, plus par hasard que par courage, il met en fuite un géant égaré dans son champ. On rend gloire malgré tout à Gilles, le roi lui faisant même don d’une longue et lourde épée. Aussi, lorsque Chrysophylax le Dragon vient s’installer dans le pays, tout le monde compte sur le « valeureux » fermier pour s’en débarrasser. Ce dernier ne peut se défiler, surtout quand on apprend que l’épée royale qu’il possède maintenant se nomme Mordqueues, l’arme légendaire des tueurs de Dragons.
e duel avec Chrysophylax n’est donc qu’une formalité grâce à Mordqueues, et le Dragon sollicite vite pardon et liberté en échange de ses immenses richesses. Un marché s’établit ainsi avec Gilles et les villageois de Ham, sous la bénédiction du roi attiré comme chacun, et même un peu plus, par le trésor de Chrysophylax. Mais le Dragon est malin, et la rançon promise se fait bientôt attendre. Pour faire rendre compte au monstre parjure, Gilles et les chevaliers du royaume partent rapidement en campagne. Mordqueues accomplit encore des merveilles, et Gilles, précédé d’un Chrysophylax soumis, rentre triomphalement au pays. Le roi cupide s’empresse aussitôt d’accourir pour récupérer l’or qu’il croit être sien, mais doit renoncer à ses prétentions face au fermier, héros malgré lui et dompteur de Dragon.
ar la suite, Gilles acquiert puissance et sagesse, jusqu’à devenir roi à son tour. Enfin, convenant que Chrysophylax ne lui est plus d’une grande utilité, et non sans avoir signé dans les règles un pacte mutuel de non-agression, il finit par lui rendre sa liberté.