| Titre original | Leaf, by Niggle |
|---|---|
| Publication | 1945 |
| Éditeur | Dublin Review |
| Titre français | Feuille, de Niggle |
| Traducteur | Francis Ledoux |
| Publication française | 1974 (Faërie) 2003 (Faërie et autres textes) |
| Éditeur français | Christian Bourgois |
’idée de Feuille, de Niggle vint à Tolkien vers 1939, alors qu'il se sentait irrémédiablement bloqué dans l'écriture du Seigneur des Anneaux. Vers la même période, une de ses voisines s'était mis en tête de faire abattre un grand peuplier qui se trouvait non loin de chez lui. Un matin, Tolkien se réveilla avec l'histoire de Niggle en tête, qu'il écrivit aussitôt, quasiment sans modifications ultérieures.
e peintre Niggle (pinailleur) travaille depuis des années sur un tableau qui représente un arbre. Il n'avance pas vite ; comme son nom l'indique, il apporte un soin démesuré aux plus petits détails de son tableau, et il doit aussi faire face aux aléas de la vie de tous les jours : son voisin Parish, infirme et dont la femme est malade, lui demande fréquemment son aide, et Niggle doit aussi se préparer à un voyage. Celui-ci débute finalement alors que Niggle n'a pas achevé son tableau ; il est emporté dans un Asile où il doit s'astreindre à des tâches manuelles fatigantes. Après un certain temps, deux Voix le jugent apte à quitter l'Asile et l'envoient dans un lieu inconnu, où l'attend un spectacle extraordinaire : son tableau, l'Arbre et la Forêt derrière et les Montagnes au loin, a pris vie. Dans ce pays, Niggle retrouve Parish, et tous deux travaillent ensemble à l'amélioration du paysage. Niggle se sent attiré par les espaces lointains et finit par quitter Parish pour explorer son tableau.
« Devant lui se dressait l'Arbre, son Arbre, achevé. Si l'on pouvait dire cela d'un Arbre vivant, dont les feuilles s'ouvraient, dont les branches croissantes se courbaient dans le vent que Niggle avait si souvent senti ou deviné et qu'il avait si souvent échoué à rendre. Contemplant l'Arbre, il leva les bras et les ouvrit tout grand.
— C'est un don ! dit-il. »