Húrin

Âge des Valar Âge des Arbres Premier Âge Second Âge Troisième Âge Quatrième Âge

Dates441 - v. 503 1A
RaceHommes
GroupePeuple de Hador
Autres nomsThalion
PèreGaldor
MèreHareth
Frères et sœursHuor
ÉpouseMorwen Eledhwen
EnfantsLalaith, Nienor, Túrin Turambar
HomonymesHúrin d'Emyn Arnen, fondateur de la lignée des Intendants du Gondor
Húrin Ier et Húrin II, Intendants souverains du Gondor
Húrin des Clefs, gardien des clefs de Minas Tirith à l'époque de la Guerre de l'Anneau
« De tous, Húrin resta le dernier debout. Alors il jeta son bouclier et prit sa hache à deux mains. On dit que le fer fumait dans le sang noir des Trolls, la garde de Gothmog, et qu'à chaque coup Húrin criait : ”Aurë, entuluva ! Le jour reviendra !” Il poussa ce cri soixante et dix fois mais, à la fin, ils le prirent vivant sur l'ordre de Morgoth. » Le Silmarillion - Quenta Silmarillion - Chapitre 20

Húrin, fils de Galdor, naquit en 441 du Premier Âge. Sa femme, Morwen Eledhwen, mit au monde un fils, Túrin Turambar, une fille Lalaith, qui mourut alors qu'elle était encore jeune, ainsi qu'une seconde fille nommée Nienor. Alors que Húrin et son frère Huor se trouvaient chez leurs parents, les Haladin, ils partirent à la bataille contre les Orques, mais firent partie d'un détachement qui fut séparé du reste du groupe et que les Orques poursuivirent jusqu'au gué de Brithiach. Là, Ulmo, dont la puissance était encore grande dans le Sirion, fit s'élever un brouillard qui les dissimula. Húrin et Huor traversèrent alors le Sirion et errèrent dans les collines sous les hauteurs des Crissaegrim. Heureusement, Thorondor les vit et il leur envoya deux Aigles qui les transportèrent à Gondolin, dans la vallée de Tumladen. Turgon, le roi de Gondolin, leur fit bon accueil et ils restèrent près d'une année là-bas. Mais Huor et Húrin voulant revoir leurs familles, ils demandèrent alors à Turgon de les laisser partir et prêtèrent serment devant Maeglin de ne jamais révéler à qui que se soit où se trouvait la cité de Gondolin. Les Aigles les ramenèrent alors à Dor-lómin auprès de leurs proches qui furent assez étonnés mais très heureux de les revoir car des messagers venus de Brethil leur avaient annoncé que Húrin et Huor avaient disparu.

C’est durant la bataille de Nirnaeth Arnoediad que Húrin resta célèbre pour avoir tué soixante-dix Trolls de la garde personnelle de Gothmog, mais fut capturé dans les Marais de Serech en protégeant, avec Huor, qui mourut, la retraite de Turgon. Il fut conduit à Morgoth qui le tortura pour savoir où se trouvait la cité de Gondolin, mais qui n'obtint rien de lui. Morgoth maudit alors toute sa famille et l'enchaîna sur un siège de pierre au sommet du Thangorodrim et lui donna la faculté de voir tout ce qui se passait au Beleriand, et ce déformé par les yeux de Morgoth. Húrin y passa vingt-huit années de sa vie avant d'être relaché.

« Et quand il jugea son heure venue, il libéra Húrin de ses liens en lui disant d'aller où il voulait, feignant ainsi d'être pris de pitié pour un ennemi vaincu à tout jamais. Mais il mentait, car dans ses plans, Húrin devait servir encore sa haine envers les Elfes et les Hommes, avant de mourir. » Le Silmarillion - Quenta Silmarillion - Chapitre 22

Húrin se rendit alors sur la tombe de son fils Túrin et de sa fille Nienor où il retrouva sa femme Morwen qui mourut dans ses bras. Il se rendit alors à nouveau à Dimbar, où jadis les Aigles l'avaient secouru pour l'amener à Turgon, mais l'entrée de Gondolin était fermée et Turgon refusa d'abord que Húrin soit amené à Gondolin par Thorondor. Húrin, plein de désespoir, cria alors : « Turgon, Turgon, souviens-toi du Marais de Serech au crépuscule », et ses paroles furent entendues par les espions de Morgoth qui sut alors que Gondolin se trouvait à proximité. Húrin se rendit ensuite à Nargothrond où il tua Mîm et prit le Nauglamír avant de se rendre à Menegroth auprès d'Elu Thingol et de Melian. Ils firent bon accueil à Húrin, mais celui-ci envoya simplement le Nauglamír aux pieds de Thingol en disant : « Reçois ton salaire pour avoir si bien gardé mes enfants et ma femme ! » Melian délivra alors Húrin de l'emprise de Morgoth et il vit tout le malheur qu'il lui avait réservé. Il se rendit aux pieds de Thingol, ramassa le Nauglamír et le lui remit en disant : « Accepte maintenant, seigneur, le Collier des Nains […] en souvenir de Húrin de Dor-lómin. Car mon destin est rempli et le but de Morgoth est atteint, mais je ne suis plus son esclave. » Il quitta alors Menegroth et l'on dit qu'il erra au Beleriand avant de mettre fin à sa vie en se jetant dans la mer de l'Ouest. Ainsi périt le « plus grand guerrier parmi les mortels ».

Dans un texte inachevé intitulé The Wanderings of Húrin (« Les Errances de Húrin », publié dans The War of the Jewels), Tolkien décrivit plus en détail ce qu'il advint de lui après que Morgoth l'eut libéré : il retourna brièvement sur ses terres de Dor-lómin pour les trouver aux mains des Orientaux, et il les quitta assez rapidement à la tête d'une petite bande de brigands. Il leur faussa compagnie à l'orée de Brethil, où il avait « une dette à régler ». Emprisonné par le nouveau seigneur des Haladin, un certain Hardang, il reçut l'aide de son cousin Manthor, qui obtint qu'un procès en bonne et due forme lui soit fait. Mais la malédiction de Morgoth pesait toujours sur Húrin, et après quelques péripéties, il laissa les Haladin sans chef et divisés, Hardang et Manthor ayant été tués et l'Ephel incendié. Le texte s'achève avec Húrin quittant les bois de Brethil, et il aurait dû se poursuivre avec le récit du passage de Húrin à Nargothrond, mais Tolkien ne l'écrivit jamais. Le texte ne fut pas utilisé par Christopher pour éditer le Silmarillion, ni Les Enfants de Húrin, car il craignait que la compression de ce long texte n'atténue sa portée.

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encyclo/personnages/hommes/1a/peuple_de_hador/hurin.txt · Dernière modification: 02/04/2009 22:05 par amra
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